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En bref
Mardi 20 octobre, Netanyahu a déclaré à la chaîne francophone i24News que la France avait cédé à l'invasion de l'islam extrémiste, sans apporter de preuve à ses affirmations.
Le gouvernement a reconnu des manquements après que près de 1 000 membres des forces de l'ordre ont été blessés et 3 000 commerces pillés lors des troubles commencés samedi 17 octobre.
Des couvre-feux nocturnes ont été instaurés lundi 19 octobre, puis prolongés mardi 20 octobre à Paris et dans d'autres villes. Les autorités ont fait état d'environ 2 400 interpellations.
Le président américain Donald Trump a affirmé que la France était submergée par les migrants, les djihadistes et les communistes, faisant écho aux critiques de Netanyahu.
Des manifestations sont prévues samedi 24 octobre, et Sébastien Lecornu a annoncé un déploiement policier massif pour celles-ci.
- 17 oct.Les manifestations contre le coût de la vie et l'éducation dégénèrent en violences dans plusieurs villes françaises, avec des pillages et des bâtiments incendiés.
- 19 oct.Des couvre-feux nocturnes sont instaurés dans plusieurs grandes villes.
- 20 oct.Netanyahu accorde un entretien à i24News, et les couvre-feux sont prolongés à Paris et dans d'autres villes.
- 24 oct.De nouvelles manifestations sont prévues samedi, avec un déploiement policier massif annoncé.
Les propos de Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que la France avait cédé à l'invasion de l'islam extrémiste, dans un entretien accordé mardi 20 octobre à la chaîne francophone i24News. S'exprimant via la traduction française d'un interprète, il a soutenu que les responsables politiques français ne s'étaient pas préparés à temps et avaient simplement renoncé. Interrogé sur le conseil qu'il donnerait à la France, il a invité les Français à combattre plutôt qu'à apaiser, et à s'attaquer aux extrémistes, sans donner de détails. Il a également affirmé qu'après l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, il avait prévenu le président Emmanuel Macron que si les extrémistes n'étaient pas combattus là-bas, la France les aurait à Paris, et que c'était exactement ce qui se passait. Il n'a présenté aucune preuve à l'appui de cette affirmation.
Émeutes et couvre-feux
Des violences ont éclaté en marge de manifestations nationales samedi 17 octobre contre le coût de la vie et les problèmes du système éducatif. Des milliers de commerces ont été pillés, des mairies et des commissariats attaqués, et plusieurs bâtiments incendiés. Lundi 19 octobre, des couvre-feux nocturnes ont été instaurés dans plusieurs grandes villes, et mardi ils ont été prolongés à Paris et dans d'autres villes. Les autorités ont fait état d'environ 2 400 interpellations et indiqué qu'environ 1 000 policiers et gendarmes avaient été blessés.
Le gouvernement reconnaît des défaillances
Le gouvernement a reconnu des manquements après les troubles, citant près de 1 000 membres des forces de l'ordre blessés et 3 000 commerces pillés. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a évoqué une perte de contrôle dans plusieurs grandes villes. Sébastien Lecornu a annoncé un déploiement policier massif pour les manifestations prévues samedi 24 octobre.
Trump et le débat plus large
Le président américain Donald Trump a tenu des propos similaires, affirmant que la France était submergée par les migrants, les djihadistes et les communistes. Ces déclarations font écho aux affirmations de responsables politiques et de commentateurs de droite en Occident selon lesquelles certaines zones d'Europe seraient régies par la loi islamique en raison des populations immigrées. Les articles qualifient ces affirmations de sans fondement, et elles ont suscité des accusations d'islamophobie. Les relations entre la France et Israël se sont dégradées depuis que Paris a officiellement reconnu l'État de Palestine en septembre 2025, Netanyahu accusant alors Macron d'attiser le feu antisémite en France.
Le scrutin israélien à venir
Israël vote le 27 octobre pour élire les 120 membres de la 26e Knesset, son premier rendez-vous électoral depuis les attaques du Hamas de 2023. Les commentaires de Netanyahu sur la France ont été formulés une semaine avant ce scrutin.