Jacek Siewiera déclare à Radio ZET que la phase essentielle de la guerre hybride russe est à venir cet hiver, avec « deux mois » pour se préparer.
Un vote de l'ensemble des États membres de l'OTAN a accordé au général Alexus Grynkewich une pré-autorisation d'employer les forces de l'OTAN, y compris américaines, en Pologne, même en deçà du seuil de la guerre.
Sikorski qualifie de extrêmement irresponsable le fait de minimiser la menace, après que Nawrocki a déclaré à Rzeczpospolita dans un entretien publié le 13 octobre que les avertissements étaient une distribution de la peur.
Sikorski cite un meurtre commandité par les services russes et une attaque contre un train sur un haut remblai, et affirme que les drones entrés en Pologne en septembre 2025 étaient non armés alors que les drones transportent désormais des charges de combat.
Jacek Siewiera, ancien chef du Bureau de la sécurité nationale (BBN), a déclaré à Radio ZET que la Pologne se trouve au seuil d'une confrontation avec la Russie. Interrogé sur le moment où elle pourrait survenir, il a répondu que « il nous reste deux mois » et a soutenu que la phase essentielle de la guerre hybride russe est encore à venir et se déroulera cet hiver. Il a rappelé avoir appelé à des préparatifs trois ans plus tôt. L'escalade qu'il décrit comprendrait des attaques aériennes visant les infrastructures, les bâtiments administratifs et les installations civiles.
« Sommes-nous au seuil d'une confrontation ? Je le pense. Son accord essentiel est devant nous et se produira cet hiver. »
Siewiera a écarté l'idée qu'une attaque russe directe ferait éclater l'OTAN, qualifiant ce débat de jeu politique. Il a évoqué un vote de l'ensemble des États membres de l'OTAN accordant au général américain Alexus Grynkewich, commandant suprême allié en Europe, une pré-autorisation d'employer les forces de l'OTAN, y compris américaines, sur le théâtre polonais, même dans des confrontations en deçà du seuil de la guerre. Il a estimé que ce récit appartient aux politiques, tandis que la décision d'engager ces forces relève désormais du seul commandant.
Radosław Sikorski, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, a répondu au président Karol Nawrocki dans un entretien à Gazeta Wyborcza. Dans un entretien à Rzeczpospolita publié le 13 octobre, Nawrocki avait déclaré que la menace russe n'avait pas changé radicalement et qualifié les avertissements publics du gouvernement de « distribution de la peur ».
« Je considère qu'il est extrêmement irresponsable de minimiser une menace qui, de toute évidence, s'aggrave. »
Il a déclaré que si le président disposait d'informations privilégiées, en provenance des États-Unis ou directement des Russes, montrant l'absence de projets d'intensification des attaques contre la Pologne, ce fait devrait être consigné. Sikorski a soutenu que la Russie était passée à un régime de guerre tandis qu'une partie de l'Occident, y compris la Pologne, se comportait encore comme en temps de paix. Il a exhorté le président et son entourage à ne pas transformer le sujet en politique, jugeant cette attitude risquée et absurde. Sikorski a également cité le général Grynkewich, qui a confirmé à Varsovie une menace croissante d'attaques hybrides russes, mais ne voit pas de préparatifs d'invasion russe, position que le gouvernement communique aussi.
Sikorski a énuméré des incidents survenus en Pologne selon lui : des citoyens turcs engagés pour incendier une station desservant Starlink, un meurtre commandité par les services russes, une attaque contre un train sur un haut remblai qui aurait pu tourner à la tragédie, des incendies criminels, des attaques de drones et l'explosion d'un missile de croisière. Il a affirmé que des sources sérieuses classent la Pologne comme la première cible en Europe pour les cyberattaques, avec notamment les centrales électriques, les hôpitaux et les services d'eau parmi les cibles. Il a rappelé que les drones russes entrés en Pologne en septembre 2025 étaient non armés, alors que les drones transportent désormais des charges de combat. Un rapport du renseignement ukrainien publié peu avant ses propos indiquait, selon les informations disponibles, que la Russie préparait un conflit direct avec la Pologne. Donald Tusk s'est moqué du président sur X, écrivant que Nawrocki ne voit ni hausse de la menace ni problème avec Braun et son parti pro-russe dans la politique polonaise.
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Jacek Siewiera déclare à Radio ZET que la phase essentielle de la guerre hybride russe interviendra cet hiver, tandis que Radosław Sikorski accuse le président Karol Nawrocki de minimiser la menace.
Texte IA fondé sur les articles de wpolityce.pl, polsatnews.pl, naTemat.pl et d’autres médias. Publié .