
L'Eurovision interdit aux pays touchés par la guerre d'organiser l'événement et relève l'âge minimum à 18 ans
L'UER a annoncé le 12 août 2026 que les pays impliqués dans des conflits armés ou des situations géopolitiques sensibles ne peuvent plus organiser le concours, après les deuxièmes places d'Israël en 2025 et 2026 et un boycott de cinq pays de l'édition de Vienne.
Nouvelles règles d'éligibilité pour l'organisation
L'Union européenne de radio-télévision (UER) a annoncé le 12 août 2026 que le vainqueur du Concours Eurovision de la chanson ne sera plus automatiquement l'hôte de l'édition suivante si le pays est touché par un conflit armé, une situation géopolitique sensible, ou toute autre circonstance ayant un impact matériel sur la sécurité, la sûreté ou la stabilité de l'État ou de sa région immédiate. L'amendement a été approuvé par l'instance dirigeante du concours à la suite des retours des diffuseurs participants après l'édition 2026 à Vienne, où la Roumanie a terminé troisième. L'UER, une alliance de 113 organismes médiatiques publics de 56 pays, peut commander une évaluation de sécurité indépendante de la région du vainqueur lorsque jugé nécessaire. Après une telle évaluation, l'UER consultera le comité exécutif de l'Eurovision pour déterminer si le pays gagnant peut organiser l'événement en toute sécurité. Si un gagnant est jugé inapte, l'UER désignera un diffuseur organisateur alternatif, qui organisera l'événement « en son nom propre » et non pour le compte d'un autre membre.
Israël et le boycott
Ce changement de règle fait suite à deux éditions marquées par la controverse autour de la participation d'Israël. Israël a terminé deuxième en 2025 et 2026, recevant un grand nombre de votes du public. En 2026, le représentant israélien Noam Bettan a pris la deuxième place avec la chanson « Michelle ». Cinq pays ont organisé le premier boycott de ce type à l'édition de Vienne, refusant de concourir aux côtés d'Israël : l'Espagne, l'Irlande, les Pays-Bas, la Slovénie et l'Islande. Ils ont cité l'offensive militaire israélienne à Gaza, lancée en réponse aux attaques du Hamas du 7 octobre 2023, et la crise humanitaire qui en a résulté. Le diffuseur israélien KAN a nié les accusations selon lesquelles les résultats auraient été indûment influencés par des campagnes de vote de masse. Certains diffuseurs auraient exprimé en privé des inquiétudes quant aux conditions de sécurité pour l'organisation à Jérusalem ou Tel Aviv si Israël l'emportait.
Précédent ukrainien
La nouvelle règle formalise un processus auparavant appliqué de manière ponctuelle. L'Ukraine a remporté le concours 2022 avec Kalush Orchestra mais n'a pas pu organiser l'édition 2023 en raison de l'invasion en cours de la Russie ; le Royaume-Uni a organisé l'événement à Liverpool pour le compte de l'Ukraine. L'Ukraine avait déjà organisé l'événement à Kiev en 2017, malgré un conflit en cours dans l'est du pays avec des séparatistes pro-russes soutenus par Moscou depuis 2014. La procédure d'évaluation formalisée désormais codifiée dans les règles s'appliquera à partir de l'édition de l'année prochaine en Bulgarie, après la victoire de Dara en 2026.
- L'Ukraine organise l'Eurovision à Kiev malgré le conflit en cours dans l'est de l'Ukraine depuis 2014
- L'Ukraine remporte le concours avec Kalush Orchestra
- L'Ukraine ne peut pas organiser le concours en raison de l'invasion russe ; le Royaume-Uni l'organise à Liverpool pour le compte de l'Ukraine
- Israël termine deuxième à l'Eurovision
- Israël termine à nouveau deuxième ; cinq pays boycottent l'édition de Vienne ; Dara gagne ; la Roumanie termine troisième
- L'UER annonce des changements de règles : les pays touchés par la guerre ne peuvent pas organiser l'événement ; l'âge minimum passe à 18 ans ; les voix principales en direct sont obligatoires
Autres changements de règles
L'UER a également relevé l'âge minimum des participants de 16 à 18 ans, invoquant la nécessité de protéger les jeunes participants des pressions de la compétition. Les prestations de voix principales doivent être en direct, sans l'aide de voix préenregistrées. L'UER a déclaré que cette clarification vise à préserver l'intégrité de chaque performance et à garantir que le public entende des voix principales en direct pour chaque chanson. Le directeur de l'ESC, Martin Green, a présenté ces changements comme faisant partie de l'évolution continue du concours.
Ces changements visent à apporter une plus grande clarté à toutes les personnes impliquées, à protéger les artistes et à garantir que l'événement continue d'offrir un environnement sûr et accueillant, tout en préservant en même temps l'esprit et l'intégrité qui rendent le concours Eurovision si spécial.

