
Le PSD exige un changement de politique économique alors que Luca Niculescu ouvre les négociations pour le gouvernement roumain
Le Premier ministre désigné roumain, Luca Niculescu, a ouvert des consultations avec le Parti social-démocrate, dont le dirigeant Sorin Grindeanu a conditionné son soutien parlementaire à des changements de politique économique et à un accord de coalition explicite avec le PNL et l'UDMR.
Premières discussions et conditions de coalition
Le Premier ministre désigné roumain, Luca Niculescu, a ouvert le 8 octobre 2026 les négociations formelles de formation du gouvernement, en rencontrant les dirigeants du Parti social-démocrate (PSD) au siège du parti. À l'issue de la discussion, le président du PSD, Sorin Grindeanu, a déclaré que son parti était prêt à participer au futur exécutif sous certaines conditions. M. Grindeanu a estimé que le mandat de formation aurait dû revenir initialement aux sociaux-démocrates, tout en affirmant que les discussions avec M. Niculescu restaient productives. Le dirigeant du PSD a souligné que les négociations s'articulaient autour de deux axes distincts, séparant les discussions sur l'orientation macroéconomique et sur la structure politique formelle du gouvernement. Il a insisté sur le fait que le soutien du PSD restait subordonné à une responsabilité commune des partenaires de coalition plutôt qu'à des postes gouvernementaux. Sorin Grindeanu a expliqué la position de son parti concernant les nominations ministérielles lors de son point presse.
Dès le départ, j'ai dit au Premier ministre désigné que nous voulions une majorité assumée et que les postes ne nous intéressaient pas.
Orientation économique et mesures sociales
La condition centrale posée par les sociaux-démocrates porte sur un changement immédiat de la politique économique nationale. M. Grindeanu a déclaré que l'orientation actuelle des ajustements macroéconomiques faisait peser une charge excessive sur les retraités, les mères, les enfants et les entreprises nationales. Des spécialistes du PSD ont participé aux négociations pour présenter des projets de politique destinés à relancer l'économie nationale et à enrayer les pertes de revenus. M. Niculescu a indiqué lors de points presse ultérieurs que plusieurs éléments centraux du programme du PSD seraient intégrés au programme gouvernemental. Le Premier ministre désigné a confirmé que les politiques sociales à l'étude comprenaient une indexation prudente des pensions, les détails finaux dépendant des prochaines discussions avec les autres groupes parlementaires. Les deux parties ont convenu de maintenir les groupes de travail techniques en dialogue continu jusqu'à la finalisation du programme politique.
Échéances budgétaires et politique étrangère
M. Niculescu a exposé plusieurs exigences budgétaires pressantes que le futur exécutif doit traiter avant la fin de 2026. Au premier rang de ces priorités figure une rectification du budget national, que le Premier ministre désigné a jugée nécessaire pour éviter des perturbations des paiements de l'État en fin d'année. Le cabinet doit également élaborer le budget de l'État pour 2027 avant les prochaines évaluations des agences de notation souveraine. Sur la politique extérieure, M. Niculescu a évoqué la nécessité de défendre les dotations de la Roumanie au titre des fonds de cohésion et agricoles de l'Union européenne. Il a ajouté que l'administration devait conclure l'adhésion de la Roumanie à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) afin d'encourager les investissements étrangers tout en maintenant les engagements de sécurité à la frontière.
- Luca Niculescu ouvre les négociations gouvernementales avec la direction du PSD à Bucarest
- Le gouvernement prévoit une rectification budgétaire pour éviter des perturbations de paiement en fin d'année
- Le cabinet doit adopter le budget de l'État pour 2027 avant les évaluations des agences de notation
Structure du cabinet et appels interpartis
La structure politique ou technocratique du futur cabinet reste indécise. M. Niculescu a rejeté les suggestions selon lesquelles il pourrait renoncer à son mandat avant de présenter un cabinet au Parlement, précisant qu'il travaillait activement à constituer une équipe gouvernementale fonctionnelle.
Pour l'instant, j'ouvre des portes, je ne me les ferme pas.
M. Niculescu a noté que les représentants du PSD avaient soumis une proposition concernant les compétences ministérielles, saluant Alexandru Nazare comme un ministre compétent et respecté sur la scène internationale, qui a collaboré efficacement avec la Banque nationale et les partenaires de l'OCDE. Pour obtenir le soutien parlementaire, M. Grindeanu a lancé un appel direct au Parti national libéral (PNL) et à l'Alliance démocratique des Hongrois de Roumanie (UDMR) afin qu'ils fassent preuve de maturité politique. Le dirigeant du PSD a averti que son parti rejetterait le projet de gouvernement si le PNL et l'UDMR refusaient de s'engager de manière transparente sur une majorité politique partagée.


