
George Russell domine le GP d'Autriche et réduit l'écart sur Antonelli, Ferrari en difficulté
George Russell a converti sa pole position en une victoire maîtrisée au Grand Prix d'Autriche, devançant Max Verstappen et le leader du championnat Kimi Antonelli, tandis que la Ferrari SF-26 manquait de vitesse de pointe et de déploiement d'énergie, reléguant Lewis Hamilton à la cinquième place et Charles Leclerc à la huitième.
Leçon de maîtrise de Russell sous la chaleur
George Russell a livré une course d’un contrôle mesuré pour décrocher sa deuxième victoire de la saison 2026 de Formule 1 et la septième de sa carrière. Parti de la pole position, il a mené tous les tours, à l’exception de celui perdu lors de la fenêtre des arrêts aux stands, gérant la dégradation des pneus et les températures torrides de la piste, qui ont dépassé les 50 °C. Le pilote Mercedes n’a jamais laissé Verstappen construire une attaque viable, même lorsque la Red Bull s’est approchée à quelques dixièmes. La victoire de Russell le propulse à la deuxième place du championnat des pilotes, à 41 points de son coéquipier Kimi Antonelli.
Le déficit de puissance de Ferrari mis à nu
Ce qui s’annonçait comme une menace en première ligne s’est effondré en course. Lewis Hamilton et Charles Leclerc, deuxième et troisième sur la grille, ont reculé en raison d’un manque chronique de vitesse de pointe. Dans la salle de débriefing post-course, le contraste est devenu frappant.
Russell a ajouté sans détour que le rythme de course des Ferrari était tout simplement lent. Hamilton a expliqué la nature technique du problème :J’ai failli avoir un accident avec Leclerc au virage 1 au deuxième tour. À cause de la différence de vitesse. J’étais probablement 30 km/h plus rapide.
Le problème n’est pas apparu à la sortie des virages mais dans la manière dont le MGU-K délivrait la puissance au bout des longues lignes droites de Spielberg, laissant les voitures rouges vulnérables à chaque tentative de dépassement.Notre déploiement chute, la Mercedes continue d’accélérer. Il y a beaucoup de lignes droites, malheureusement.
Antonelli tient bon mais concède du terrain
La troisième place était un redressement pour le leader du championnat. Kimi Antonelli avait été le plus rapide vendredi et avait mené les premières phases des qualifications avant d’abandonner son dernier tour sous drapeaux jaunes. En course, il est monté jusqu’à la tête effective avant son dernier arrêt, puis a poursuivi Verstappen jusqu’au drapeau à damier, l’écart n’étant que de 0,5 seconde à la ligne. Son matelas de points sur Russell est passé de 51 à 41, mais un podium et une limitation des dégâts ont suffi à maintenir vivante la lutte interne chez Mercedes.
La bagarre derrière le podium
Max Verstappen a sauvé un podium à domicile après un crash samedi qui l’avait relégué à la cinquième place sur la grille. Il a dépassé les deux Ferrari et, dans un duel roue contre roue au 11e tour, a lutté avec Hamilton pour la position avant que la séquence des arrêts aux stands de Mercedes ne remanie l’ordre. Oscar Piastri a pris la quatrième place pour McLaren, suivi de Hamilton, Isack Hadjar (Red Bull) et Lando Norris (McLaren). Leclerc a terminé huitième, frustré après un changement tardif pour des pneus tendres qui n’a guère porté ses fruits.
Classement du championnat
La victoire de Russell remanie le haut du classement : Antonelli mène avec 171 points, Russell 131, Hamilton 125. L’écart entre les deux pilotes Mercedes est désormais gérable, tandis que Ferrari glisse à une lointaine troisième place dans le récit des constructeurs. La prochaine course à Silverstone, un circuit avec de longues lignes droites, menace de répéter le schéma.
- Kimi Antonelli (Mercedes)
- 171 points
- George Russell (Mercedes)
- 131 points
- Lewis Hamilton (Ferrari)
- 125 points
- Oscar Piastri (McLaren)
- 80 points
- Charles Leclerc (Ferrari)
- 79 points
- Lando Norris (McLaren)
- 79 points
- Max Verstappen (Red Bull)
- 73 points


