L'Iran ferme le détroit d'Ormuz après avoir tiré sur un navire ; les États-Unis ripostent par des frappes aériennes
Les Gardiens de la révolution de Téhéran ont interrompu tout passage par le détroit d'Ormuz tôt dimanche après avoir touché un navire marchand avec des tirs de sommation, déclenchant de nouvelles frappes aériennes américaines et des salves de missiles iraniens contre les voisins du Golfe.
Un navire arrêté et un détroit fermé
Dimanche matin, le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a tiré des coups de semonce sur un navire marchand traversant ce qu'il appelait une « route non autorisée » à travers le détroit d'Ormuz. Le navire a été touché et contraint de s'arrêter, et son équipage a abandonné le navire alors que les flammes se propageaient sur le pont, a rapporté France 24. En quelques heures, les Gardiens ont publié une déclaration reprise par les médias d'État déclarant la voie navigable fermée « jusqu'à nouvel ordre et jusqu'à la fin des interventions américaines dans cette région », affirmant qu'« aucun navire ne sera autorisé à la traverser ». Cette action fait suite à plusieurs jours de tensions et d'escarmouches accrues et marque la deuxième fois que l'Iran ferme le détroit depuis la reprise de la confrontation entre les États-Unis et l'Iran.
Les États-Unis ripostent par des frappes aériennes
Les forces américaines ont frappé des cibles à l'intérieur de l'Iran peu après l'annonce. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré aux journalistes que l'Iran avait « fait un mauvais choix » en tirant sur le navire marchand.
L'Iran a fait un mauvais choix. Maintenant, ils paient.
Le Pentagone a confirmé que des avions américains avaient attaqué des cibles militaires à l'intérieur de l'Iran mais a refusé de nommer les sites ou d'évaluer les dégâts. Hegseth a ajouté que les frappes étaient une réponse directe à l'attaque du navire et que d'autres actions suivraient si le blocus persistait, marquant une escalade sévère après des semaines d'échanges de moindre intensité dans la région.
L'Iran frappe les voisins du Golfe
Alors même que les bombes américaines tombaient, l'Iran a lancé une salve de missiles et de drones sur ses voisins du Golfe. Le correspondant de France 24 à Téhéran, Siavosh Ghazi, a décrit le barrage comme une riposte directe aux attaques américaines, notant qu'il s'agissait de la première frappe de ce type contre ces États dans la phase actuelle du conflit. Les Gardiens de la révolution ont également menacé de viser les bases américaines dans le Golfe, attisant les craintes d'un conflit régional plus large.
- Les Gardiens de la révolution tirent des coups de semonce sur un cargo sur une 'route non autorisée' ; le navire est touché et arrêté, l'équipage abandonne le navire en flammes.
- Les Gardiens déclarent Ormuz fermé 'jusqu'à nouvel ordre et jusqu'à la fin des interventions américaines' ; aucun navire autorisé à traverser.
- L'armée américaine bombarde des cibles à l'intérieur de l'Iran ; le secrétaire à la Défense Pete Hegseth déclare que l'Iran a 'fait un mauvais choix' et 'maintenant, ils paient'.
- L'Iran tire des missiles et des drones sur les voisins du Golfe en représailles directes aux frappes américaines.
Pas d'issue claire
La fermeture du détroit d'Ormuz, un goulet d'étranglement pour les expéditions énergétiques mondiales, est désormais explicitement liée au retrait des forces américaines de la région. Aucun canal diplomatique n'étant actif et les deux camps échangeant des tirs, le cycle d'action et de réaction semblait devoir s'aggraver. Le gouvernement iranien n'a fait aucun commentaire au-delà de l'annonce des Gardiens, et Washington a laissé entendre qu'il y aurait d'autres opérations si le blocus n'était pas levé.

