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Diplomatie·-2 h

Obama sceptique : l'accord iranien de Trump différera-t-il du pacte de 2015, met en garde contre une guerre ouverte

L'ancien président américain a exhorté Washington à épuiser les voies diplomatiques, même pour des accords qui ne résolvent que 80 à 90 % du problème, plutôt que de risquer un conflit ouvert.

Obama exprime ses doutes

Barack Obama a douché les espoirs sur l'idée qu'un éventuel accord américano-iranien pourrait être une amélioration significative par rapport à l'accord nucléaire de 2015 négocié sous sa présidence. Dans un entretien avec ABC News, dont des extraits ont été publiés dimanche, il l'a qualifié de « presque impossible » qu'un nouvel accord « soit substantiellement différent ou constitue une amélioration significative par rapport à l'accord que nous avions initialement. »

Il est presque impossible que tout accord qui émerge soit substantiellement différent ou constitue une amélioration significative par rapport à l'accord que nous avions au départ.

L'accord original « a fonctionné longtemps » avant que les États-Unis ne se retirent, a noté Obama, faisant référence à la décision de Donald Trump en 2018 de se retirer unilatéralement du Plan d'action global commun (JCPOA).

La référence de 2015

Le JCPOA a été signé à Vienne en juillet 2015 après des années de diplomatie multilatérale minutieuse. Il reposait sur un modèle de « restrictions nucléaires en échange d'un allègement des sanctions ». Après le retrait américain et la réimposition de ce que l'administration Trump a appelé une campagne de pression maximale, l'Iran a progressivement franchi toutes les limites, portant l'enrichissement d'uranium à des niveaux proches de 60 %.

La diplomatie plutôt que le bombardement

Obama a présenté le choix comme étant entre des accords imparfaits et une guerre ouverte. Il a fait valoir que dans les crises de politique étrangère, l'impulsion d'imposer des solutions par la force ou le bombardement peut sembler attrayante, mais il est préférable d'explorer des voies diplomatiques et d'accepter des accords qui traitent 80 ou 90 % d'un problème plutôt que rien du tout.

Cela nous rappelle que, face à de nombreux problèmes complexes de politique étrangère, l'idée que nous pouvons simplement imposer notre volonté par la force ou par des bombardements pour trouver des solutions peut parfois sembler attrayante, mais il est préférable de prendre le temps d'explorer les voies diplomatiques et d'épuiser les possibilités de parvenir à des accords qui ne résolvent pas 100 % du problème, mais en résolvent 80, 90 %.

Il a exprimé l'espoir que les bombardements cessent et que les gens ordinaires ne souffrent plus des conséquences de la guerre.

L'annonce de Trump

Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis signeraient un accord avec l'Iran dimanche pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, bien que Téhéran n'ait pas encore confirmé cette affirmation. Ces déclarations interviennent alors que la région reste sur le qui-vive, et l'intervention d'Obama souligne le profond clivage partisan sur la manière de gérer l'Iran, alors même que la perspective d'un nouvel accord émerge.

Washington, D.C. · Téhéran

4 sources

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