Diplomatie · Buenos Aires, Brasilia et Washington

Le Brésil rétrograde ses relations avec l'Argentine et s'oppose aux États-Unis sur les visas à quelques semaines des élections

Le Brésil a réduit ses relations diplomatiques avec l'Argentine au niveau de chargé d'affaires après les insultes répétées de Milei envers Lula, tandis que les États-Unis ont révoqué le visa de l'ambassadeur brésilien dans un différend distinct concernant le candidat de Trump pour Brasilia.

Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, ZEIT ONLINE, France 24 et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Buenos Aires, Brasilia, Washington · Argentine, Brésil, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 1 juinTrump nomme Daniel Perez, président républicain de la Chambre des représentants de Floride, comme ambassadeur des États-Unis au Brésil
  2. juillet 2026Le Brésil rappelle l'ambassadeur Julio Bitelli d'Argentine pour consultations, un jour après la première attaque de Milei contre Lula
  3. 27 juil.Visite prévue à Brasilia de Barnes et Samson (27-30 juillet) ; le Brésil leur refuse des visas, invoquant des préoccupations d'ingérence électorale
  4. 5 aoûtLe Brésil rétrograde ses relations avec l'Argentine au niveau de chargé d'affaires ; les États-Unis révoquent le visa de l'ambassadrice Viotti ; l'Argentine refuse de riposter

Le Brésil rétrograde ses relations avec l'Argentine

Le Brésil a informé l'Argentine le 5 août que les relations bilatérales seraient traitées au niveau de chargé d'affaires. Le ministre des Affaires étrangères Mauro Vieira a déclaré que la mesure resterait en vigueur jusqu'à ce que ce qu'il a appelé « les insultes et agressions répétées » du président Javier Milei cessent. Le Brésil avait déjà rappelé son ambassadeur, Julio Bitelli, pour consultations en juillet, un jour après la première attaque de Milei contre Lula, et ses intérêts à Buenos Aires sont depuis lors gérés par un chargé d'affaires. Des responsables ont qualifié cette rétrogradation de première du genre entre les deux pays dans l'histoire récente. Vieira a déclaré à Radio Perfil que Milei avait fait « quatre manifestations consécutives en l'espace d'une semaine » attaquant le Brésil, ses institutions et Lula personnellement, utilisant un langage que Vieira a qualifié de « très grossier et très agressif ». L'ambassadeur argentin à Brasilia, Guillermo Daniel Raimondi, a été informé qu'il n'était pas tenu de rester, même si la décision n'est pas une expulsion formelle.

L'Argentine refuse de riposter

Le ministre argentin des Affaires étrangères, Pablo Quirno, a déclaré mercredi que l'Argentine ne prendrait aucune mesure diplomatique en représailles, accusant le Brésil d'« escalade » du conflit. Il a évité de s'excuser pour les propos de Milei, qui qualifiait Lula de « voleur », « corrompu », « condamné » et « ordure socialiste ».

« C'est une décision du Brésil d'escalader des problèmes qui, pour nous, n'ont pas cette ampleur et devraient rester dans la sphère idéologique et politique d'une compétition électorale où nous sommes clairement opposés dans nos résultats souhaités. »

Pablo Quirno, ministre argentin des Affaires étrangères

Quirno a déclaré que la question était « plus une question de fond que de forme » et a souligné de profondes différences idéologiques, ajoutant que la région change de direction idéologique et que l'Argentine s'en réjouit.

Les États-Unis révoquent le visa de l'ambassadeur brésilien

Le même jour, l'administration Trump a révoqué le visa de l'ambassadrice brésilienne Maria Luiza Ribeiro Viotti, en réponse au retard du Brésil à accorder l'agrément à Daniel Perez, le président républicain de la Chambre des représentants de Floride, que Trump a nommé ambassadeur des États-Unis au Brésil le 1er juin. Viotti reste ambassadrice et l'ambassade continue de fonctionner, mais sans visa valide, elle ne pourrait pas rentrer aux États-Unis si elle quittait le pays. Son statut sera rétabli une fois que le Brésil aura accordé l'agrément à Perez. Lula a qualifié la révocation d'« irresponsable » et d'« impensable » entre des pays ayant plus de 200 ans de relations diplomatiques. Le ministère brésilien des Affaires étrangères a décrit le geste comme « très grave » et l'a attribué à « un intérêt inapproprié à interférer dans les prochaines élections présidentielles ».

Le Brésil refuse l'entrée à des diplomates américains et met en garde contre les ingérences

Quelques jours plus tôt, le Brésil a refusé des visas à Riley M. Barnes, secrétaire adjoint au Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail, et à Samuel Samson, secrétaire adjoint adjoint au même bureau. Leur voyage à Brasilia était prévu du 27 au 30 juillet 2026. Le Brésil a estimé que les deux responsables avaient l'intention de participer à une stratégie de désinformation de l'extrême droite brésilienne visant à saper la confiance dans le système électoral. Lula a averti que le Brésil ferait face à toute ingérence étrangère lors des élections du 4 octobre.

« Le Brésil est non seulement préparé mais fera face à quiconque de l'extérieur voudrait interférer dans notre processus électoral. »

Luiz Inacio Lula da Silva, président du Brésil

Les crises surviennent à deux mois d'élections où Lula, 80 ans, brigue un nouveau mandat face à Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans et trois mois de prison ferme pour tentative de coup d'État et qui purge sa peine depuis le 25 novembre 2025, à domicile depuis mars 2026 dans le cadre d'un arrangement humanitaire avec un bracelet électronique. Milei a visité São Paulo il y a environ dix jours pour soutenir la candidature de Flavio Bolsonaro. Le diplomate à la retraite Rubens Barbosa, ancien ambassadeur à Londres et Washington, a déclaré que le Brésil n'avait jamais fait face à une crise avec les États-Unis comme celle-ci pendant la période républicaine, et que les liens avec Buenos Aires n'avaient jamais été rétrogradés de cette manière au cours des dernières décennies. Par ailleurs, Trump a imposé des droits de douane de 25 % sur les produits brésiliens, invoquant une concurrence déloyale incluant le système de paiement Pix, et a ensuite ajouté 12,5 % supplémentaires.

Droits de douane de Trump sur les produits brésiliens%
Tarif initial sur les produits brésiliens
25 %
Tarif supplémentaire
12.5 %

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