Sécurité · Londres
Starmer fait face à une levée de boucliers contre l'interdiction précipitée des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans alors que les contenus nocifs persistent
Une nouvelle étude montre que 47 % des filles voient chaque semaine des contenus liés au suicide et à l'automutilation, alors que le Premier ministre s'apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, suscitant de vives critiques de la part du père de Molly Russell et des militants pour la sécurité en ligne.
Texte IA fondé sur les articles de The Guardian, The Telegraph et BBC. Publié . Comment il est fait
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En bref
47 % des filles âgées de 13 à 17 ans et 34 % de tous les adolescents ont rencontré des contenus liés au suicide, à l'automutilation ou aux troubles alimentaires sur les réseaux sociaux en une semaine, un chiffre peu changé par rapport à avant les mesures de sécurité de juillet 2025.
Le Premier ministre devrait dévoiler des restrictions sur les plateformes à haut risque, y compris une possible interdiction générale de type australien, au Parlement lundi 15 juin.
Ian Russell, père de Molly Russell, et Burrows, responsable d'une association de sécurité en ligne, affirment qu'une interdiction générale est inefficace, inapplicable et détourne l'attention de la régulation des algorithmes nocifs.
Le gouvernement a annoncé un nouveau financement pour les clubs extrascolaires afin d'offrir des alternatives au temps d'écran, l'Ofsted devant prendre en compte l'enrichissement dans les évaluations scolaires.
- 2017Molly Russell, 14 ans, se suicide après avoir consulté des contenus d'automutilation en ligne.
- juillet 2025Les nouvelles mesures de sécurité en ligne du Royaume-Uni entrent en vigueur, notamment des vérifications d'âge pour la pornographie et des restrictions sur les algorithmes poussant les contenus d'automutilation.
- avril 2026L'enquête de la Molly Rose Foundation auprès de 1 825 enfants révèle que l'exposition aux contenus nocifs persiste.
- 15 juinStarmer devrait annoncer l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans au Parlement.
L'ampleur des contenus nocifs
Une nouvelle étude de la Molly Rose Foundation (MRF) révèle que 47 % des filles britanniques âgées de 13 à 17 ans ont vu des contenus liés au suicide, à l'automutilation ou aux troubles alimentaires sur les réseaux sociaux en une seule semaine. Parmi tous les adolescents, ce chiffre était de 34 %, à peine inférieur aux 37 % enregistrés avant l'entrée en vigueur des nouvelles mesures de sécurité en ligne en juillet 2025. L'enquête, menée en avril 2026 auprès de 1 825 enfants, a montré que ceux ayant un faible bien-être (57 %) ou des besoins éducatifs spéciaux (40 %) étaient encore plus exposés.
« Il est choquant, mais malheureusement pas surprenant, que des millions d'adolescents continuent de se voir montrer des contenus atroces sur le suicide, l'automutilation et la dépression par des algorithmes incontrôlables. »
La réponse du gouvernement
Keir Starmer devrait annoncer une interdiction pour les moins de 16 ans d'accéder aux plateformes de réseaux sociaux à haut risque lorsqu'il s'adressera au Parlement lundi 15 juin. Le Premier ministre envisage une interdiction générale de type australien, accompagnée de couvre-feux et de limites sur les fonctionnalités addictives telles que la lecture automatique, le défilement infini et les messages éphémères. Une consultation gouvernementale a recueilli 116 211 réponses, la deuxième plus importante de l'histoire du Royaume-Uni, neuf parents sur dix soutenant une interdiction pour les moins de 16 ans. Par ailleurs, le gouvernement a dévoilé un programme de financement de 132,5 millions de livres sterling pour les clubs périscolaires, visant à offrir aux enfants des alternatives au temps d'écran. L'Ofsted évaluera désormais l'offre d'enrichissement des écoles lors de l'évaluation du développement personnel.
Les mises en garde des militants
Ian Russell, dont la fille Molly s'est suicidée en 2017 après avoir été exposée à des contenus d'automutilation, a qualifié la précipitation de Starmer d'« opportunisme politique » et de « déplorable ». Il a accusé le Premier ministre d'avoir rompu ses promesses de poursuivre une réglementation efficace et de jouer avec la vie des jeunes. Russell et d'autres défenseurs de la sécurité affirment que les preuves provenant d'Australie, où une interdiction similaire a pris effet en janvier 2026, montrent qu'elle ne fonctionne pas. Une enquête de l'eSafety australienne a révélé que sept parents sur dix dont les enfants avaient des comptes ont déclaré qu'ils étaient toujours sur les plateformes.
« En Australie, cela ne fonctionne pas, ce n'est pas quelque chose qui peut être appliqué. Cela ressemble à une élaboration de politiques faites à la va-vite et, franchement, c'est extrêmement risqué quand on parle de la sécurité des enfants. »
« Keir Starmer doit maintenant faire un choix entre une interdiction générale politiquement opportune que les preuves montreront rapidement comme un échec, ou enfin s'attaquer aux risques pour la sécurité des produits qui ont coûté la vie à ma fille Molly. »
Questions politiques et juridiques
Un porte-parole de Downing Street a insisté sur le fait que la consultation était approfondie et que la priorité était de protéger les enfants, et non la politique. Cependant, les responsables reconnaissent que le gouvernement pourrait faire l'objet d'un contrôle juridictionnel sur la manière dont il distingue les plateformes soumises à des restrictions plus strictes de celles considérées comme à moindre risque. Les conservateurs, dirigés par Kemi Badenoch, ont également appelé à une action plus forte. L'étude de la MRF, combinée à l'ampleur du soutien public à une interdiction, prépare le terrain pour une semaine houleuse à Westminster.
- Avant les mesures de sécurité (2025)
- 37 %
- Après les mesures de sécurité (2026, tous les adolescents)
- 34 %
- Filles âgées de 13 à 17 ans
- 47 %
- Faible bien-être
- 57 %
- Besoins éducatifs spéciaux
- 40 %
Données tirées du texte de l’article
« Le Premier ministre a été clair : le statu quo n'est pas acceptable et nous devons faire davantage pour protéger les enfants. Il ne s'agit pas de politique, il s'agit de protéger les enfants. »
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Sources et contexte
- The GuardianNearly half of UK girls saw harmful social media content in a week, research shows
- The GuardianUK government announces £132.5m after-school clubs package
- The TelegraphStarmer 'gambling with children's lives' by rushing social media ban
- BBCMolly Russell's dad says rushing social media restrictions 'deplorable'
- Keir Starmer
- Premier ministre du Royaume-Uni, devrait annoncer l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans
- Ian Russell
- Père de Molly Russell, militant pour la sécurité en ligne et cofondateur de la Molly Rose Foundation
- Molly Russell
- Jeune fille de 14 ans qui s'est suicidée en 2017 après avoir été exposée à des contenus d'automutilation en ligne, déclenchant la campagne pour une réglementation plus stricte des réseaux sociaux
- Burrows
- Responsable d'une association britannique de sécurité en ligne, critique des interdictions précipitées des réseaux sociaux
- Downing Street spokesperson
- Porte-parole officiel du bureau du Premier ministre britannique
- Liz Kendall
- Secrétaire d'État à la Technologie du Royaume-Uni, a précédemment déclaré qu'une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans était « sur la table »
- Kemi Badenoch
- Cheffe du Parti conservateur britannique, appelle à une action plus forte en matière de sécurité en ligne
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