Quatre détenus sont morts à Cotopaxi n° 1 et quatre à Pichincha n° 1, et dix autres ont été blessés, selon le communiqué du SNAI jeudi 22 octobre.
John Reimberg a écrit sur les réseaux sociaux que les mutineries coïncidaient avec l'arrestation de Luisa González, ancienne candidate à la présidentielle, dans l'affaire « Laberinto ».
La police a interpellé Luisa González aux premières heures de jeudi dans la province de Manabí, pour un financement irrégulier présumé de sa campagne présidentielle de 2023 et des soupçons de blanchiment d'argent.
Les prisons équatoriennes comptent environ 38 200 personnes, près de 7 000 de plus que leur capacité, et plus de 500 détenus ont été tués dans des massacres carcéraux depuis 2021.
Au moins huit détenus ont été tués et dix personnes blessées lors de deux mutineries, jeudi 22 octobre, selon le service pénitentiaire national SNAI. Le service indique que quatre détenus sont morts au centre Cotopaxi n° 1 et quatre au centre Pichincha n° 1. D'autres sources situent les incidents à la prison El Inca de Quito et à celle de Latacunga, les noms des établissements variant donc selon les sources. Le SNAI n'a pas précisé les causes des troubles. Les autorités ont indiqué que les auteurs présumés avaient été identifiés et seraient transférés vers la prison de haute sécurité El Encuentro, à Santa Elena, un établissement construit par le gouvernement pour les criminels les plus recherchés du pays.
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Des dizaines de proches se sont rassemblés devant la prison de Pichincha, dans le nord de Quito, pour exiger des informations, et deux ambulances attendaient à l'entrée. Vendredi 23 octobre au matin, au moins dix blessés recevaient encore des soins. La police et l'armée ont repris le contrôle des deux prisons après plusieurs heures d'intervention. Les autorités n'ont pas donné de détails sur le déclenchement des mutineries.
La police a arrêté Luisa González, ancienne candidate à la présidentielle et dirigeante du mouvement Revolución Ciudadana, aux premières heures de jeudi dans la province de Manabí. Elle a été interpellée dans l'affaire « Laberinto », une enquête sur un financement irrégulier présumé de sa campagne présidentielle de 2023, et le parquet examine des soupçons de blanchiment d'argent. Son mouvement a qualifié l'arrestation d'« arbitraire et inconstitutionnelle » et accusé le gouvernement du président Daniel Noboa d'agir en dictature. Les événements se sont déroulés sur fond de vives tensions politiques et institutionnelles.
Le ministre de l'Intérieur John Reimberg a suggéré un lien entre les deux événements dans un message sur les réseaux sociaux :
« Aujourd'hui, le jour même de l'arrestation de Luisa González, deux mutineries avec des morts ont été enregistrées dans le pays. Coïncidence ? Que chacun en tire ses conclusions. »
John Reimberg n'a pas explicité le lien qu'il sous-entendait. Il a ajouté que le gouvernement ne laisserait pas la criminalité organisée ni « ses alliés politiques » défier l'État.
« La loi ne se négocie pas. L'ordre ne se cède pas. »
Les prisons équatoriennes comptent environ 38 200 personnes, soit près de 7 000 de plus que leur capacité, selon les chiffres officiels. Certains établissements sont sous contrôle militaire et des gangs de trafic de drogue s'y affrontent, ordonnant meurtres et extorsions depuis l'intérieur. Plus de 500 détenus ont été tués dans des massacres carcéraux depuis 2021. À la mi-octobre, le gouvernement a lancé un plan visant à classer les prisonniers selon leur dangerosité, afin de les séparer ou de les transférer. Le plan prévoit aussi de former 52 militaires et policiers retraités comme guides pénitentiaires. Le président Noboa entend construire une nouvelle prison de haute sécurité d'environ 15 000 places, que John Reimberg a dit devoir être prête dans une quinzaine de mois.
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Deux mutineries survenues jeudi 22 octobre ont fait au moins huit détenus morts et dix blessés, et le ministre de l'Intérieur John Reimberg les a reliées à l'arrestation, le même jour, de la dirigeante de l'opposition Luisa González.
Texte IA fondé sur les articles de Nasz Dziennik, europa press, N-tv et d’autres médias. Publié .