RécitSecond tour de la présidentielle en Colombie

Élections · Barranquilla, Bogotá et Cali

L'avocat d'extrême droite Abelardo de la Espriella remporte la présidentielle colombienne d'une courte tête, son rival promet de contester les bulletins et des manifestations éclatent

Abelardo de la Espriella, avocat d'extrême droite et admirateur de Trump, a battu le gauchiste Iván Cepeda par seulement 0,96 point de pourcentage lors du second tour le plus serré de l'histoire de la Colombie, tandis que son adversaire se préparait à contester 33 000 bureaux de vote et que des manifestants brûlaient des drapeaux américains à Bogotá et Cali.

Texte IA fondé sur les articles de La Razón, RFI, Notícias ao Minuto et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Abelardo de la Espriella, CC0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 21 juinFermeture des bureaux de vote ; participation record de 63,59 %.
  2. 21 juinAvec 99,58 % des bulletins dépouillés, le résultat est jugé irréversible en faveur de De la Espriella.

Un résultat très serré

Avec 99,99 % des bureaux de vote dépouillés, le décompte préliminaire donnait à De la Espriella, du mouvement Defensores de la Patria, 12 959 542 voix (49,66 %) contre 12 708 712 (48,70 %) pour Cepeda. L'écart de la victoire n'était que de 250 830 voix, bien inférieur au gap de plus de 600 000 voix du premier tour. Un record de 63,59 % des électeurs inscrits a participé, et 377 076 votes blancs se sont avérés décisifs, dépassant la différence finale entre les candidats.

De la Espriella proclame une « nouvelle ère »

Célébrant dans son fief côtier de Barranquilla, le président élu a promis de gouverner pour tous les Colombiens.

« Une nouvelle ère commence, un changement d'ordre, le miracle de la patrie. »

Abelardo de la Espriella, président élu de la Colombie
S'exprimant derrière une vitre pare-balles, l'avocat, surnommé « El Tigre » et sans expérience gouvernementale antérieure, a ajouté :

« À ceux qui ont semé la violence, la terreur, le trafic de drogue et la corruption toutes ces années : votre temps est révolu. »

Abelardo de la Espriella, président élu de la Colombie
De la Espriella, qui possède les nationalités colombienne et américaine, prendra ses fonctions le 7 août 2026 et les exercera jusqu'en 2030.

Décompte préliminaire des voixvoix
Abelardo de la Espriella
12959542 voix
Iván Cepeda
12708712 voix
Votes blancs
377076 voix

Données tirées du texte de l’article

Le refus de Cepeda et la colère dans la rue

Cepeda, sénateur du Pacto Histórico, a déclaré qu'il n'accepterait pas la défaite tant que le scrutin officiel ne serait pas terminé et qu'il contesterait 33 000 bureaux de vote.

« Nous reconnaissons le décompte préliminaire comme des données officielles, mais nos équipes de dizaines de milliers d'avocats contestent 33 000 bureaux de vote à travers le pays. »

Iván Cepeda, sénateur gauchiste et candidat du Pacto Histórico
À la tombée de la nuit, des manifestations ont éclaté à Bogotá et à Cali, où des manifestants ont brûlé des drapeaux américains et érigé des barricades.

« Nous n'allons pas soutenir ce gouvernement. Il ne me représente pas en tant que jeune. Nous allons voir beaucoup plus de manifestations. »

Brandon, un étudiant

Washington se réjouit et promet une coopération

Les responsables américains ont immédiatement salué le résultat. Le secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré s'être entretenu avec De la Espriella pour le féliciter, et le secrétaire au Trésor Scott Bessent a qualifié la Colombie de « dernier exemple de la façon dont les électeurs d'Amérique latine rejettent les politiques gauchistes qui ont échoué ». Le président Donald Trump a posté sur Truth Social :

« Il a gagné, GAGNÉ ! »

Donald Trump, président des États-Unis
Rubio a ajouté que l'administration « se réjouit de travailler avec son futur gouvernement » sur la sécurité régionale, la lutte contre l'immigration illégale aux États-Unis et l'approfondissement des liens économiques. Les gouvernements de droite en Argentine, au Chili et en Équateur ont également envoyé leurs félicitations.

Un Congrès fragmenté et un pays violent

De la Espriella gouvernera avec seulement quatre sénateurs de son propre mouvement dans une législature de 103 sièges, l'obligeant à s'appuyer sur les partis traditionnels qui l'ont soutenu au second tour (Centro Democrático, Cambio Radical, et les partis libéral et conservateur). Il hérite d'un pays ravagé par la pire violence en une décennie, avec des conflits actifs impliquant la guérilla de l'ELN, les paramilitaires du Clan del Golfo et les dissidents des FARC. Le président élu a promis une politique de sécurité dure, notamment des frappes aériennes soutenues par les États-Unis et des fumigations de cultures pour lutter contre le trafic de drogue.

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Sources et contexte

Barranquilla, Bogotá, Cali, Washington · Colombie, États-Unis

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