
Rave illégal : 3 000 personnes affluent à La Granja (Cáceres), un arrestation
Un rave non autorisé à La Granja, dans la province de Cáceres, attire jusqu'à 5 000 personnes depuis le 13 août. Un conducteur a été arrêté et des plaintes pour stupéfiants ont été déposées, tandis que le maire s'oppose à une expulsion forcée.
Un rave illégal s'abat sur La Granja
Un rave non autorisé a attiré des milliers de personnes dans la petite commune de La Granja, dans la province de Cáceres, en Estrémadure, depuis la nuit du 13 août 2026. La Garde civile a eu connaissance du rassemblement cette nuit-là, mais le volume de véhicules et de personnes a empêché les agents de contrôler initialement l'accès au site. La fête, organisée via les réseaux sociaux, se déroule autour d'une piscine naturelle dans une localité d'environ 300 habitants, située entre la Sierra de Trasierra et la rivière Ambroz, dans le nord de la province de Cáceres.
Les estimations de fréquentation varient selon les sources. Le maire de La Granja, Oscar Martín, a évalué le nombre à environ 2 500 personnes, tandis que la Garde civile a signalé environ 3 000 participants et environ 1 000 véhicules. El Periódico Extremadura, cité par La Razón, a donné une fourchette de 3 000 à 5 000 personnes et a décrit le site comme un camp de véhicules avec des plaques d'immatriculation étrangères. Les participants viennent de plusieurs pays, dont la France, et des personnes continuaient d'arriver à pied tout au long du vendredi 14 août, la Garde civile ayant bloqué l'accès des véhicules au site.
- La Garde civile prend connaissance du rassemblement
- Patrouilles mobilisées ; le contrôle d'accès initial échoue en raison de l'affluence
- Un conducteur arrêté pour conduite sans permis et résistance ; plaintes pour stupéfiants
- Accès des véhicules au site bloqué ; contrôles routiers mis en place
- Certains participants prévoient de prolonger les festivités jusqu'à cette date
Arrestation et plaintes administratives
La Garde civile a interpellé un homme après qu'il a ignoré un signal d'arrêt des agents et a continué à conduire. Après une poursuite, les agents l'ont arrêté pour soupçons de désobéissance et de résistance aux forces de l'ordre, ainsi que pour une infraction routière (conduite sans permis). Lors de l'opération de sécurité, les agents ont également dressé plusieurs contraventions administratives à des participants pour possession illicite de stupéfiants et infractions au code de la route.
La Garde civile a mis en place un périmètre de sécurité autour du site. L'accès des véhicules à la zone où se déroule la fête n'est plus autorisé, et des contrôles restent en place sur les routes environnantes pour empêcher de nouveaux arrivants. La force indique que sa priorité est de garantir la sécurité des habitants de La Granja, des communes voisines et des usagers des routes alentour. Des patrouilles de différentes unités spécialisées ont été mobilisées immédiatement, mais l'ampleur du rassemblement a fait échouer les premières tentatives de blocage de l'accès.
Le maire s'oppose à une expulsion forcée
Oscar Martín, qui a interrompu ses vacances après avoir appris le rassemblement, a déclaré à EFE qu'expulser les participants serait « contre-productif » pour des raisons de sécurité. Il a informé la Garde civile que la commune dispose d'un arrêté interdisant le camping libre. Sa principale préoccupation, a-t-il dit, est que l'afflux massif pourrait déclencher un incendie dans la zone.
Martín a noté qu'un rave similaire avait eu lieu il y a 15 ou 20 ans dans un réservoir voisin. Il a exprimé l'espoir que les participants quittent la zone volontairement.
Réactions des habitants et du syndicat
Les habitants ont exprimé leur stupéfaction face à l'ampleur de l'événement. Selon La Razón, des voisins ont rapporté que certains participants se baignaient nus dans la piscine naturelle et que des milliers de personnes avaient l'intention de prolonger les festivités musicales jusqu'au 18 août, en violation des règles sur les rassemblements publics.
L'Asociación Unificada de Guardias Civiles a critiqué le manque d'effectifs au début de l'intervention, indiquant qu'un petit groupe d'agents a dû travailler des quarts de travail marathon. Le syndicat a réclamé un plan national spécifique, des repos en rotation et des moyens matériels adéquats pour ce type d'événements.
- Maire (EFE)
- 2500 personnes
- Garde civile
- 3000 personnes
- El Periódico Extremadura (min)
- 3000 personnes
- El Periódico Extremadura (max)
- 5000 personnes


