L'Irlande prévoit le retour des conseils municipaux hyperlocaux 12 ans après leur suppression
Un groupe de travail gouvernemental a recommandé la création de nouveaux conseils municipaux dans les 31 autorités locales, revenant partiellement sur la suppression par Phil Hogan en 2014 de 80 conseils de ville, qui avait fait passer le nombre de conseillers de 1 627 à 949.
Un groupe d'experts a recommandé la réintroduction de conseils locaux dans toute l'Irlande, 12 ans après le démantèlement de l'ancien système de conseils de ville. Le Groupe de travail sur la démocratie locale (LDT), mandaté par le ministre du Logement James Browne, devrait présenter prochainement au Cabinet son rapport contenant 79 recommandations.
Les conseils municipaux proposés fonctionneraient dans les 31 zones d'autorités locales, y compris les villes, avec des pouvoirs décisionnels et budgétaires accrus. Contrairement à l'ancien système, les conseillers municipaux ne seraient pas élus séparément ; ce sont les conseillers de comté qui agiraient à un niveau plus local, prenant des décisions sur les affaires locales tout en continuant à décider des questions stratégiques plus larges à l'échelle du comté lors des séances plénières.
Le groupe de travail a explicitement rejeté l'idée de simplement restaurer l'ancien modèle de conseils de ville, qualifiant cela de mesure régressive qui pourrait compromettre la parité entre les zones rurales et urbaines. L'ancien système, supprimé par l'ancien ministre de l'Environnement Phil Hogan, comptait 774 conseillers municipaux répartis dans 80 conseils de ville. La réforme a réduit le nombre total de conseillers dans l'État de 1 627 à 949.
Le rapport suggère également de nouvelles sources de revenus pour les conseils, un petit nombre de nouveaux pouvoirs délégués, et des recommandations sur une représentation accrue, notant que la population a augmenté au cours de la décennie écoulée depuis la mise en œuvre des réformes de Hogan. Le système politique irlandais est depuis longtemps critiqué pour être trop centralisé, les autorités locales manquant de pouvoirs de collecte de recettes ou de fonctions déléguées suffisantes.


