
La police roumaine mène 21 perquisitions dans 11 départements après les violences de la manifestation de Bucarest
Les policiers ont exécuté mercredi 21 mandats de perquisition et 21 convocations à Bucarest et dans 11 départements roumains, dans le cadre d'une enquête sur les violences lors de la manifestation d'agriculteurs du 15 septembre.
Des perquisitions coordonnées dans douze juridictions
Les policiers de Bucarest ont procédé à 21 perquisitions à domicile et exécuté 21 mandats d'amener au matin du 7 octobre dans la capitale roumaine et 11 départements distincts. L'opération coordonnée visait des personnes à Bucarest ainsi que dans les départements de Giurgiu, Călărași, Teleorman, Argeș, Brăila, Maramureș, Galați, Sălaj, Mureș, Brașov et Iași. L'action a été menée par des enquêteurs du Service des groupes criminels violents et du Service central d'investigation criminelle de la Direction générale de la police de Bucarest. Le soutien régional est venu des inspectorats départementaux de police de Teleorman, Argeș, Brăila, Maramureș, Galați, Sălaj, Mureș, Brașov et Iași, ainsi que des unités d'intervention tactique spécialisées de l'Inspection générale de la gendarmerie roumaine. L'ensemble de l'opération s'est déroulée sous la coordination et le contrôle juridiques de procureurs du parquet près le tribunal de Bucarest.
Des affrontements violents lors de la manifestation de septembre
L'enquête pénale porte sur les incidents graves survenus lors de la manifestation du 15 septembre organisée par des éleveurs et des bergers sur la Piața Victoriei, à Bucarest, devant le bâtiment du gouvernement. Selon les enquêteurs, une partie des participants s'est montrée agressive et a lancé des objets dangereux vers les cordons de sécurité, notamment des bordures de trottoir, des bouteilles en verre, des barrières métalliques mobiles et des artifices pyrotechniques. Outre le jet de projectiles, des manifestants agressifs se sont livrés à des agressions physiques directes contre les forces de l'ordre, frappant plusieurs gendarmes à coups de poing, de pied et de bâton. Les manifestants ont également endommagé un véhicule spécialisé de la gendarmerie et saccagé divers autres équipements des forces d'intervention.
La police de Bucarest a détaillé les premiers constats et les menaces dirigées contre les agents lors de la manifestation sur la place.
Le 15 septembre 2026, dans le contexte de la manifestation organisée sur la Piața Victoriei, certains participants ont commis des actes de violence et proféré des menaces à l'encontre des gendarmes exerçant leurs fonctions.
- Affrontements entre manifestants, gendarmes et journalistes sur la Piața Victoriei
- La police exécute 21 perquisitions et 21 convocations à Bucarest et dans 11 départements
Agressions physiques contre des journalistes et qualifications pénales
Les responsables de l'application de la loi ont confirmé que les violences de la Piața Victoriei ne se sont pas limitées aux affrontements avec la gendarmerie. Le dossier indique que des manifestants violents s'en sont pris aux équipes de presse couvrant le rassemblement, agressant physiquement deux salariés d'une organisation de presse qui exerçaient leurs fonctions sur place. La procédure pénale en cours couvre plusieurs infractions au droit roumain, notamment l'incitation publique, les violences contre des agents publics, l'atteinte à l'ordre et à la tranquillité publics, la destruction de biens et les coups et blessures ou autres actes de violence.
La police de Bucarest a confirmé la portée précise de l'enquête concernant les violences contre des journalistes sur place.
Dans le même temps, certains des auteurs ont exercé des violences physiques contre deux salariés d'un groupe de presse, présents sur place pour exercer leurs fonctions.
Mesures de détention préventive et audiences judiciaires
Avant les opérations de mercredi, les autorités judiciaires avaient déjà prononcé 38 mesures préventives à l'encontre de suspects identifiés dans le cadre de la manifestation de septembre. Les décisions de justice ont placé 28 suspects en détention provisoire pour des périodes de 30 jours, ordonné l'assignation à résidence de six personnes pour 30 jours et placé quatre autres suspects sous contrôle judiciaire. Les suspects placés en garde à vue lors des 21 perquisitions du 7 octobre sont conduits directement au siège de la police Beldiman, à Bucarest. Après l'enregistrement administratif initial à Beldiman, chaque personne sera transférée successivement au parquet près le tribunal de Bucarest pour un interrogatoire formel et la détermination de nouvelles mesures préventives.
- Détention provisoire de 30 jours
- 28 personnes
- Assignation à résidence
- 6 personnes
- Contrôle judiciaire
- 4 personnes
