Diplomatie · Séoul et Washington

La Corée du Sud refuse d'envoyer des troupes dans le conflit iranien en pleines négociations d'investissements avec les États-Unis

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a exclu l'envoi de troupes ou d'équipements militaires pour soutenir le conflit américain en Iran, tandis que le ministre des Affaires étrangères Cho Hyun a rencontré Marco Rubio à Washington pour aborder les investissements commerciaux bloqués.

Texte IA fondé sur les articles de Jornal Expresso, Reuters, The New York Times et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Séoul, Washington · Corée du Sud, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. Début septembre 2026Séoul envoie une équipe d'évaluation aux Émirats arabes unis pour examiner les conditions de sécurité régionales
  2. 18 sept.Le président Lee rejette le déploiement de troupes au Moyen-Orient tandis que le ministre Cho rencontre le secrétaire Rubio à Washington
  3. Semaine prochaineLe président Lee assiste à l'Assemblée générale de l'ONU alors que Séoul tient son briefing parlementaire reporté sur les investissements américains

Position de non-intervention dans le conflit au Moyen-Orient

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a confirmé vendredi que Séoul n'enverrait ni troupes ni équipement militaire pour participer à la guerre entre les États-Unis et l'Iran. S'exprimant lors d'une conférence de presse à Séoul, Lee a répondu à deux semaines de spéculations et de critiques internes concernant un éventuel engagement militaire aux côtés de Washington. Lee a déclaré que la Corée du Sud a toujours maintenu une politique de non-engagement dans les guerres étrangères et a affirmé que ce principe resterait intact. Le président américain Donald Trump a critiqué à plusieurs reprises Séoul ces dernières semaines, exigeant une assistance militaire sud-coréenne dans la région tout en rappelant aux responsables que les forces américaines restent stationnées dans la péninsule coréenne.

« Il n'y aura pas de déploiement qui impliquerait ou entrerait en guerre. Je peux vous le dire très clairement. Nous ne déploierons aucun moyen militaire sous quelque forme que ce soit à cette fin. »

Lee Jae Myung, président de la Corée du Sud

Sécurité énergétique et mandat de patrouille navale

Bien qu'ayant refusé toute implication directe dans les hostilités militaires, Lee a confirmé que Séoul évalue des mesures pour protéger ses navires commerciaux et ses routes de transit de pétrole brut. La Corée du Sud dépend du Moyen-Orient pour environ 70 % de ses approvisionnements en pétrole brut, et environ 95 % de ces importations transitent par le détroit d'Ormuz, un goulet maritime par lequel transite normalement un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Le gouvernement examine la possibilité d'étendre la zone d'opération de l'unité navale Cheonghae, qui mène actuellement des opérations anti-piraterie au large de la Somalie et du golfe d'Aden près du Yémen. Début septembre, Séoul a envoyé une équipe d'évaluation aux Émirats arabes unis pour évaluer les conditions opérationnelles, tandis que le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Bagaei, a averti que toute participation sud-coréenne aux opérations dans le détroit entraînerait de graves conséquences.

Dépendance énergétique de la Corée du Sud et indicateurs du pacte commercial%
Part du Moyen-Orient dans les importations de pétrole brut
70 %
Pétrole brut du Moyen-Orient transitant par le détroit d'Ormuz
95 %
Taux de droit de douane américain dans le cadre de l'accord commercial bilatéral
15 %
Cote de popularité du président Lee Jae Myung
37 %

Données tirées du texte de l’article

Accords commerciaux bloqués et investissements manufacturiers

Les frictions bilatérales entre les alliés portent également sur des arrangements économiques non résolus. À Washington vendredi, le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Cho Hyun a rencontré le secrétaire d'État américain Marco Rubio pour aborder les retards de mise en œuvre concernant l'engagement de Séoul d'investir 350 milliards de dollars dans l'industrie manufacturière américaine. Dans le cadre de l'accord commercial conclu l'année dernière, Washington a abaissé les droits de douane sur les produits sud-coréens à 15 % en échange de ces investissements manufacturiers. Lee a reconnu que la viabilité commerciale reste le principal point de blocage dans les négociations, expliquant que Séoul a insisté pour inclure un langage exigeant que les investissements soient commercialement raisonnables. Rubio a exhorté à l'exécution rapide des engagements d'investissement et a appelé à un environnement commercial transparent pour les entreprises américaines en Corée du Sud, tandis que les deux responsables ont promis une coopération continue dans des industries stratégiques telles que les semi-conducteurs.

Pressions sur l'alliance et agenda diplomatique

Les différends simultanés sur la sécurité maritime et les conditions d'investissement font suite à la décision de Washington, plus tôt cet été, de réduire les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. Trump a exprimé publiquement son mécontentement face à la réticence de Séoul à fournir un soutien au Moyen-Orient, la contrastant avec les garanties défensives américaines contre la Corée du Nord.

« Il a dit : « Non, merci. » Je vois. Eh bien, pourquoi sommes-nous impliqués pour vous aider ? »

Donald Trump, président des États-Unis

Ces tensions de politique étrangère coïncident avec des défis intérieurs pour Lee, dont la cote de popularité est tombée à 37 % quinze mois après le début de son mandat de cinq ans. Séoul a reporté un briefing parlementaire prévu sur le pacte d'investissement américain, les législateurs devant désormais recevoir la présentation la semaine prochaine. Lee doit se rendre à New York la semaine prochaine pour assister à l'Assemblée générale des Nations unies, tout en notant une coordination en cours concernant d'éventuelles futures négociations entre Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

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Sources et contexte

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