La session s'est ouverte par le témoignage d'un passager blessé qui se trouvait dans la deuxième voiture du train de voyageurs. Il a décrit un freinage soudain, puis une sensation de rotation, et a indiqué avoir mis ses mains devant son visage avant de perdre connaissance. Il s'est réveillé dans un champ après avoir été éjecté de la voiture, a eu du mal à respirer et s'est traîné loin de l'épave tandis que d'autres passagers paniquaient. Il s'est souvenu de l'odeur de fer brûlé et de plastique, et d'une fumée sombre s'élevant d'un incendie qui s'était propagé au milieu de l'épave. Une ambulance l'a transporté à l'hôpital universitaire de Larissa, où les médecins ont relevé des blessures à la tête et à d'autres parties du corps. Interrogé par le président du tribunal, il a déclaré ne se souvenir d'aucun arrêt après le départ du train de la gare de Larissa.
Un passager de la troisième voiture a témoigné ensuite, qui voyageait avec une femme morte dans l'accident. Il a raconté avoir entendu un bruit sourd et avoir d'abord cherché à la retrouver, avant que lui et un autre passager ne tentent de la déplacer vers une fenêtre brisée en appelant à l'aide. Il a décrit une odeur forte et inhabituelle ainsi que de la fumée après la collision, et indiqué que le train était resté à l'arrêt environ dix minutes après avoir quitté la gare de Larissa, un arrêt dont le passager blessé ne se souvenait pas. Interrogé par l'avocat de la famille du conducteur du train, lui aussi décédé, il a déclaré ne pas avoir été appelé à témoigner par le juge d'instruction près la cour d'appel Sotiris Bakaimis.
Fjorald Bozo, fils d'un homme de 61 ans qui travaillait au buffet du train de voyageurs, a insisté sur le fait que son père s'était battu pour sa vie, relevant que ses mains avaient été retrouvées dans une position de boxeur. Il a déclaré à la cour :
« Mon père brûlait vif et moi, je dormais. »
Il a dit que ce souvenir le hanterait toute sa vie et a montré à la cour des photographies de l'incendie. Il n'a pas accepté l'explication selon laquelle la boule de feu aurait été causée par des huiles de silicone, ajoutant qu'il n'était pas un expert mais demandant pourquoi des trains circulaient encore si telle en était la cause. Il a présenté des documents d'alerte décrivant des problèmes de voie et d'infrastructures, des retards, des pénuries de personnel et des lacunes dans les systèmes de sécurité, dont le contrôle à distance, et a indiqué qu'une lettre signalait un incident de la plus haute gravité. Énumérant les destinataires, il a cité Spyros Pateras, alors président-directeur général de l'OSE, présent dans la salle d'audience, et a demandé pourquoi Kostas Ach. Karamanlis, alors ministre des Infrastructures et des Transports, n'était pas là. Il a déclaré s'être installé en Suisse pour protéger son enfant et, comme le président du tribunal faisait remarquer que les choses n'y fonctionnent pas correctement non plus, il a répondu qu'en Suisse les trains déraillent mais ne se percutent pas de plein fouet.
Zoe Konstantopoulou, avocate de proches de victimes et d'une personne blessée, a produit une correspondance couvrant les deux mois précédant l'audience entre le procureur près le tribunal correctionnel de Larissa et les experts médico-légaux. Les lettres portent sur le choix du laboratoire pour les analyses spéciales demandées par les familles, et elle a déclaré à la cour :
« Il y a une opération sérieuse pour faire échouer une instruction utile. »
Elle a demandé que tout acte d'enquête relatif aux exhumations soit accompli sous l'égide du tribunal, par sa décision et son ordonnance, et a indiqué qu'elle développerait cette demande à la prochaine audience. Dans la semaine du 12 octobre, une nouvelle ordonnance du parquet avait été adressée aux experts médico-légaux pour qu'ils procèdent avec le laboratoire néerlandais retenu pour les analyses et engagent immédiatement les exhumations. Panos Routsi, père d'une victime, s'est opposé devant la cour à la mention, dans cette ordonnance, de la fixation d'un coût pour les analyses, déclarant :
« Quand nous entendons que le procureur demande une liste de prix, cela nous fait nous demander : qu'avons-nous fait de mal ? »
Dimitris Kyriakidis, dont le père figure parmi les victimes, a déclaré que cette perte avait brisé psychologiquement sa famille et que l'absence de son père se faisait durement sentir. Du matériel biologique de son père avait été retrouvé environ un an et demi après l'accident à Koulouri et Pigadia, des sites où des débris du train et de la terre provenant de la collision avaient été déplacés. Il a raconté que l'identification des restes avait été comme revivre le jour où il avait appris la mort de son père, et il a demandé que les responsables soient punis. Les parents d'une victime, étudiante en architecture, n'ont pas témoigné, bien qu'ils aient été programmés ce jour-là. Leur avocate a indiqué qu'ils n'avaient pas pu se préparer à parler de leur fille et a rapporté qu'une fondation caritative portant son nom avait été créée dans la semaine du 12 octobre et allait commencer à fonctionner. L'avocate a également indiqué qu'une chaire nommée en intelligence artificielle était prévue à l'université Aristote de Thessalonique, et a remis aux juges un album des œuvres de la jeune femme. L'audience devait se poursuivre avec les témoignages de passagers blessés et de proches.
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Les proches des victimes et un passager blessé ont témoigné lundi 19 octobre, tandis que l'avocate Zoe Konstantopoulou a demandé au tribunal de superviser les exhumations, sur fond de controverse autour du laboratoire chargé des analyses.
Texte IA fondé sur les articles de ΣΚΑΪ, NEWS 24/7, Η Ναυτεμπορική et d’autres médias. Publié .