
L'agent de la PSP Bruno Pinto condamné à trois ans et demi de prison avec sursis pour le meurtre d'Odair Moniz à Cova da Moura
Le tribunal de Sintra a établi qu'Odair Moniz n'était pas armé lorsqu'il a été abattu lors d'une poursuite policière en octobre 2024, tout en assortissant la peine de prison de l'agent d'un sursis.
La fusillade à Cova da Moura
Odair Moniz, 43 ans, a été tué aux premières heures du 21 octobre 2024 dans le quartier de Cova da Moura à Amadora. Deux coups de feu ont été tirés par l'agent de la PSP Bruno Pinto à la suite d'une infraction routière et d'une course-poursuite. Le ministère public a soutenu tout au long du procès qu'aucun élément ne prouvait que Moniz portait un couteau ou qu'il avait tenté d'attaquer l'agent avec une lame.
Les conclusions du tribunal
Le collège de juges de Sintra a statué que Moniz ne possédait pas de couteau au moment des faits. Bien que l'acte de l'agent puisse être perçu comme de la légitime défense, le tribunal a relevé "une disproportion qui ne peut être ignorée".
Ni le collègue qui l'accompagnait, ni les autres témoins, personne n'a vu de lame, ni de couteau au moment où les coups de feu ont été tirés.
Le tribunal a également conclu à une légitime défense, mais avec un excès de moyens. Le verdict, lu cet après-midi, a précisé que la peine devait être "particulièrement atténuée".
- Odair Moniz est abattu de deux balles par l'agent de la PSP Bruno Pinto lors d'une poursuite à Cova da Moura.
- Le tribunal de Sintra reconnaît Bruno Pinto coupable d'homicide et prononce une peine de trois ans et demi avec sursis.
Les positions de la défense et de l'accusation
L'avocat de la défense, Ricardo Serrano Vieira, avait plaidé l'acquittement, arguant que l'agent avait agi en état de légitime défense dans une situation agressive à haut risque. Il a maintenu que les preuves présentées au tribunal n'excluaient pas cette possibilité. L'accusation, à l'inverse, a requis une condamnation pour homicide et a demandé que l'agent soit interdit d'exercer au sein de la PSP.
La peine
Bruno Pinto a été condamné lundi à trois ans et six mois de prison, intégralement assortis d'un sursis. Le tribunal a retenu la plupart des faits de l'acte d'accusation et a déclaré qu'il existait "une preuve abondante qu'Odair ne portait aucun couteau".


