Élections · Miami et Washington

María Elvira Salazar rompt avec Donald Trump sur la politique d'immigration en Floride

La représentante María Elvira Salazar a averti que les raids fédéraux d'expulsion aliènent les électeurs latinos, alors qu'un sondage interne la donne à égalité avec le démocrate Elliott Rodríguez dans le comté de Miami-Dade.

Texte IA fondé sur les articles de Il Fatto Quotidiano, POLITICO, EL PAÍS et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Miami, Washington · États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. Mai 2025Les républicains de Miami s'opposent au projet de loi de finances fédéral en raison des opérations pétrolières vénézuéliennes
  2. 17 septembre 2026Salazar publie une vidéo devant la Maison-Blanche avertissant que les tactiques d'expulsion sont allées trop loin
  3. 18 septembre 2026Trump et le secrétaire à la Sécurité intérieure Mullin rejettent les critiques de Salazar

La rupture publique de Salazar avec la Maison-Blanche

La représentante María Elvira Salazar, républicaine élue pour un troisième mandat dans le 27e district de Floride (Miami-Dade), a publié une vidéo filmée devant la Maison-Blanche critiquant la campagne fédérale d'expulsions. Salazar a déclaré que certaines mesures de contrôle migratoire dépassaient les limites acceptables et a mis en garde Donald Trump contre les conseils de ses plus proches collaborateurs. Elle a souligné que les électeurs hispaniques qui avaient soutenu Trump lors de l'élection présidentielle de 2024 se sentent désormais trahis par des tactiques d'application agressives. Salazar a notamment cité les chiffres fédéraux de la détention, indiquant que les arrestations à l'échelle nationale avaient atteint 50 000 en juillet et août, dont la moitié concernait des personnes sans casier judiciaire ni charges en cours. Elle a exhorté l'administration à offrir des opportunités aux travailleurs sans papiers plutôt que de procéder à des détentions massives.

« Monsieur le Président, certaines de vos mesures de contrôle de l'immigration sont allées trop loin. Faites attention à ce que vos conseillers vous disent au sujet des politiques migratoires. Les mêmes Hispaniques qui vous ont aidé à entrer à la Maison-Blanche en 2024 se sentent désormais trahis. »

María Elvira Salazar, représentante républicaine des États-Unis pour le 27e district de Floride

La réponse de Trump et du ministère de la Sécurité intérieure

S'exprimant devant des journalistes dans le Bureau ovale vendredi, Trump a rejeté l'évaluation de Salazar sur sa politique frontalière tout en maintenant son soutien à sa campagne de réélection. Trump a déclaré comprendre la position de Salazar, mais a soutenu que son bilan en matière de frontières avait assuré sa première victoire électorale et son propre retour au pouvoir. Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a balayé la vidéo de campagne de Salazar lors d'une apparition sur CNN, affirmant que le personnel de l'agence poursuivrait ses opérations d'application de la loi quels que soient les spots électoraux. Le ministère de la Sécurité intérieure a déclaré que les agents de l'Immigration and Customs Enforcement appliquaient les lois votées par le Congrès et a réaffirmé son engagement en faveur d'expulsions massives sans octroi de statut légal ni d'amnistie. Les membres du House Freedom Caucus ont également soutenu la position de l'administration, affirmant que tout statut légal pour les migrants sans papiers constitue une amnistie inacceptable.

« Elle n'a visiblement pas un sentiment très fort pour la frontière, mais moi si. Et je comprends ce qu'elle dit, mais j'ai gagné grâce à ma frontière. »

Donald Trump, président des États-Unis
Sondage de soutien au Congrès dans le FL-27%
María Elvira Salazar
45 %
Elliott Rodríguez
45 %

Données tirées du texte de l’article

Pressions électorales dans le 27e district de Floride

Salazar fait face à une campagne de réélection serrée dans un district de Miami-Dade où les résidents hispaniques représentent 50 % de la population totale. Bien que Salazar ait remporté le district par 21 points de pourcentage en 2024, un sondage interne démocrate avec une marge d'erreur de quatre points la place à égalité à 45 % avec le challenger démocrate Elliott Rodríguez. La même enquête a révélé que 54 % des électeurs du district désapprouvent Trump, tandis que 47 % préfèrent un nouveau représentant au Congrès avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Le district comprend d'importantes communautés cubano-américaines et vénézuélo-américaines qui se sont auparavant mobilisées pour les candidats républicains. Le républicain de Miami Mario Díaz-Balart a déclaré que les législateurs avaient passé des mois à adresser des avertissements à l'administration concernant les actions migratoires. Salazar, Díaz-Balart et Carlos Giménez avaient auparavant fait pression pour préserver le statut de protection temporaire pour les ressortissants vénézuéliens et utilisé leurs votes en mai 2025 pour contester les concessions énergétiques de Chevron au Venezuela.

Divisions internes au parti sur les cibles d'expulsion

Ce désaccord public a mis en lumière des tensions au sein de la délégation républicaine de Floride concernant le conseiller à la politique intérieure de la Maison-Blanche, Stephen Miller. Miller a établi un quota opérationnel exigeant que l'Immigration and Customs Enforcement procède à 3 000 détentions par jour à l'échelle nationale. La sénatrice d'État de Floride Ileana García, qui a fondé le mouvement Latinas for Trump en 2016, a exprimé son soutien à la position de Salazar et condamné le quota d'application de l'administration. García a soutenu que les électeurs n'avaient jamais eu l'intention de diaboliser les immigrants employés sans antécédents judiciaires et a qualifié le cadre politique de Miller d'abus de pouvoir exécutif. Cette opposition reflète un malaise plus large parmi les républicains du sud de la Floride, qui doivent concilier leur loyauté envers les dirigeants nationaux du parti avec les réactions de leurs électeurs locaux.

« Un spot de campagne électorale est un spot de campagne électorale. Je le comprends parfaitement. Mais cela ne va pas empêcher les hommes et les femmes du ministère de la Sécurité intérieure de faire leur travail. »

Markwayne Mullin, secrétaire à la Sécurité intérieure des États-Unis

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