Le tribunal de Siedlce condamne Adam Cz. à 30 ans de prison pour le meurtre d'un ambulancier
Un tribunal polonais de Siedlce a condamné Adam Cz., 60 ans, à 30 ans de prison pour le meurtre de l'ambulancier Cezary L. en janvier 2025 et pour la tentative de meurtre de son collègue.
Décision du tribunal et peine
Le tribunal régional de Siedlce a condamné lundi 5 octobre 2026 Adam Cz., 60 ans, à 30 ans de prison. Les juges ont reconnu l'accusé coupable de meurtre et de tentative de meurtre, estimant que les deux actes avaient été commis avec des motivations méritant une condamnation particulière. Le verdict clôt une procédure judiciaire de cinq mois consacrée à l'agression mortelle de personnels médicaux d'urgence intervenus sur un appel à l'aide. Dans la motivation orale, la présidente du tribunal Anita Kowalczyk-Makuła a évoqué l'expertise psychiatrique approfondie menée pendant l'enquête.
Un élément de preuve important dans cette procédure a été l'avis des psychiatres et du psychologue experts, qui n'a pas été rendu après un examen ambulatoire ponctuel de l'accusé pendant l'enquête, mais qui a été un avis rendu par des experts du service de psychiatrie médico-légale de l'hôpital de Choroszcz.
Circonstances de l'agression de 2025
Les faits mortels se sont produits le 25 janvier 2025 dans un appartement de la rue Sobieskiego à Siedlce. Une réunion de six personnes était en cours lorsque l'hôte, âgé de 59 ans, est tombé, s'est cogné la tête contre un meuble et a appelé les secours. Deux ambulanciers, Cezary L., 64 ans, et Mateusz M., sont arrivés sur place pour prodiguer des soins. Après avoir évalué le traumatisme crânien, l'équipe médicale a informé Adam Cz. qu'il devait être transporté à l'hôpital pour un traitement complémentaire.
Après la décision d'hospitalisation, Adam Cz. s'est emparé de couteaux dans les deux mains et a attaqué l'équipe. Il a frappé Cezary L. à la poitrine, lui infligeant des blessures profondes qui ont entraîné la mort de l'ambulancier malgré la réanimation entreprise ensuite. Mateusz M. a tenté de maîtriser physiquement l'assaillant et a été blessé au poignet droit par arme blanche pendant la lutte. Les enquêteurs ont confirmé qu'Adam Cz. présentait une alcoolémie de 2,0 pour mille au moment de l'agression.
- Adam Cz. tue par arme blanche l'ambulancier Cezary L. et blesse Mateusz M. lors d'une intervention à Siedlce
- Ouverture du procès d'Adam Cz. devant le tribunal régional de Siedlce
- Le tribunal régional de Siedlce condamne Adam Cz. à 30 ans de prison
Conclusions du procès et discernement
Le procès pénal s'est ouvert devant le tribunal régional de Siedlce en mai 2026. Le ministère public a soutenu qu'Adam Cz. avait agi avec l'intention directe de tuer alors qu'il recevait les soins médicaux qu'il avait lui-même demandés. Pendant les débats, Adam Cz. a reconnu sa culpabilité devant le tribunal mais a déclaré ne pas se souvenir de l'agression physique elle-même. Le tribunal a examiné les affirmations selon lesquelles l'accusé aurait délibérément cherché la prison, mais les juges ont jugé les preuves insuffisantes pour étayer cette thèse.
Le tribunal s'est appuyé sur une observation psychiatrique médico-légale d'un mois menée à l'hôpital psychiatrique de Choroszcz. Les experts psychiatres et psychologues ont conclu qu'Adam Cz. ne souffrait ni d'une maladie mentale ni d'une déficience intellectuelle. L'évaluation médico-légale a conclu que l'accusé conservait pleinement la capacité de comprendre le sens et les conséquences de ses actes au moment du coup de couteau mortel.
Réactions du personnel soignant
Le meurtre de Cezary L. a suscité des protestations dans toute la Pologne parmi les secouristes et l'ensemble du personnel de santé. Les organisations professionnelles ont pointé la vulnérabilité des équipes médicales lors des interventions à domicile et réclamé des protections juridiques renforcées dans le cadre du système national des services médicaux d'urgence. La Chambre nationale des ambulanciers a adressé un appel formel au ministre de la Santé, au ministre de la Justice et au ministre de l'Intérieur et de l'Administration, exigeant des réformes systémiques pour prévenir la violence contre les équipes médicales en service.
Cet acte de violence choquant a franchi une limite que personne n'aurait jamais dû franchir.
