Une nouvelle attaque contre la politique du coût de la vie
L'ancien premier ministre Antonis Samaras a utilisé une nouvelle déclaration vidéo, le 19 octobre 2026, pour critiquer le gouvernement de Kyriakos Mitsotakis sur les prix élevés et présenter les baisses d'impôts qu'il souhaite. Les médias grecs ont repris la déclaration cet après-midi-là, et iefimerida a noté qu'il présentait les propositions sans avoir annoncé de parti. Samaras a soutenu que le coût de la vie ne dépend pas seulement d'évolutions étrangères. Il a accusé le gouvernement de maintenir des impôts élevés afin de produire des excédents budgétaires et de réduire artificiellement la dette publique. Il a qualifié le gouvernement de « gestionnaire » et de « néolibéral » et l'a opposé à sa propre conception de la politique sociale.
« Le coût élevé de la vie n'est pas seulement le résultat d'évolutions internationales. C'est aussi une question de politique gouvernementale. »
Les taxes sur les carburants au cœur des propositions
Samaras a déclaré que plus de la moitié de ce qu'un automobiliste paie à la pompe correspond à des taxes sur le carburant lui-même. Il a comparé les prélèvements grecs aux minimums européens, citant une accise de 70 centimes par litre sur l'essence sans plomb contre un plancher européen de 36 centimes. Il a aussi cité une TVA sur les carburants de 24 % contre un minimum de 15 %, et demandé que l'accise comme la TVA sur les carburants soient réduites. Il a affirmé que la Grèce disposait d'une marge considérable pour les réduire dans les limites de l'UE, et que cela était possible indépendamment de l'évolution de la situation dans le golfe Persique. Il a ajouté que les prix de l'électricité pourraient eux aussi baisser sensiblement. Les chiffres sont ceux qu'il a donnés dans la déclaration.
- Grèce, selon Samaras
- 70 centimes par litre
- Minimum UE, selon Samaras
- 36 centimes par litre
Données tirées du texte de l’article
Baisses de TVA et secteur de la restauration
Samaras a proposé d'abaisser le taux supérieur de TVA de 24 % à 23 %, le taux qui, selon lui, s'appliquait lorsqu'il était au gouvernement. Il a aussi proposé de faire passer une série de produits de 24 % à 13 %. La restauration était son principal exemple, un secteur qu'il a décrit comme regroupant des centaines de milliers de petites et moyennes entreprises grecques et relevant aussi de l'offre touristique. Il a rejeté les affirmations selon lesquelles ces mesures seraient impossibles, affirmant qu'elles le sont et que son gouvernement les avait déjà prises. Les propositions ont été présentées comme une réponse directe à la hausse des dépenses des ménages et des entreprises.
Libéralisme social et objection budgétaire
Samaras a présenté sa position comme une question de principe politique, la décrivant comme la différence de fond avec le gouvernement. Selon NEWS 24/7, la position du gouvernement est qu'il ne peut pas réduire l'accise sur les carburants sans avoir d'abord obtenu un accord pour exclure les recettes perdues du plafond de dépenses. Samaras a contesté cette ligne et rappelé qu'il avait baissé les impôts indirects alors que la troïka s'y opposait. Il a déclaré que la Grèce enregistrait alors des déficits, alors qu'elle dégage aujourd'hui des excédents, et que les baisses d'impôts antérieures n'avaient pas posé de problème pour les recettes publiques.
« Le libéralisme social, auquel je crois, exige l'intervention de l'État pour soulager les ménages et les entreprises. Et c'est une différence politique de fond. »
Il a insisté sur le fait que ces mesures peuvent être répétées dans les conditions actuelles.
« Je l'ai fait dans des conditions bien pires. Et on peut le refaire. »