- février 2025Le groupe commence ses activités de blanchiment en Pologne, selon les procureurs
- juillet 2026Fin des activités du groupe, selon les procureurs
- 19 oct.L'ABW, les gardes-frontières et le CBZC annoncent neuf interpellations
Neuf arrestations dans trois régions
L'Agence de sécurité intérieure (ABW), les gardes-frontières et le Bureau central de lutte contre la cybercriminalité (CBZC) ont mené l'opération, supervisée par le parquet régional de Łódź. Les agents ont interpellé neuf personnes à Łódź, à Varsovie et dans la région de Petite-Pologne, et les procureurs affirment que le groupe a réalisé des transactions d'un montant supérieur à 337 millions de zł. L'argent provenait de fraudes à l'investissement et aux cryptomonnaies ainsi que d'autres arnaques en ligne. Selon les procureurs, le groupe était dirigé par une personne de nationalité ukrainienne âgée de 34 ans, qui prenait les décisions clés et supervisait les flux d'argent en Pologne et à l'étranger. D'après les gardes-frontières, les personnes interpellées comprennent huit ressortissants ukrainiens, trois femmes et cinq hommes, et une ressortissante biélorusse. Le parquet indique que les neuf suspects sont âgés de 26 à 53 ans.
- Caissiers
- 4 personnes
- Responsables de bureaux de change
- 3 personnes
- Coursiers
- 2 personnes
Données tirées du texte de l’article
Le mode opératoire du réseau
Selon les procureurs, les suspects ont pris des mesures pour dissimuler l'origine des fonds. Des coursiers récupéraient les espèces à des points convenus et se reconnaissaient grâce à la photo d'un billet déchiré en deux, montrant un numéro de série précis. Un coursier et un caissier recevaient ensuite un code secret par téléphone et, lorsque les numéros correspondaient, l'argent passait par un bureau de change. Le porte-parole Krzysztof Kopania a expliqué à l'agence PAP comment les bureaux de change traitaient les espèces.
« L'argent issu de ces infractions était accepté dans les bureaux de change, en contournant les procédures de lutte contre le blanchiment. »
Le système utilisait aussi des points de dépôt d'espèces pour verser de l'argent sur des comptes bancaires, ensuite transféré vers des comptes liés. Les espèces étaient transportées clandestinement à l'étranger dans des compartiments spécialement aménagés dans des voitures, et de faux achats d'or servaient de couverture. L'essentiel des fonds était finalement placé en cryptomonnaies. Les entrées provenaient de fraudes au paiement BLIK, d'escrocs se faisant passer pour des employés de banque et de faux représentants de plateformes d'investissement. Selon les procureurs, le groupe a opéré de février 2025 à juillet 2026.
Détention provisoire, poursuites et réactions politiques
Sur requête du parquet, un tribunal a placé sept suspects en détention provisoire, six pour trois mois et le septième pour deux mois. Les deux autres ont été libérés sous caution en nature, placés sous surveillance policière et interdits de quitter le pays. Les neuf sont poursuivis pour participation à un groupe criminel organisé et blanchiment d'argent. Certains encourent une charge supplémentaire pour non-signalement de transactions suspectes à l'Inspecteur général de l'information financière (GIIF). Les suspects risquent jusqu'à 15 ans de prison. Les agents ont saisi de l'or et des espèces pour plus d'un million de zł, ainsi que des ordinateurs, des téléphones et des supports de données.
- Détention provisoire, trois mois
- 6 personnes
- Détention provisoire, deux mois
- 1 personnes
- Caution en nature, surveillance policière et interdiction de sortie du territoire
- 2 personnes
Données tirées du texte de l’article
Le vice-président du Sejm, Krzysztof Bosak, a réagi sur X, affirmant qu'un reportage de RMF FM avait omis que toutes les personnes interpellées sont des immigrés. Le co-dirigeant de Konfederacja a également demandé où étaient passés les centaines de millions blanchis, et a supposé qu'il s'agissait du marché immobilier.