Sécurité · Miheşu de Câmpie

Le fugitif roumain Emil Gânj condamné à perpétuité pour le meurtre et l’incendie de son ex-compagne, l’État devra verser plus de 500 000 € de dommages et intérêts

Un tribunal roumain a définitivement condamné Emil Gânj à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre brutal de son ex-compagne, dont il a incendié le corps. Gânj est en fuite depuis près d’un an, et l’indemnisation de plus de 500 000 € accordée à la famille pourrait incomber à l’État.

Texte IA fondé sur les articles de G4Media.ro, Digi24, Libertatea et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Miheşu de Câmpie · Roumanie
Comment on en est arrivé là
  1. 1 juil.Gânj tue son ex-compagne et incendie la maison ; il prend la fuite (date approximative)
  2. 19 maiLe tribunal de Mureș le condamne par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité
  3. 11 juinLa sentence devient définitive après l’expiration du délai d’appel ; Gânj toujours en fuite

Le crime et le verdict

À l’été 2025, Emil Gânj s’est introduit de force au domicile de son ex-compagne, âgée de 23 ans, à Miheşu de Câmpie, dans le județ de Mureș. Malgré une ordonnance de protection lui interdisant de l’approcher, il l’a agressée et tuée, puis a incendié la maison pour tenter de dissimuler le corps. Le tribunal de Mureș l’a reconnu coupable de meurtre aggravé, de destruction, de profanation de cadavre, de violation de domicile et de non-respect de l’ordonnance de protection. Le 19 mai 2026, la cour l’a condamné par contumace à la perpétuité, la peine la plus lourde prévue par le droit roumain.

« Le délai d’appel a expiré et la sentence de première instance est devenue définitive faute d’appel. »

Adrian Cuculis

Un fugitif en cavale

Gânj n’a pas passé un seul jour en détention depuis les faits. Il a disparu peu après le meurtre et est en fuite depuis près d’un an, malgré des mandats d’arrêt nationaux et internationaux. L’intégralité du procès s’est déroulée en son absence, et la peine définitive ne le met toujours pas derrière les barreaux.

L’État devrait assumer l’indemnisation

Le tribunal a accordé à la famille de la victime plus de 500 000 € de dommages et intérêts moraux. Cependant, Gânj ne possédant aucun actif ni revenu à son nom, l’indemnisation devrait être prise en charge par l’État roumain. L’avocat Adrian Cuculis a indiqué que la famille prévoyait de poursuivre l’État par une procédure distincte, estimant que les autorités n’avaient pas protégé la victime malgré l’ordonnance de protection en vigueur.

« Les dommages et intérêts seront supportés par l’État roumain, car il ne possède absolument rien à son nom. »

Adrian Cuculis

Détails de la peine

Outre la perpétuité, la cour a prononcé plusieurs peines concurrentes : sept ans pour destruction, trois ans pour profanation de cadavre, trois ans pour violation de domicile et cinq ans pour non-respect de l’ordonnance de protection. Gânj est également interdit de fonctions publiques, de port d’armes, d’approcher les proches de la victime à moins de 100 mètres et de pénétrer dans la localité de Miheşu de Câmpie.

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Sources et contexte

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