Gouvernement · Jérusalem

Netanyahu avertit qu'un gouvernement soutenu par les partis arabes détruirait Israël avant la décision de Herzog sur le mandat

Benjamin Netanyahu a déclaré qu'un gouvernement s'appuyant sur les partis arabes détruirait Israël de l'intérieur, alors que le président Isaac Herzog s'apprête à désigner le titulaire du mandat dimanche 8 novembre.

Texte IA fondé sur les articles de Ειδήσεις, NewsIT, H Kαθημερινή et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Photo : Avi Ohayon / Government Press Office of Israel, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. 27 oct.Élections législatives
  2. 5 nov.Herzog mène des consultations avec tous les partis
  3. 7 nov.Allocution vidéo de Netanyahu, qui rejette un gouvernement soutenu par les partis arabes
  4. 8 nov.Herzog doit annoncer le titulaire du mandat

L'avertissement de Netanyahu

Benjamin Netanyahu a averti samedi 7 novembre, dans une allocution vidéo, qu'un gouvernement dépendant des partis arabes détruirait l'État d'Israël de l'intérieur. Il a affirmé qu'une telle coalition ferait chuter le pays et a comparé le danger aux troubles que connaissent des pays européens, en pire. Il a accusé les partis arabes de soutenir le terrorisme et de chercher à islamiser Israël. Ses propos reprennent une rhétorique que des responsables politiques occidentaux et des commentateurs d'extrême droite emploient régulièrement, affirmant sans fondement que des parties de l'Europe vivent sous la loi islamique.

Netanyahu a également soutenu qu'un gouvernement s'appuyant sur des voix islamistes ne combattrait pas le Hamas et ne défendrait pas les soldats de Tsahal opérant à Gaza et au Liban. Il a lié ce différend intérieur à l'Iran, affirmant que l'islam radical menace Israël de l'extérieur comme de l'intérieur. Il a évoqué la perspective d'une guerre civile, avertissant que de graves émeutes en Europe, qu'il impute aux islamistes, se répéteraient en Israël si un tel gouvernement était formé.

La course au mandat

Après l'élection du 27 octobre, le président Isaac Herzog doit annoncer dimanche 8 novembre à qui il confiera la formation du prochain gouvernement. Il a mené des consultations avec tous les partis jeudi 5 novembre. Selon des informations de presse, il travaille en coulisses à un gouvernement d'unité nationale. Gadi Eisenkot, qui dirige le parti Yashar et a été chef d'état-major de l'armée, est considéré comme le favori. Lors des consultations, 67 députés l'ont recommandé, contre 46 qui ont recommandé Netanyahu.

Le décompte des recommandations est le signe le plus net de la dynamique en faveur de l'opposition. Eisenkot n'a exclu de travailler ni avec les partis arabes ni avec les partis ultraorthodoxes, et les partis arabes l'ont soutenu pour le mandat.

Députés recommandant chaque candidat pour le mandatdéputés
Gadi Eisenkot
67 députés
Benjamin Netanyahu
46 députés

Données tirées du texte de l’article

L'arithmétique des sièges

La coalition de Netanyahu compte 53 sièges, les partis d'opposition juifs 48 et les partis arabes 19. La Liste commune et Ra'am composent le bloc arabe. Eisenkot a exclu de les inclure dans un gouvernement de coalition, ce qui rend difficile la constitution d'une majorité de gouvernement. Aucun camp n'a obtenu de majorité lors de l'élection du 27 octobre, dans un pays polarisé par le gouvernement d'extrême droite de Netanyahu et trois ans de guerre.

Sièges par bloc après l'élection du 27 octobresièges
Coalition Netanyahu
53 sièges
Partis d'opposition juifs
48 sièges
Partis arabes
19 sièges

Données tirées du texte de l’article

La proposition d'unité de Netanyahu

Netanyahu a appelé à un gouvernement d'unité nationale qui inclurait tous les partis du camp national, tous les partis sionistes désireux de protéger l'État, le Likoud, le Sionisme religieux, Otzma Yehudit et les partis ultraorthodoxes. Il n'a pas précisé qui devrait le diriger. Il a aussi réitéré sa proposition d'un gouvernement élargi sous l'égide du Likoud et de sa propre direction. Son appel exclut les partis arabes qui soutiennent Eisenkot.

La suite

La décision de Herzog dimanche 8 novembre ouvre le prochain cycle de discussions, et un blocage prolongé n'est pas exclu. L'appel à l'unité de Netanyahu et le refus d'Eisenkot d'intégrer les partis arabes au gouvernement laissent l'arithmétique des sièges sans solution. L'annonce de Herzog déterminera quel dirigeant obtient la première chance de former un gouvernement.

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Sources et contexte

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