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En bref

  • Zoe Konstantopoulou a produit deux mois de correspondance entre le procureur de Larissa et les experts médico-légaux au sujet du laboratoire chargé des analyses demandées par les proches, et a demandé que les actes d'exhumation soient accomplis sur ordonnance du tribunal. Une nouvelle ordonnance du parquet avait été émise dans la semaine du 12 octobre pour procéder avec le laboratoire néerlandais.

  • Un passager blessé de la deuxième voiture a déclaré avoir été éjecté de la voiture, s'être réveillé dans un champ et avoir été transporté en ambulance à l'hôpital universitaire de Larissa avec des blessures à la tête.

  • Fjorald Bozo, fils d'un employé du buffet de 61 ans, a rejeté l'explication selon laquelle la boule de feu aurait été causée par des huiles de silicone et a présenté des documents d'alerte citant Spyros Pateras et Kostas Ach. Karamanlis.

  • Un passager de la troisième voiture a indiqué que le train était resté à l'arrêt environ dix minutes après avoir quitté la gare de Larissa, alors que le passager blessé ne se souvenait d'aucun arrêt.

LarissaThessalonique
Larissa, Tempi, Thessalonique · Grèce

Le récit du passager

La session s'est ouverte par le témoignage d'un passager blessé qui se trouvait dans la deuxième voiture du train de voyageurs. Il a décrit un freinage soudain, puis une sensation de rotation, et a indiqué avoir mis ses mains devant son visage avant de perdre connaissance. Il s'est réveillé dans un champ après avoir été éjecté de la voiture, a eu du mal à respirer et s'est traîné loin de l'épave tandis que d'autres passagers paniquaient. Il s'est souvenu de l'odeur de fer brûlé et de plastique, et d'une fumée sombre s'élevant d'un incendie qui s'était propagé au milieu de l'épave. Une ambulance l'a transporté à l'hôpital universitaire de Larissa, où les médecins ont relevé des blessures à la tête et à d'autres parties du corps. Interrogé par le président du tribunal, il a déclaré ne se souvenir d'aucun arrêt après le départ du train de la gare de Larissa.

Le témoin de la troisième voiture

Un passager de la troisième voiture a témoigné ensuite, qui voyageait avec une femme morte dans l'accident. Il a raconté avoir entendu un bruit sourd et avoir d'abord cherché à la retrouver, avant que lui et un autre passager ne tentent de la déplacer vers une fenêtre brisée en appelant à l'aide. Il a décrit une odeur forte et inhabituelle ainsi que de la fumée après la collision, et indiqué que le train était resté à l'arrêt environ dix minutes après avoir quitté la gare de Larissa, un arrêt dont le passager blessé ne se souvenait pas. Interrogé par l'avocat de la famille du conducteur du train, lui aussi décédé, il a déclaré ne pas avoir été appelé à témoigner par le juge d'instruction près la cour d'appel Sotiris Bakaimis.

La mort d'un père et les alertes ferroviaires

Fjorald Bozo, fils d'un homme de 61 ans qui travaillait au buffet du train de voyageurs, a insisté sur le fait que son père s'était battu pour sa vie, relevant que ses mains avaient été retrouvées dans une position de boxeur. Il a déclaré à la cour :

« Mon père brûlait vif et moi, je dormais. »

Fjorald Bozo

Il a dit que ce souvenir le hanterait toute sa vie et a montré à la cour des photographies de l'incendie. Il n'a pas accepté l'explication selon laquelle la boule de feu aurait été causée par des huiles de silicone, ajoutant qu'il n'était pas un expert mais demandant pourquoi des trains circulaient encore si telle en était la cause. Il a présenté des documents d'alerte décrivant des problèmes de voie et d'infrastructures, des retards, des pénuries de personnel et des lacunes dans les systèmes de sécurité, dont le contrôle à distance, et a indiqué qu'une lettre signalait un incident de la plus haute gravité. Énumérant les destinataires, il a cité Spyros Pateras, alors président-directeur général de l'OSE, présent dans la salle d'audience, et a demandé pourquoi Kostas Ach. Karamanlis, alors ministre des Infrastructures et des Transports, n'était pas là. Il a déclaré s'être installé en Suisse pour protéger son enfant et, comme le président du tribunal faisait remarquer que les choses n'y fonctionnent pas correctement non plus, il a répondu qu'en Suisse les trains déraillent mais ne se percutent pas de plein fouet.

