Conflits · Washington, D.C., Bandar Abbas et Manama

Les prix du pétrole reviennent à leur niveau d'avant-guerre alors que le détroit d'Ormuz rouvre, mais l'Iran met en garde sur la navigation

Le brut Brent est tombé à 72 dollars le baril et le WTI à 69 dollars jeudi, effaçant tous les gains liés à la guerre, alors que le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz approchait les niveaux d'avant l'invasion. Mais les Gardiens de la révolution iraniens ont averti les navires de suivre les routes de Téhéran, et le FMI a mis en garde sur le fait que la normalisation complète du commerce prendra du temps.

Texte IA fondé sur les articles de The Wall Street Journal, Le Temps, N-tv et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Washington, D.C., Bandar Abbas, Manama · États-Unis, Iran, Bahreïn
Comment on en est arrivé là
  1. 14 juinLe président Trump conclut un accord préliminaire de 60 jours avec l'Iran
  2. 23 juinLe plan d'évacuation de l'OMI commence ; 57 navires transitent par le détroit
  3. 25 juinLes prix du pétrole reviennent aux niveaux d'avant-guerre ; l'Iran avertit les navires sur les routes

Les prix du pétrole effacent la prime de guerre

Le brut Brent s'échangeait à 72,24 dollars le baril jeudi, en dessous de son niveau d'avant-guerre, tandis que le WTI tombait à 69 dollars, en baisse de 30% par rapport au début juin. Ce déclin fait suite à l'accord préliminaire de 60 jours entre les États-Unis et l'Iran et à la réouverture progressive du détroit d'Ormuz. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a déclaré qu'au moins 20 millions de barils avaient quitté le détroit en 24 heures, se rapprochant des volumes d'avant-guerre. Le FMI a noté que les prix de l'urée, des engrais et des métaux de base ont également baissé avec la reprise des expéditions dans le Golfe.

« Cela signifie donc qu'il faudra un certain temps avant que nous... revenions à un état normal, et bien sûr cela suppose que le cessez-le-feu reste en place. »

Julie Kozack, porte-parole du FMI

Le trafic reprend dans le détroit mais l'Iran affirme son contrôle

Selon les données de l'Organisation maritime internationale, 57 navires transportant environ 1 100 marins ont transité par le détroit depuis le 23 juin dans le cadre d'un plan d'évacuation coordonné avec Oman. Cependant, les Gardiens de la révolution iraniens ont rejeté les nouvelles routes maritimes annoncées non coordonnées avec Téhéran comme inacceptables et dangereuses, et ont averti les navires de suivre les chemins désignés par l'Iran. Cet avertissement est intervenu après qu'Oman a annoncé des voies temporaires avec l'agence maritime de l'ONU.

Diplomatie et pression intérieure

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, s'exprimant à Bahreïn, a déclaré que les États-Unis poursuivaient une paix durable et que Téhéran ne serait pas autorisé à imposer des frais aux navires utilisant le détroit. Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr bin Hamad Al Busaid, a fait écho que les futurs arrangements ne devraient pas impliquer de péages. Pendant ce temps, le président Trump a fait face à des critiques républicaines chez lui et s'est affronté avec le sénateur Bill Cassidy peu de temps avant que l'administration ne demande des dizaines de milliards de dollars pour l'effort de guerre.

« La réalité est qu'aucun pays au monde n'a le droit de facturer l'utilisation des voies navigables internationales. Et cela ne sera jamais une condition acceptable d'un accord. »

Marco Rubio, secrétaire d'État américain

Inflation et perspectives économiques

Le chef économiste d'ING, Carsten Brzeski, a déclaré que la baisse des prix du pétrole était plus rapide que prévu et supprimerait davantage de pressions inflationnistes. Il s'attend désormais à ce que l'inflation allemande atteigne un pic à 3,7% en septembre, avec une moyenne annuelle de 3,1%, en baisse par rapport aux prévisions antérieures. Cependant, il a prévenu que les mines doivent encore être déminées dans l'eau et que les navires doivent être assurés. Les prix du carburant à la pompe devraient augmenter à nouveau lorsqu'un allègement fiscal temporaire expirera à la fin du mois, et les tarifs aériens restent élevés malgré l'atténuation de la crise du carburéacteur.

« Montée en fusée, descente en plume. »

Carsten Brzeski, chef économiste d'ING pour l'Allemagne
Prix du brut WTI pendant le conflit iranien$/barrel
2026-02-27
67 $/barrel
2026-03-15
119 $/barrel
2026-06-01
98 $/barrel
2026-06-25
69 $/barrel

Données tirées du texte de l’article

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