
Népal : les secouristes recherchent 100 ouvriers piégés dans les tunnels de l'inondation de la Trishuli
L'armée népalaise a déployé des hélicoptères pour localiser plus de 100 ouvriers piégés dans un tunnel de barrage hydroélectrique après une inondation qui a tué au moins 584 personnes.
Opérations de sauvetage dans le tunnel du barrage de Trishuli
Les équipes de secours de l'armée népalaise ont déployé deux hélicoptères sur le site de construction du barrage hydroélectrique de Trishuli, dans le district de Rasuwa, vendredi 28 août, pour atteindre plus de 100 ouvriers piégés sous terre. Les ouvriers s'étaient réfugiés dans le réseau de tunnels du site mercredi 26 août, lorsqu'un torrent de boue, d'eau, de roches et de glace a déferlé dans la vallée fluviale près de la frontière avec la Chine. Les soldats et le personnel de secours ont rampé sur le ventre dans une épaisse boue pour atteindre les ouvertures des tunnels et en extraire des survivants affaiblis. Le bureau du Premier ministre a indiqué que 350 ouvriers et résidents locaux avaient été évacués du secteur par l'armée. Le porte-parole de l'armée, Raja Ram Basnet, a noté qu'il restait difficile de localiser les entrées obstruées en raison de l'accumulation de limon.
Deux hélicoptères ont été dépêchés sur le site, mais il reste très difficile de localiser les entrées des tunnels.
Témoignages de survivants de la zone sinistrée
Des ouvriers survivants ont décrit la destruction rapide du complexe de construction alors que les eaux de crue déchiraient le corridor fluvial. L'ouvrier Buddha Tamang a déclaré avoir survécu parce qu'il se trouvait à l'intérieur d'un tunnel lorsque la vague a frappé, tandis que les responsables et les autres employés de l'autre côté ont été emportés. Le personnel évacué a été conduit dans un camp de secours temporaire établi par les autorités dans la localité voisine de Bidur. Un autre survivant, Arjun Kumar Tamang, a signalé une destruction importante des infrastructures et des équipements sur le site du barrage. L'ingénieur indien Ananay Sharma a décrit avoir entendu l'effondrement depuis l'intérieur du bâtiment de la centrale avant de s'échapper.
J'étais à la centrale électrique quand j'ai entendu un bruit d'écrasement. Quand je suis sorti, tout avait disparu sauf la rivière.
Bilan humain en hausse et disparus
Le nombre de victimes n'a cessé d'augmenter tout au long du vendredi 28 août, à mesure que les équipes d'urgence pénétraient plus profondément dans la zone sinistrée le long de la rivière Trishuli. Les bilans rapportés allaient de 472 dans les dépêches du matin à 584 vendredi soir, tandis que les estimations du nombre de disparus se situaient entre 1 400 et environ 2 500 personnes à travers le Népal et le Tibet. L'ouvrier évacué Dev Shrestha a déclaré qu'au moins 400 ouvriers étaient présents sur le site mercredi, ajoutant que le nombre de morts dépassait probablement le nombre de personnes sauvées. Les proches des disparus se sont rassemblés pour obtenir des nouvelles de ceux qui étaient piégés sous terre, notamment Sita Adhikari, dont le mari se trouvait dans le tunnel.
Je n'ai aucune nouvelle depuis que j'ai parlé à mon mari ce jour-là à 7 heures du matin. Nous ne savons pas non plus où en sont les efforts pour les sauver.
Risques de lac en amont et aide transfrontalière
En amont dans la vallée, les responsables des services d'urgence ont surveillé un lac de 110 000 mètres carrés formé par les débris de l'inondation qui a obstrué le lit de la rivière. Le lac a commencé à se vider vendredi 28 août, réduisant les risques immédiats de rupture, bien que les autorités aient maintenu des alertes en raison des pluies prévues pour le week-end. En réponse à la crise, le gouvernement indien s'est préparé à envoyer du personnel de secours spécialisé, citant l'expérience passée de l'opération de sauvetage dans le tunnel d'Uttarakhand en 2023 qui avait sauvé 41 ouvriers. Le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Randhir Jaiswal, a déclaré qu'une équipe de reconnaissance serait déployée en premier pour évaluer les conditions sur le terrain.
- Les eaux de crue et les coulées de boue frappent le site de construction du barrage hydroélectrique de Trishuli près de la frontière Népal-Chine.
- L'armée népalaise déploie deux hélicoptères et évacue 350 ouvriers et résidents tout en recherchant les entrées des tunnels.
- Un lac de débris en amont de 110 000 mètres carrés commence à se vider alors que les équipes de secours recherchent plus de 100 ouvriers piégés.


