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Gouvernement·avant-hier

La défense de Sarkozy qualifie l'affaire libyenne de « roman grotesque » alors que le procès en appel s'achève à Paris

Les avocats de Nicolas Sarkozy ont violemment attaqué l'accusation mercredi à Paris, alors que le procès en appel sur le présumé financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007 touchait à sa fin.

Dernière journée des plaidoiries

Le procès en appel de l'ancien président français Nicolas Sarkozy pour le présumé financement libyen de sa campagne victorieuse de 2007 a achevé ses audiences mercredi 27 mai 2026. La journée a été consacrée aux plaidoiries des quatre avocats de la défense de Sarkozy, qui ont commencé par dénoncer le dossier de l'accusation comme un « roman grotesque » et des « accusations sauvages ».

Depuis treize ans, ils cherchent, fouillent, perquisitionnent en France, en Suisse, en Libye, au Liban, placent des gens en garde à vue, essayant de donner corps aux accusations sauvages d'un financement libyen de la campagne de 2007, et tentant d'impliquer Nicolas Sarkozy dans ce roman grotesque.

La défense a soutenu qu'après plus d'une décennie d'investigations, il n'y avait « pas l'ombre d'une tentative de prouver quoi que ce soit » dans les réquisitions du parquet. Les avocats de Sarkozy demandent une relaxe complète pour l'ancien chef d'État de 71 ans.

Le réquisitoire

Le parquet général a décrit Sarkozy comme l'« instigateur » d'un pacte de corruption avec le régime du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, qualifiant cette affaire d'une « gravité au plus haut niveau que la République puisse connaître ». L'accusation a requis une peine de sept ans de prison contre Sarkozy pour association de malfaiteurs, corruption et financement illégal de campagne électorale à l'aide de fonds publics libyens détournés.

Il s'agit de la peine la plus lourde requise parmi les dix prévenus de ce dossier. L'ancien secrétaire général Claude Guéant, 81 ans, encourt une peine de six ans requise par le parquet. Le président de la cour d'appel, Olivier Géron, doit donner à Sarkozy une dernière chance de s'exprimer avant que la cour ne se retire pour délibérer.

Une affaire qui dure

L'affaire a été déclenchée en 2011 par des accusations non étayées du fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, suivies de révélations publiées par le site d'investigation Mediapart en 2012. Tout au long de la procédure, Sarkozy a constamment nié toute infraction, qualifiant les accusations de « fable », de « calomnie » et de « manipulation ».

Pas un centime d'argent libyen n'est arrivé dans ma campagne.

Sarkozy a maintenu n'avoir jamais envisagé, et encore moins préparé, un tel montage financier. La thèse de l'accusation avance que ce financement aurait eu diverses contreparties, notamment un réexamen de la situation pénale du numéro deux du régime, Abdallah Senoussi, condamné à la perpétuité en France pour avoir ordonné l'attentat du vol UTA DC-10 en 1989, qui a fait 170 morts dont 54 Français.

Condamnation en première instance

En première instance, Sarkozy a été condamné le 25 septembre 2025 à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs. Il a passé 20 jours à la prison de la Santé à Paris — une incarcération sans précédent pour un ancien président de la République française. Depuis l'ouverture du procès en appel le 16 mars 2026, Sarkozy a adopté une attitude plus réservée dans la forme, mais sa position sur le fond des accusations est restée inchangée.

L'attaque d'un ancien collaborateur

À la veille du dernier jour, l'avocat de l'ancien directeur de cabinet de Sarkozy a lancé une attaque cinglante contre le caractère de l'ex-président, mettant en lumière les tensions apparues entre les prévenus au cours des près de dix semaines d'audience en appel. Le verdict de la cour doit être rendu le 30 novembre 2026.

Dates clés de l'affaire du financement libyen
  1. Saïf al-Islam Kadhafi fait des accusations non étayées qui déclenchent l'affaire
  2. Mediapart publie des révélations sur le présumé financement libyen
  3. Sarkozy condamné en première instance à cinq ans de prison
  4. Ouverture du procès en appel à Paris
  5. Dernière journée des audiences en appel ; fin des plaidoiries de la défense
  6. Verdict de la cour d'appel prévu
Paris

8 sources

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Bandar Abbas · Koweït · Washington, D.C.