
La police italienne arrête sept suspects dans le meurtre en 2019 à Rome du leader des ultras de la Lazio, Diabolik
Les carabiniers et les policiers de Rome ont arrêté sept suspects, instigateurs et organisateurs présumés, dans l'assassinat d'août 2019 de Fabrizio Piscitelli au Parco degli Acquedotti.
Opération anti-mafia dans la capitale italienne
Dans les premières heures du 9 septembre 2026, des policiers italiens de la Squadra Mobile et des carabiniers du Nucleo Investigativo ont exécuté des ordonnances de détention provisoire contre sept suspects liés à l'assassinat en 2019 de Fabrizio Piscitelli. Piscitelli, connu sous l'alias Diabolik, était l'ancien leader du groupe d'ultras Irriducibili de la SS Lazio et un trafiquant de stupéfiants actif à Rome. Les ordonnances de détention provisoire ont été émises par le juge d'instruction du tribunal de Rome à la demande de la Direzione Distrettuale Antimafia. Les procureurs ont inculpé les suspects de meurtre aggravé commis avec des méthodes mafieuses, d'extorsion impliquant des armes de qualité militaire, de tentative de meurtre et d'association criminelle visant au trafic de stupéfiants.
Hiérarchie du clan et conflits financiers
Les conclusions de l'enquête ont identifié Michele Senese, le chef de longue date du clan Senese, comme l'instigateur principal qui a donné l'autorisation préalable décisive de tuer Piscitelli. Senese, déjà détenu en prison sous le régime 41-bis de l'Italie dans le cadre d'autres procédures, a approuvé l'action punitive pour imposer l'autorité du clan sur un opérateur subordonné. Les conclusions judiciaires montrent que Piscitelli avait établi une entreprise autonome de distribution de drogue avec Fabrizio Fabietti, refusant de transférer la part requise des bénéfices criminels au syndicat Senese. Malgré la distribution de gros volumes de stupéfiants dans Rome, Piscitelli ne versait que des sommes mensuelles d'environ 2 000 à 3 000 euros, n'ayant jamais fourni plus de 3 000 euros.
Planification et embuscade au Parco degli Acquedotti
La coordination opérationnelle de l'attaque a été organisée par Leandro Bennato, qui dirigeait les activités criminelles entre Tor Bella Monaca dans le sud-est de Rome et Casalotti et Primavalle dans le nord-ouest. Bennato, également détenu sous le régime 41-bis, cherchait à éliminer Piscitelli pour supprimer un concurrent sur le marché de la cocaïne et prendre le contrôle du district de Tuscolana. Bennato a effectué une reconnaissance préliminaire au parc et a fourni un soutien logistique direct le jour du crime en escortant le tireur sur un scooter volé. Le courtier en cocaïne Alessandro Capriotti a agi comme intermédiaire, programmant une réunion fictive avec Piscitelli sur un banc du parc près de l'entrée Via Lemonia du Parco degli Acquedotti à 19h00 le 7 août 2019.
Exécution et conclusions de l'enquête
Lorsque Piscitelli est arrivé pour la réunion prévue, un agresseur habillé en coureur s'est approché du banc et lui a tiré une balle dans la nuque en plein jour. Raul Esteban Calderon a été initialement accusé d'avoir commis la fusillade avant d'être acquitté en appel. Les procureurs ont reconstitué le complot plus large grâce à des écoutes environnementales, des interceptions téléphoniques et des discussions numériques déchiffrées qui ont révélé un accord entre plusieurs factions criminelles pour réguler la distribution de stupéfiants. Le juge d'instruction a noté dans l'ordonnance de détention que l'exécution en plein jour a généré un climat de peur, de soumission et d'omerta, reflété par la réticence des témoins oculaires et des proches de la victime à parler aux forces de l'ordre.
- Fabrizio Piscitelli est abattu sur un banc du Parco degli Acquedotti à Rome lors d'une réunion mise en scène.
- Les autorités italiennes exécutent des mandats d'arrêt contre sept instigateurs et organisateurs présumés.


