Élections · Lima

Sánchez cherche à annuler le vote des Péruviens de l'étranger pour le second tour, appelle à de nouvelles manifestations alors que Fujimori mène avec 41 000 voix d'avance

Le candidat de gauche Roberto Sánchez, qui accuse un retard de plus de 41 000 voix alors que 99,6 % des bulletins sont dépouillés, a annoncé un recours pour annuler l'élection et de nouvelles manifestations de rue après que les autorités électorales ont rejeté les précédents appels à invalider des milliers de bureaux de vote.

Texte IA fondé sur les articles de France 24, Deutsche Welle, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Lima · Pérou
Comment on en est arrivé là
  1. 7 juinSecond tour entre Keiko Fujimori et Roberto Sánchez
  2. 19 juinSánchez mène une marche à Lima « en défense du vote populaire »
  3. 20 juinLe JNE déclare les précédents recours en annulation de bureaux de vote infondés
  4. 20 juinSánchez annonce un nouveau recours en nullité de l'élection et de futures manifestations

Un décompte serré laisse le second tour sans issue

Deux semaines après le scrutin du 7 juin, le second tour de l'élection présidentielle péruvienne n'est toujours pas tranché. Avec 99,6 % des procès-verbaux traités, la candidate de droite Keiko Fujimori est en tête avec 50,11 % des suffrages valides (9 183 280 bulletins), tandis que Roberto Sánchez obtient 49,89 % (9 141 715 voix), soit une avance d'environ 41 600 voix. Le Jury électoral national (JNE) n'a pas encore proclamé de vainqueur et Sánchez refuse d'accepter le résultat provisoire.

Décompte du second tour (99,6 % traités)
Keiko Fujimori
9183280
Roberto Sánchez
9141715

Données tirées du texte de l’article

Le vote de l'étranger devient le point central de la contestation

Sánchez concentre sa contestation sur les quelque 300 000 votes exprimés par les Péruviens de l'étranger. Contrairement aux élections précédentes, les autorités électorales ont décidé que les procès-verbaux de l'étranger ne seraient pas transmis par voie numérique mais acheminés physiquement à Lima pour le dépouillement. Sánchez soutient que cela a rompu la chaîne de possession et créé des irrégularités. Si le vote de l'étranger était annulé, le résultat serait inversé : Sánchez obtiendrait 50,11 % et une avance de 39 614 voix sur Fujimori.

« Le vote des Péruviens de l'étranger, qui a la même valeur que celui des Péruviens sur notre territoire, a été affecté par ce changement réglementaire. »

Roberto Sánchez, candidat de gauche à la présidentielle et leader de Juntos por el Perú

Il a souligné que les bulletins de vote en provenance d'Argentine sont arrivés sous forme de fret aérien consolidé plutôt que par valise diplomatique, qualifiant le processus de dangereux. Les missions d'observation internationales n'ont pas signalé ce changement de procédure comme une irrégularité grave ou une preuve de fraude, et ni Sánchez ni son parti n'ont critiqué la décision avant le vote.

Le JNE rejette les précédents recours en nullité

Le 20 juin, la chambre plénière du JNE a rejeté deux recours déposés par le parti de Sánchez, Juntos por el Perú, qui cherchaient à invalider les résultats de 1 751 bureaux de vote à Lima et de 647 bureaux aux États-Unis. La cour a examiné les arguments lors d'une audience publique et a jugé les requêtes infondées. La décision est définitive, ouvrant la voie juridique pour que le dépouillement soit achevé et un vainqueur proclamé.

Sánchez mobilise les manifestations de rue

Avant la décision du JNE, Sánchez a conduit des milliers de partisans dans le centre de Lima le 19 juin lors de ce qu'il a appelé une marche « en défense du vote populaire ». La manifestation s'est déroulée pacifiquement et a été surveillée par un important dispositif policier. Depuis un balcon du parti, Sánchez a annoncé un nouveau recours juridique.

« Dans les prochaines heures, notre équipe juridique déposera un recours en annulation des élections. Des mobilisations historiques arrivent en défense du vote. »

Roberto Sánchez, candidat de gauche à la présidentielle et leader de Juntos por el Perú

Il était accompagné de ses deux colistiers à la vice-présidence et du secrétaire général du parti.

Fujimori appelle au respect, attend la proclamation

Keiko Fujimori ne s'est pas déclarée vainqueur, mais a exhorté son rival à accepter les résultats. « Les chiffres sont concluants », a-t-elle déclaré le 19 juin. C'est sa quatrième candidature à la présidence ; elle est la fille de l'ancien président Alberto Fujimori. Sánchez, héritier politique de l'ancien président emprisonné Pedro Castillo, ne montre aucun signe de concession, prolongeant l'incertitude sur qui dirigera le Pérou pour les cinq prochaines années.

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Sources et contexte

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