Diplomatie · Évian-les-Bains et Bürgenstock
Les États-Unis et l'Iran signent un accord préliminaire pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz
Un protocole d'accord intérimaire entre Washington et Téhéran prévoit une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu, la réouverture du détroit d'Ormuz et des négociations en vue d'une trêve permanente, bien que le texte n'ait pas été publié et qu'un règlement définitif reste lointain.
Texte IA fondé sur les articles de Adnkronos, Tages Anzeiger, BBC et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Un protocole d'accord prolonge le cessez-le-feu d'avril de 60 jours et s'engage à rouvrir le détroit d'Ormuz ; un accord de paix permanent reste à négocier.
L'accord comprend un important ensemble d'allégements de sanctions américaines, tandis que l'Iran s'engage à geler l'enrichissement d'uranium et à cesser l'expansion de ses installations nucléaires pendant les négociations.
Le brut Brent a chuté de près de 5 % à 83 dollars lundi, se redressant de 0,3 % mardi ; l'essence américaine est passée sous les 4 dollars le gallon pour la première fois depuis la mi-avril.
Les États-Unis ont rejeté la demande d'Israël de consulter le texte, tandis que des députés iraniens radicaux ont accusé les négociateurs d'avoir défié les ordres du guide suprême.
- 28 févr.Les États-Unis et Israël lancent des frappes militaires sur l'Iran, déclenchant la guerre.
- 1 avr.Un cessez-le-feu temporaire fragile est déclaré ; des escarmouches intermittentes se poursuivent.
- 15 juinProtocole d'accord intérimaire signé ; cessez-le-feu prolongé de 60 jours, le détroit d'Ormuz doit rouvrir.
- 20 juinCérémonie de signature formelle prévue à Bürgenstock, en Suisse. Le vice-président JD Vance devrait y assister.
Ce que contient l'accord
Le président Donald Trump a annoncé lundi que les États-Unis et l'Iran avaient signé un protocole d'accord préliminaire pour mettre fin à la guerre qui dure depuis près de quatre mois. L'accord prolonge de 60 jours le fragile cessez-le-feu d'avril et engage les deux parties à rouvrir le détroit d'Ormuz, que l'Iran a effectivement fermé depuis le début du conflit. Une cérémonie de signature formelle est prévue vendredi à la station de Bürgenstock, en Suisse, à laquelle le vice-président JD Vance devrait assister en personne.
« L'accord est entièrement signé. »
Pendant la fenêtre de 60 jours, les négociateurs aborderont l'avenir du programme nucléaire iranien. Des responsables iraniens ont déclaré que Téhéran gèlerait l'enrichissement et l'expansion de ses installations nucléaires en attendant un accord définitif. L'accord comprend également ce que Vance a décrit comme « un ensemble très important d'allégements de sanctions » pour l'Iran. Deux objectifs de guerre affichés par Israël et les États-Unis, mettre fin au soutien de l'Iran à ses mandataires régionaux et freiner son programme de missiles, ne figurent pas à l'ordre du jour des négociations.
Doutes sur la pérennité et la mise en œuvre
Les deux gouvernements reconnaissent qu'une trêve durable n'a pas encore pris forme. Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié le protocole d'accord d'« étape importante », mais a prévenu qu'un accord définitif « n'a pas encore pris forme ». Vance a souligné que le document signé était un « document très général » et que tous les détails seraient rendus publics dans les deux prochains jours.
« Une étape importante vers l'arrêt des combats, mais un accord définitif pour une trêve durable n'a pas encore pris forme. »
Des experts du transport maritime ont prévenu que même si le détroit rouvre, les flux d'approvisionnement normaux sont à des semaines. Le déminage, le rétablissement de la couverture d'assurance maritime et la confiance des opérateurs de navires prendront du temps, a déclaré Tony Sycamore d'IG. Tim Waterer de KCM Trade a ajouté que tant que les détails n'émergeront pas, le marché restera prudent quant à la fixation du prix de la prime de risque.
