Podemos rejoint la liste catalane d'ERC et décline le Frente Amplio avant le vote du 29 novembre
Podemos ne présentera pas de candidature propre en Catalogne et soutiendra la liste d'ERC conduite par Gabriel Rufián. Irene Montero a déclaré le 13 octobre que le parti ne rejoindrait pas le Frente Amplio, qui a proposé Ada Colau comme candidate.
Podemos rejoint la liste d'ERC en Catalogne
Podemos a annoncé le 12 octobre qu'il ne présenterait pas de candidature propre en Catalogne aux élections générales du 29 novembre et contribuerait à la liste d'Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), conduite par son porte-parole au Congrès Gabriel Rufián. Des membres de Podemos figureront sur les listes d'ERC dans les quatre circonscriptions catalanes, sans que les articles précisent les positions qu'ils occuperont. Irene Montero, secrétaire politique de Podemos et députée européenne, a indiqué qu'elle et Rufián travailleraient en équipe à l'échelle de l'Espagne, sans que cet accord aille jusqu'à une coalition commune pour l'ensemble du pays. Montero n'a pas expliqué pourquoi l'accord avec ERC avait été conclu sans accord équivalent avec les Comuns, l'homologue de Podemos en Catalogne. Les délais d'enregistrement des coalitions expirent dans quelques jours, et Montero a justifié l'annonce par le calendrier serré et par ce qu'elle a présenté comme les attentes des électeurs envers les partis.
- Podemos annonce qu'il ne présentera pas de candidature propre en Catalogne et contribuera à la liste d'ERC conduite par Gabriel Rufián
- Les partis du Frente Amplio proposent Ada Colau comme candidate à la présidence du gouvernement
- Irene Montero écarte l'adhésion au Frente Amplio et déclare que Podemos travaillera en équipe avec Rufián à l'échelle de l'Espagne
Montero écarte l'adhésion au Frente Amplio
Le Frente Amplio, formé par Movimiento Sumar, les Comuns, Más Madrid et Izquierda Unida, a proposé le 12 octobre l'ancienne maire de Barcelone Ada Colau comme candidate à la présidence du gouvernement, selon un communiqué publié après une réunion cet après-midi-là. Montero, interrogée sur Cadena SER et sur TVE, a refusé de dire si Podemos rejoindrait cette candidature. Invitée à réagir à la porte ouverte du Frente Amplio, elle a déclaré ne pas aimer ce type de débat et ne pas vouloir continuer à tourner dans ce qu'elle a appelé une « boucle infinie ». Sa réponse lors de l'entretien sur Cadena SER a été brève.
Je préfère mon silence parce que je pense que c'est ce qui peut le mieux contribuer à ce que les choses se passent bien.
Montero a soutenu que l'avenir de la gauche espagnole devait se décider par des primaires, et a affirmé que lorsqu'un accord existerait, il serait annoncé, ajoutant que les conversations sur l'unité étaient permanentes.
Le Frente Amplio et les critiques au sein de la gauche
Verónica Martínez Barbero, co-coordinatrice de Movimiento Sumar, a déclaré qu'elle croyait toujours que Podemos rejoindrait le Frente Amplio. Interrogée sur Telecinco, elle a dit :
Le Frente Amplio, c'est l'unité de la gauche, et évidemment toutes les organisations politiques qui veulent y participer sont invitées, Podemos compris.
Barbero a également critiqué le revirement de Rufián, qui a placé ERC avant une alliance de forces nationalistes et progressistes, et a rappelé qu'aux élections générales du 23 juillet 2023, aucun accord n'avait été trouvé avant le dernier moment. L'ancienne consellera d'ERC Montse Bassa a déclaré à 3Cat le 13 octobre que le parti aurait pu consulter sur cette décision. Elle a dit avoir du mal à comprendre que Podemos figure sur la liste d'ERC alors que Rufián fait campagne hors de Catalogne.
Le message de Rufián et les questions en suspens
Rufián a répondu dans une publication sur X, affirmant qu'il ne contribuerait à la série turque de personne et ne critiquerait personne, quelle qu'en soit l'envie. Il a écrit que tout ce qui serait publié ou dit de contraire à la coopération qu'il décrit n'était que mensonge, et qu'il restait du temps. Il a aussi demandé moins de fuites et un travail plus discret pour parvenir à des accords. Selon La Razón, les discussions visant à réunifier la gauche alternative restent bloquées, les partis s'accordant sur la nécessité d'éviter une dispersion des voix mais divergeant sur la direction et sur les conditions d'élaboration des listes. Podemos continue de réclamer des primaires, tandis que le Frente Amplio privilégie la négociation d'une candidature commune. Montero a déclaré que les discussions se poursuivraient :
Nous allons continuer à parler et à essayer toutes les formes de collaboration.


