Gouvernement · Cardiff, Londres et Dublin

Les dirigeants nationalistes d'Écosse, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord signent un pacte exigeant l'autodétermination vis-à-vis du Royaume-Uni

Les dirigeants de l'Écosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord ont signé un accord commun à Cardiff déclarant que Westminster ne peut pas bloquer de futurs référendums sur l'indépendance.

Texte IA fondé sur les articles de BBC, Le Parisien, Al Jazeera Online et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

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Cardiff, Londres, Dublin · Royaume-Uni, Irlande
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  1. mai 2026Plaid Cymru remporte les élections régionales au Pays de Galles
  2. 12 sept.Le président américain Donald Trump soutient la dissolution du Royaume-Uni lors d'une visite en Irlande
  3. 14 sept.Les dirigeants de l'Écosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord signent un pacte d'autodétermination à Cardiff

Déclaration conjointe à Cardiff

Les dirigeants des partis nationalistes au pouvoir en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord se sont réunis dans la capitale galloise de Cardiff lundi pour signer un mémorandum d'accord conjoint affirmant leur droit à l'autodétermination. La réunion a rassemblé le premier ministre écossais John Swinney (Parti national écossais), le premier ministre gallois Rhun ap Iorwerth (Plaid Cymru) et la première ministre d'Irlande du Nord Michelle O'Neill, accompagnée de la présidente du parti Mary Lou McDonald (Sinn Féin). Les dirigeants ont signé le document en tant que chefs de parti plutôt qu'en tant que responsables gouvernementaux, lançant un défi formel à l'administration centrale à Londres.

« Andy Burnham sera le dernier Premier ministre du Royaume-Uni, car le peuple écossais, si on lui donne le choix de l'indépendance lors d'un référendum, choisira cette option. »

John Swinney, premier ministre de l'Écosse et chef du Parti national écossais

Dévolution et voies constitutionnelles divergentes

La réunion de Cardiff est la première fois depuis le début du processus de dévolution en 1999 que des partis indépendantistes détiennent simultanément le pouvoir dans les trois administrations dévolues du Royaume-Uni. Les parlements dévolus supervisent les services publics régionaux, notamment la santé, l'éducation, le logement, les transports, la réglementation environnementale et certains pouvoirs fiscaux. Le texte conjoint souligne qu'aucun gouvernement de Westminster n'a le droit de bloquer la démocratie ou d'empêcher les populations locales de décider de leur propre avenir, affirmant que l'avenir à long terme des trois nations se trouve au sein de l'Union européenne.

Malgré la déclaration unifiée, chaque parti poursuit des mécanismes et des calendriers distincts pour quitter l'union. Swinney continue d'exiger un deuxième référendum après que l'Écosse a voté pour rester au Royaume-Uni en 2014. Le Sinn Féin maintient sa pression pour un référendum frontalier visant à fusionner l'Irlande du Nord avec la République d'Irlande. Au Pays de Galles, où Plaid Cymru a remporté les élections régionales en mai, ap Iorwerth a refusé de fixer un calendrier référendaire, acceptant que chaque nation détermine sa propre voie selon son propre calendrier. Outre les déclarations constitutionnelles, les dirigeants ont établi des partenariats politiques pratiques dans les domaines des énergies renouvelables, du développement économique et de l'engagement européen direct, l'Écosse et le Pays de Galles préparant un accord de coopération bilatéral distinct.

Réactions politiques à Londres, Dublin et Washington

L'initiative a été condamnée par des figures de l'opposition et du gouvernement à l'échelle du Royaume-Uni. Des représentants du Parti travailliste et du Parti réformiste ont critiqué la réunion, accusant Plaid Cymru de tenter de démanteler l'union. Le sommet de Cardiff a eu lieu deux jours après que le président américain Donald Trump a approuvé la dissolution du Royaume-Uni lors d'une visite en Irlande samedi, déclarant qu'une rupture serait une excellente chose.

McDonald a défendu les déclarations de Trump devant les journalistes, soulignant la sympathie traditionnelle des Américains pour la réunification irlandaise. À Dublin, le Premier ministre irlandais Micheál Martin (Fianna Fáil) a rejeté les propositions d'unification accélérée lors d'un entretien sur la radio RTÉ lundi. Martin a mis en garde contre les discours simplistes et a mis en garde contre les références aux positions républicaines des années 1970, faisant référence à la période de conflit où l'Armée républicaine irlandaise provisoire a tué près de 1 800 personnes avant son cessez-le-feu de 1997.

« Je crois en l'unité irlandaise, mais je veux une unité irlandaise qui fonctionne. Cela demande un travail acharné. Je ne suis pas adepte des discours simplistes. »

Micheál Martin, premier ministre d'Irlande et chef du Fianna Fáil

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