
Le PSOE et Frente Amplio se rencontrent dimanche pour tester une liste commune de gauche au Sénat avant l'échéance du 16 octobre
Les socialistes et Frente Amplio, la nouvelle marque de Sumar, doivent se rencontrer dimanche pour explorer une alliance au Sénat face à la majorité absolue du PP. Ces discussions interviennent après que Pedro Sánchez a convoqué des élections générales pour le 29 novembre.
Une réunion dimanche sur une liste commune au Sénat
Le Parti socialiste espagnol (PSOE) et des représentants de Frente Amplio, la nouvelle marque de Sumar, doivent se rencontrer dimanche pour étudier une éventuelle candidature commune au Sénat. Des sources de Frente Amplio ont confirmé les contacts à La Razón sans considérer aucun résultat comme acquis, et un responsable de haut rang a déclaré « Veremos qué nos dicen y decidiremos qué hacemos ». Les socialistes souhaitent un accord plus large qui couvrirait aussi les listes pour le Congrès des députés, une étape qui, selon eux, faciliterait une première place au prochain scrutin. Au sein de Ferraz, des responsables admettent que la tâche est « muy difícil » mais disent comprendre pourquoi leurs partenaires ne reculeront pas sur certains points à travers l'Espagne. La Vanguardia décrit des discussions à leurs premiers pas et pleines de difficultés, même si elles ont déjà commencé.
Pourquoi l'arithmétique du Sénat compte
Le PP détient la majorité absolue au Sénat, qu'il a utilisée, selon des sources socialistes, pour créer des commissions d'enquête sur des affaires de corruption touchant le PSOE, dont le « caso Koldo ». Le PP a également convoqué l'ancien ministre José Luis Ábalos, son ancien conseiller Koldo García, l'ancien numéro trois du parti Santos Cerdán et le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez lui-même, ce dernier le 30 octobre 2025. Des sources socialistes rappellent que lors des élections sénatoriales, le parti qui remporte une province obtient trois des quatre sièges élus directement, le deuxième parti obtient le quatrième, et les voix pour d'autres listes sont perdues, de sorte qu'une liste commune de gauche pourrait modifier l'équilibre. Lors du scrutin de juillet 2023, sur les 208 sénateurs choisis directement par les électeurs, 120 sont allés au PP et 73 au PSOE, tandis que ni Vox ni Sumar n'ont obtenu de siège par cette voie. El Mundo propose une simulation dans laquelle une liste unique PSOE-Sumar aurait remporté 116 sièges contre 81 pour le PP, même si le modèle suppose que les électeurs de Sumar auraient choisi les trois candidats dans chaque circonscription.
- PP
- 120 sièges
- PSOE
- 73 sièges
Calendrier et échéance du 16 octobre
Sánchez a annoncé l'élection anticipée lundi, fixant le scrutin général au 29 novembre, et il a lié cette convocation à la composition du Parlement. Il a déclaré :
Je suis convaincu que si la majorité du Parlement tourne le dos aux citoyens, les citoyens doivent élire un nouveau Parlement. Nous avons besoin d'un Parlement avec une majorité différente, beaucoup plus large, et c'est la raison de cette convocation électorale.
Les socialistes ont jusqu'au 16 octobre pour décider, date limite du calendrier électoral pour le dépôt des coalitions. Frente Amplio doit encore choisir le candidat qu'il présentera pour le scrutin du 29 novembre et régler ses alliances avant qu'une liste commune au Sénat puisse prendre forme. La réunion de dimanche intervient avant cette échéance.
- Pedro Sánchez annonce des élections générales anticipées pour le 29 novembre
- Le PSOE et Frente Amplio se rencontrent pour discuter d'une liste commune au Sénat
- Date limite de dépôt des candidatures de coalition
- Élections générales
Pression de la société civile et doutes à gauche
Plus tôt cette semaine, une initiative de la société civile, « Senadoras y senadores por la Democracia », a appelé à une liste commune de gauche pour le Sénat lors du scrutin du 29 novembre, avec le soutien de l'écrivaine Elvira Lindo, du chanteur Víctor Manuel et de l'acteur Pepe Viyuela. Des secteurs de Sumar et de ses alliés parlementaires veulent explorer cette voie, mais des sources indiquent que la clé est la volonté du PSOE. D'autres voix jugent un accord difficile, compte tenu du calendrier serré et du fait que les partis de gauche alternatifs négocient encore leur mode de candidature au Congrès. Le ministre des Transports Óscar Puente a par ailleurs partagé sur X un guide d'un utilisateur anonyme soutenant que, selon la loi D'Hondt, un vote ne compte pas de la même manière partout, et appelant les électeurs de gauche des petites circonscriptions comme Cuenca à soutenir le PSOE seul.