La controverse sur les exhumations

Zoe Konstantopoulou, avocate de proches de victimes et d'une personne blessée, a produit une correspondance couvrant les deux mois précédant l'audience entre le procureur près le tribunal correctionnel de Larissa et les experts médico-légaux. Les lettres portent sur le choix du laboratoire pour les analyses spéciales demandées par les familles, et elle a déclaré à la cour :

« Il y a une opération sérieuse pour faire échouer une instruction utile. »

Zoe Konstantopoulou, avocate de proches de victimes et d'une personne blessée au procès de Tempi

Elle a demandé que tout acte d'enquête relatif aux exhumations soit accompli sous l'égide du tribunal, par sa décision et son ordonnance, et a indiqué qu'elle développerait cette demande à la prochaine audience. Dans la semaine du 12 octobre, une nouvelle ordonnance du parquet avait été adressée aux experts médico-légaux pour qu'ils procèdent avec le laboratoire néerlandais retenu pour les analyses et engagent immédiatement les exhumations. Panos Routsi, père d'une victime, s'est opposé devant la cour à la mention, dans cette ordonnance, de la fixation d'un coût pour les analyses, déclarant :

« Quand nous entendons que le procureur demande une liste de prix, cela nous fait nous demander : qu'avons-nous fait de mal ? »

Panos Routsi

Les proches et des parents absents

Dimitris Kyriakidis, dont le père figure parmi les victimes, a déclaré que cette perte avait brisé psychologiquement sa famille et que l'absence de son père se faisait durement sentir. Du matériel biologique de son père avait été retrouvé environ un an et demi après l'accident à Koulouri et Pigadia, des sites où des débris du train et de la terre provenant de la collision avaient été déplacés. Il a raconté que l'identification des restes avait été comme revivre le jour où il avait appris la mort de son père, et il a demandé que les responsables soient punis. Les parents d'une victime, étudiante en architecture, n'ont pas témoigné, bien qu'ils aient été programmés ce jour-là. Leur avocate a indiqué qu'ils n'avaient pas pu se préparer à parler de leur fille et a rapporté qu'une fondation caritative portant son nom avait été créée dans la semaine du 12 octobre et allait commencer à fonctionner. L'avocate a également indiqué qu'une chaire nommée en intelligence artificielle était prévue à l'université Aristote de Thessalonique, et a remis aux juges un album des œuvres de la jeune femme. L'audience devait se poursuivre avec les témoignages de passagers blessés et de proches.

À suivre dans l’édition du jour

Photo : President.gov.ua, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)Des frappes russes plongent l'Ukraine dans le noir, Trump et Zelensky échangent des accusationsZelensky affirme que plus de 10 installations énergétiques ont été endommagées en une seule nuit, avec 16 missiles balistiques tirés sur Kyiv et plus de 200 drones lancés à travers le pays.Sécurité · il y a 1 h
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Sources et contexte

  • ΣΚΑΪil y a 2 hProcès de Tempi : demande de Zoe Konstantopoulou pour les exhumations - Ce que les proches ont témoignéΔίκη για τα Τέμπη: Αίτημα της Ζωής Κωνσταντοπούλου για τις εκταφές - Τι κατέθεσαν οι συγγενείς · original en grec
  • NEWS 24/7il y a 2 hProcès de Tempi : témoignages choquants des proches des victimesΔίκη για Τέμπη: Συνταρακτικές καταθέσεις συγγενών θυμάτων - ''Ο πατέρας μου κάηκε ζωντανός'' · original en grec
  • Η Ναυτεμπορικήil y a 2 hProcès de Tempi : ce que les proches des victimes ont témoigné lors de la séance d'aujourd'hui - Demande de Zoe Konstantopoulou pour les exhumationsΔίκη για Τέμπη: Τι κατέθεσαν οι συγγενείς των θυμάτων στην σημερινή συνεδρίαση - Αίτημα της Ζωής Κωνσταντοπούλου για τις εκταφές · original en grec
  • Ειδήσεις - νέα - Το Βήμα Onlineil y a 6 hProcès de Tempi : 'Pourquoi Karamanlis n'est-il pas ici ?' Le témoignage du fils de la victime qui gérait le buffetΔίκη Τέμπη: "Γιατί δεν είναι εδώ ο Καραμανλής;" Η κατάθεση του γιου του θύματος που κράταγε το κυλικείο | ΤΟ ΒΗΜΑ · original en grec
Zoe Konstantopoulou
Avocate de proches de victimes et d'une personne blessée au procès de Tempi
Kostas Ach. Karamanlis
Alors ministre des Infrastructures et des Transports, cité par un témoin à propos des documents d'alerte

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Publié aujourd’hui à 15:53.

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Dans ce texte

Le récit du passagerLe récit du passagerLe témoin de la troisième voitureLe témoin de la troisième voitureLa mort d'un père et les alertes ferroviairesLa mort d'un père et les alertes ferroviairesLa controverse sur les exhumationsLa controverse sur les exhumationsLes proches et des parents absentsLes proches et des parents absents

Fondé sur les articles de

ΣΚΑΪ, NEWS 24/7, Η Ναυτεμπορική, Ειδήσεις, NewsIT, H Kαθημερινή

Liste des sources

Sécurité · Larissa, Tempi et Thessalonique

Procès de Tempi : les survivants témoignent, Konstantopoulou conteste la gestion des exhumations

Les proches des victimes et un passager blessé ont témoigné lundi 19 octobre, tandis que l'avocate Zoe Konstantopoulou a demandé au tribunal de superviser les exhumations, sur fond de controverse autour du laboratoire chargé des analyses.

Larissa
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