Jeudi 22 octobre, des agents de la Guardia Civil ont perquisitionné des sites utilisés par No Name Kitchen et Brigadas de Apoyo Mutuo à Ceuta, dont un immeuble de la calle Argentina et un local industriel du parc d'El Tarajal.
Une décision de justice citée par El País mentionne huit personnes mises en cause, au moins deux témoins affirmant avoir reçu du gaz poivré et des couteaux dans les locaux.
ABC fait état d'un homme et d'une femme arrêtés, l'un d'eux se trouvant au Maroc, tandis que La Vanguardia rapporte l'arrestation d'un membre d'une ONG. eldiario.es et El País ne signalent aucune garde à vue.
Selon ABC, six personnes sont recherchées pour témoigner dans l'enquête sur l'incitation présumée de migrants à attaquer les forces de l'ordre.
No Name Kitchen affirme que des agents ont enfoncé sa porte sans frapper et qualifie la perquisition de volet d'une campagne de criminalisation, les deux groupes rejetant les accusations.
Jeudi 22 octobre, des agents de la Guardia Civil ont perquisitionné des locaux utilisés par deux associations d'aide de Ceuta, No Name Kitchen et Brigadas de Apoyo Mutuo. L'opération a débuté tôt le matin, avec des dizaines d'agents mobilisés et une dizaine de fourgons autour de l'une des habitations, selon eldiario.es. El País indique que les sites perquisitionnés étaient un immeuble de la calle Argentina, utilisé par No Name Kitchen comme bureau et logement, et un local industriel du parc d'El Tarajal utilisé par Brigadas de Apoyo Mutuo. D'autres médias situent les perquisitions dans le secteur d'Almadraba et dans la zone industrielle de Tarajal. Les agents recherchaient des militants précis, qui n'ont pas été trouvés, selon eldiario.es. Les perquisitions ont été autorisées par une décision de justice et l'opération était toujours en cours au moment de la publication.
L'enquête porte sur un projet présumé de distribution de gaz poivré et d'armes blanches à des migrants présents à Ceuta depuis l'entrée massive de fin juillet, dans le but, selon les accusations, de les faire servir contre des policiers et des militaires. Selon la décision de justice citée par El País, huit personnes sont mises en cause. Les infractions examinées sont la détention et la distribution d'instruments dangereux, auxquelles des produits stupéfiants pourraient s'ajouter. Au moins deux témoins ont déclaré aux enquêteurs, indépendamment l'un de l'autre, avoir reçu dans ces locaux des objets, dont du gaz poivré et des couteaux. Un témoin désigne une personne précise qui lui a remis un couteau, et les enquêteurs ont saisi un couteau et une bombe aérosol qu'un témoin dit avoir reçus sur place. Le magistrat a écrit que les éléments dépassent la simple suspicion et qu'il existe des motifs suffisants de penser que des objets liés à une infraction pénale peuvent se trouver dans le bâtiment.
Les informations sur les gardes à vue divergent. ABC rapporte qu'un homme et une femme ont été arrêtés dans cette affaire, l'un d'eux se trouvant au Maroc, et que six personnes sont recherchées pour être entendues comme témoins. La Vanguardia indique qu'un membre de No Name Kitchen a été arrêté et que trois hommes migrants ont été emmenés dans des locaux de police pour être identifiés. eldiario.es et El País rapportent qu'aucune personne n'a été placée en garde à vue, et El País ajoute que l'opération n'a donné lieu à aucune arrestation.
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No Name Kitchen a déclaré dans un communiqué que des agents ont enfoncé la porte de ses locaux sans frapper ni prévenir, et que des membres de l'équipe ont été plaqués au sol et menottés. L'association décrit ainsi ses membres :
« Ce sont des bénévoles et des défenseurs des droits humains qui accomplissent un travail humanitaire de base : distribution de nourriture, soins des blessures et accompagnement juridique des personnes en situation de vulnérabilité. »
L'organisation qualifie aussi la perquisition de volet d'une campagne de criminalisation contre un groupe qui rend souvent publics des abus présumés des forces de l'ordre envers des migrants. Elle affirme avoir été visée ces deux derniers mois par des diffamations et des canulars portant sur du gaz poivré et des explosifs, qu'elle considère déjà démentis. Selon El País, No Name Kitchen et Brigadas de Apoyo Mutuo rejettent les accusations et affirment que leur travail se limite à l'aide humanitaire et à la documentation de possibles violations des droits.
L'opération est toujours en cours. Les enquêteurs cherchent six personnes à entendre comme témoins, et la décision de justice couvre huit personnes mises en cause. Les sources ne s'accordent pas encore sur l'existence de gardes à vue.
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Les agents de la Guardia Civil ont perquisitionné jeudi 22 octobre les locaux de deux associations d'aide de Ceuta, dans le cadre d'une enquête visant à déterminer si des migrants ont été incités à attaquer les forces de l'ordre. Les sources divergent sur l'existence de personnes placées en garde à vue.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, eldiario.es, EL PAÍS et d’autres médias. Publié .