
La police polonaise interpelle un homme pour un projet d'attaque présumé contre Tusk et Kosiniak-Kamysz
Le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński a annoncé dimanche 11 octobre qu'un homme soupçonné d'avoir menacé d'attaquer le Premier ministre Donald Tusk et le vice-Premier ministre Władysław Kosiniak-Kamysz avait été interpellé en Basse-Silésie. Lundi 12 octobre, le suspect était transféré de Wrocław à Varsovie.
Interpellation en Basse-Silésie
Les autorités polonaises ont interpellé un homme soupçonné d'avoir menacé d'attaquer le Premier ministre Donald Tusk et le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz. Le ministre de l'Intérieur Marcin Kierwiński a annoncé l'arrestation dimanche 11 octobre, précisant qu'elle avait eu lieu en Basse-Silésie. Radio Zet rapporte que l'homme a été interpellé dimanche soir, tandis que Polsat News situe l'arrestation dimanche après-midi. Il a passé la nuit dans une cellule de garde à vue à Wrocław et, lundi 12 octobre, il était transféré vers Varsovie, un déplacement qui nécessitait l'accord d'un médecin. Kierwiński indique que l'homme a environ 60 ans, alors que Polsat News avance l'âge de 66 ans, et les sources ne tranchent pas cette divergence. Les sources le présentent uniquement comme un suspect.
- Un homme soupçonné d'avoir menacé Tusk et Kosiniak-Kamysz interpellé en Basse-Silésie
- Le suspect transféré de Wrocław à Varsovie
- Le suspect doit être conduit devant le parquet, conférence de presse prévue
Le signalement et le profil du suspect
Kierwiński a indiqué que le Service de protection de l'État (SOP) avait reçu l'information sur un projet d'attaque par l'un de ses informateurs, et que les services avaient ensuite identifié l'homme grâce à une analyse détaillée de contenus publiés en ligne. Ses contacts, son activité sur internet et ses motivations possibles sont encore examinés, et Kierwiński a refusé de dire si l'homme avait un mobile politique. Il a décrit le suspect comme une personne très active dans des groupes extrémistes, tenant un discours haineux et appelant à la violence dans la vie publique.
La personne qui nous a informés a fourni des informations précises sur l'identité de celui qui voulait commettre un acte aussi ignoble.
TVN24 affirme avoir obtenu le contenu de la notification du SOP. Selon TVN24, l'informateur avait pris contact via les réseaux sociaux avec une organisation radicale en cherchant des personnes prêtes à commettre une attaque par arme à feu, et raconte avoir rencontré un homme avec lequel il a discuté d'armes, de haine du gouvernement et d'un projet de tuerie de masse. Polsat News rapporte que le groupe aurait entendu ses membres planifier une attaque contre Tusk et Kosiniak-Kamysz. Les autorités polonaises n'ont pas commenté ces informations.
Le parquet et la suite
Piotr Antoni Skiba, porte-parole du parquet d'arrondissement de Varsovie, a déclaré à Fakt que le suspect serait conduit devant le parquet mardi 13 octobre. Les procureurs n'avaient pas encore reçu le dossier, également attendu mardi. Une conférence de presse sur l'affaire était prévue le même jour, au cours de laquelle les détails du projet présumé doivent être présentés. Selon Gazeta Wrocławska, les enquêteurs sécurisent l'appartement du suspect et les éléments qui s'y trouvent, notamment des ordinateurs et d'autres appareils électroniques.
Réactions politiques
Jacek Dobrzyński, porte-parole du ministre-coordinateur des services spéciaux, a qualifié l'affaire d'« extrêmement grave » et affirmé que les menaces contre la Pologne et ses citoyens, y compris ses plus hauts responsables, parviennent aux services mois après mois et année après année. Le ministère de l'Intérieur a estimé qu'il existait une forte probabilité que ces menaces puissent être mises à exécution. Tusk a publié un bref message sur X remerciant la police pour son action rapide et décisive. L'ancien président Andrzej Duda a estimé que la publicité autour de l'affaire pouvait être une tentative de Tusk de détourner l'attention d'autres problèmes, et wPolityce.pl, média de droite, a qualifié l'alerte d'opération de couverture. La République tchèque a proposé son aide à l'enquête.
Par ailleurs, lors du Forum de sécurité de Varsovie, lundi 12 octobre, Tusk a déclaré que l'Europe et l'OTAN ne se laisseraient pas intimider par la Russie et qu'il inciterait ses partenaires européens à envisager des sanctions plus dures.
La Russie ne s'intéresse ni à un cessez-le-feu, ni à une désescalade, ni à la paix. Elle ne s'intéresse qu'à dominer.