Les fluctuations du marché pétrolier
Le brut de référence Brent a chuté de près de 5 % lundi à un plus bas de trois mois, près de 83 dollars le baril, avant de remonter de 0,3 % mardi. La flambée des prix provoquée par la guerre avait vu le Brent passer d'environ 70 dollars avant le conflit à un pic de 118 dollars fin mars, le blocus du détroit d'Ormuz ayant interrompu environ 14 millions de barils par jour de production et étranglé un cinquième de l'offre mondiale de pétrole brut et de GNL.
Aux États-Unis, le prix moyen national de l'essence au détail est passé sous la barre des 4 dollars le gallon pour la première fois depuis la mi-avril. Patrick De Haan de GasBuddy a noté que le véritable test est de savoir si les flux pétroliers reprennent à travers le détroit : « Pour l'instant, la moyenne nationale pourrait continuer à baisser, à condition qu'il n'y ait pas de retournement brutal. »
Chronologie du conflit et de l'accord
Lignes de fracture politiques
L'accord intérimaire a attisé les divisions internes en Iran et en Israël. La chaîne israélienne Channel 12 a rapporté que les États-Unis ont rejeté la demande d'Israël de consulter le texte du protocole d'accord avant la cérémonie de vendredi.
À Téhéran, la direction présente l'accord comme une victoire. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Qalibaf, a déclaré que l'Iran avait fait « un grand pas vers la victoire finale », et son soutien signale l'appui de factions puissantes au sein du Corps des Gardiens de la révolution islamique. Pourtant, un vice-président de la commission de la sécurité nationale du Parlement a décrit le projet comme un document qui ferait de l'Iran une colonie américaine et a accusé les négociateurs d'ignorer la directive du guide suprême de ne pas rouvrir le détroit.
La scène diplomatique élargie
L'accord a été conclu en marge du sommet du G7 à Évian, en France, où la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a publiquement félicité Trump.
« C'est ainsi que la diplomatie porte ses fruits. Nous convenons tous les deux que cela doit signifier la fin définitive du programme nucléaire iranien. Le détroit rouvrira. Les prix du pétrole baissent. »
Un haut responsable iranien a déclaré qu'en attendant un accord définitif, l'Iran gèlerait son activité nucléaire, et des diplomates du Pakistan, du Qatar et de la Suisse ont aidé à faciliter les pourparlers menant à la cérémonie de Bürgenstock.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- AdnkronosMedia, US rejects Israel's request to view memorandum text
- Tages AnzeigerDeal zwischen USA und dem Iran: Die Schweiz rückt wieder ins Zentrum der Weltdiplomatie
- BBCHow Iran is trying to sell a deal with the US as victory
- ANSA.itG7, von der Leyen fa i complimenti a Trump, 'così la diplomazia porta i suoi frutti' - Altre news
- Donald Trump
- Président des États-Unis qui a annoncé l'accord intérimaire et a participé au sommet du G7 à Évian.
- JD Vance
- Vice-président des États-Unis qui devrait assister à la cérémonie de signature formelle en Suisse.
- Masoud Pezeshkian
- Président de l'Iran qui a qualifié le protocole d'accord d'« étape importante » mais a souligné qu'une trêve permanente n'est pas encore convenue.
- Ursula von der Leyen
- Présidente de la Commission européenne qui a félicité Trump au sommet du G7 et a souligné la fin du programme nucléaire iranien.
- Benjamin Netanyahu
- Premier ministre d'Israël, figure centrale dans la décision de déclencher la guerre et dont le gouvernement s'est vu refuser l'accès au texte de l'accord.
- Mohammad Bagher Qalibaf
- Président du Parlement iranien et figure dirigeante iranienne dans les négociations qui a présenté l'accord comme « un grand pas vers la victoire finale ».
- Lieux
- États-Unis
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar