Les recours sur le logement au centre du meeting
Pedro Sánchez, candidat du PSOE à sa réélection, s'exprimait à la Cúpula del Milenio de Valladolid le 19 octobre, son deuxième meeting de pré-campagne en Castille-et-León. Il a visé les gouvernements régionaux du PP et de Vox, dont ceux de Castille-et-León, d'Andalousie et de Madrid, qui ont annoncé des recours devant le Tribunal constitutionnel contre les décrets-lois royaux du gouvernement sur le logement, au motif qu'ils empiètent sur les compétences régionales. Sánchez s'est moqué de cette position, a rappelé que le PP et Vox avaient voté contre la validation des décrets au Congrès, et a promis que son gouvernement renforcerait et élargirait la régulation du logement public au cours des quatre prochaines années, y compris pour les jeunes.
Il l'a formulé ainsi :
« Ils reconnaissent qu'ils ont des compétences en matière de logement et ne veulent pas que quiconque les exerce, ni eux ni personne d'autre. »
Une salle comble à Valladolid
Le PSOE a chiffré la participation à 2 800 personnes à l'intérieur et à l'extérieur de la salle, où des chaises ont été ajoutées dehors à mesure qu'elle se remplissait, tandis qu'El Periódico rapportait plus de 2 500 personnes. Les ministres Óscar Puente et Ana Redondo, tous deux originaires de Valladolid, accompagnaient Sánchez aux côtés de Carlos Martínez, secrétaire du PSOE en Castille-et-León. Ana Redondo, qui préside également le PSOE en Castille-et-León, a décrit son parti comme la « bola blanca » de la paix, de l'inclusion, de l'égalité, de la justice et de la démocratie, face à une « bola negra » du rejet, de la haine et de l'injustice qu'elle a attribuée à la droite et à l'extrême droite. Elle a prédit la victoire aux urnes le 29 novembre, date des élections générales. La foule a scandé « la fuerza de la gente », le slogan du parti pour cette campagne, et a répété le nom de Begoña, l'épouse du chef du gouvernement.
Retraites, salaire minimum et migrants
Sánchez a affirmé que le système public de retraites est solvable et sain, et soutenu que la hausse des salaires renforcerait encore ses finances. Il a attribué à la récente régularisation des migrants l'ajout d'un demi-million de cotisants supplémentaires à la Sécurité sociale. Il a accusé le PP et Vox de vouloir toucher aux retraites, aux arrêts maladie, au droit des femmes à l'avortement et au salaire minimum (SMI), et s'est engagé à augmenter le SMI chaque année de son mandat. Il a cité une déclaration d'Alberto Núñez Feijóo du 19 octobre proposant que le salaire minimum soit négocié entre employeurs et salariés, et y a opposé son propre engagement.
« Le système public de retraites est solvable, sain et jouit d'une santé extraordinaire. »
Le vote progressiste et les adversaires
Sánchez a demandé aux électeurs progressistes de concentrer leur vote sur le PSOE après l'échec de Frente Amplio et Podemos à s'entendre sur des listes pour le Congrès, selon El País. Sánchez a déclaré qu'il ne demandait pas une victoire comme celle de 2023, mais une victoire large des forces progressistes, comme l'a rapporté ABC. Il a affirmé que Feijóo et Abascal comptaient gouverner selon l'approche de la tronçonneuse associée à Javier Milei, président argentin, dont il a cité les coupes budgétaires. El País rapportait que Milei devait rencontrer la fondation Disenso et Isabel Díaz Ayuso, présidente de la communauté de Madrid, dans la semaine du 19 octobre. Sánchez doit tenir un meeting à Burgos mercredi 21 octobre.
Tempêtes, climat et expulsions
Sánchez a exprimé sa solidarité avec les personnes touchées par la tempête DANA et les fortes pluies qui frappent l'est de l'Espagne, et a appelé à un pacte d'État sur l'urgence climatique. Carlos Martínez a déclaré que le changement climatique était le problème principal et que les victimes du Levante en subissaient les effets plus que quiconque. Sánchez a également honoré la mémoire d'une femme de 87 ans morte après avoir été expulsée de son logement, comme il l'avait déjà fait à Fuenlabrada samedi. Il a déclaré à la foule de Valladolid que le meilleur moyen de défendre les droits déjà acquis était de voter le 29 novembre.