Gouvernement · Varsovie et Dakar
Nawrocki fait demi-tour en plein vol vers le Sénégal, la police entre au Tribunal constitutionnel
Le président polonais a interrompu son vol vers Dakar après l'entrée de la police dans le bâtiment du Tribunal constitutionnel, vendredi 30 octobre. Le même jour, le site du Tribunal a annoncé une suspension des fonctions de son président et de son vice-président.
Texte IA fondé sur les articles de sport.interia.pl, Rzeczpospolita, naTemat.pl et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Nawrocki a annoncé sur X, vendredi 30 octobre, qu'il interrompait son vol vers le Sénégal, où il devait séjourner du 30 octobre au 1er novembre 2026.
Après 17 heures, vendredi 30 octobre, la police est entrée dans le bâtiment du Tribunal, et avant 18 heures le site du Tribunal a annoncé une suspension des fonctions du président Bogdan Święczkowski et du vice-président Bartłomiej Sochański.
Nawrocki conteste le serment prêté le 14 octobre par Maciej Berek, ancien ministre du gouvernement de Donald Tusk, et Święczkowski a refusé de l'admettre à siéger dans l'attente de la position du président. Une lettre de Zbigniew Bogucki du 27 octobre a exposé la position présidentielle.
- 14 oct.Maciej Berek prête serment comme juge au Sejm
- 27 oct.Une lettre de la chancellerie au Tribunal indique que Berek n'a pas pris ses fonctions judiciaires
- 30 octobre, après 17 hLa police entre dans le bâtiment du Tribunal constitutionnel
- 30 octobre, avant 18 hLe site du Tribunal annonce une suspension des fonctions du président et du vice-président
Un vol interrompu au-dessus de l'Espagne
Karol Nawrocki devait séjourner du 30 octobre au 1er novembre au Sénégal pour une visite de travail liée aux IVes Jeux olympiques de la jeunesse d'été à Dakar. Le suivi des vols sur FlightRadar a montré que l'appareil en route vers Dakar avait fait demi-tour au-dessus du sud de l'Espagne. Les journalistes de Polsat News ont établi que ce demi-tour était lié à la situation autour du Tribunal constitutionnel, et le président a ensuite confirmé sa décision dans un message publié sur X. Il y écrivait :
« Dans un moment comme celui-ci, le président doit être en Pologne. J'interromps mon vol vers le Sénégal. Je rentre. »
Le message ne précisait pas quel événement avait motivé cette décision.
Le conflit autour du juge Maciej Berek
Le conflit s'est durci le 14 octobre, lorsque Maciej Berek, ancien ministre du gouvernement de Donald Tusk, a prêté serment comme juge lors d'une cérémonie au Sejm, après que celui-ci l'eut élu juge du Tribunal. Il a ensuite déposé des documents à la chancellerie du président. Nawrocki a estimé que ce serment n'avait pas été prêté conformément aux exigences légales. Le président du Tribunal, Bogdan Święczkowski, a refusé d'admettre Berek à siéger dans l'attente de la position du président. Le 27 octobre, une lettre du chef de la chancellerie, Zbigniew Bogucki, est parvenue au Tribunal : le président y estimait que Berek n'avait pas noué de relation de service judiciaire avec la cour. Le différend avait déjà eu des conséquences sur les déplacements à l'étranger : à la mi-octobre, Nawrocki avait renoncé à participer à une réunion des dirigeants du groupe d'Arraiolos en Slovénie, une décision que la chancellerie avait également liée à la situation du Tribunal.
L'intervention de la police au Tribunal
Vendredi 30 octobre, le site du Tribunal a publié, peu avant 18 heures, qu'une suspension des fonctions du président Święczkowski et du vice-président Bartłomiej Sochański avait été ordonnée en vertu de l'article 130 de la loi sur l'organisation des juridictions de droit commun. Le quartier général de la police nationale a indiqué que des agents menaient des actions prévues par la loi dans les locaux du Tribunal constitutionnel et que cette intervention répondait en partie à une lettre d'Anna Korwin-Piotrowska. Celle-ci avait averti d'une possible menace pour la vie et la santé des juges. Selon les médias, après 17 heures, la police est entrée dans l'enceinte puis dans le bâtiment, des chaînes ont été accrochées aux poignées de porte et des policiers accompagnés du Service de protection de l'État ont fait sortir la garde du Tribunal du bâtiment. Des manifestants se sont rassemblés à l'entrée principale, parmi lesquels des responsables de Droit et Justice conduits par le chef du parti, Jarosław Kaczyński.
Programme et délégation au Sénégal
La visite devait comprendre des entretiens sur la coopération économique bilatérale et sur les efforts de la Pologne pour obtenir une présence permanente au G20. Nawrocki avait été invité par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et devait participer aux événements marquant le début des Jeux olympiques de la jeunesse. Avant le départ, Marcin Przydacz, chef du Bureau de la politique internationale de la chancellerie, avait déclaré que les rencontres avec des dirigeants africains visaient à obtenir des soutiens à la candidature polonaise au G20. Il n'avait pas voulu donner de détails sur le volet sécuritaire du voyage, mais avait souligné l'importance de la coopération antiterroriste et d'une éventuelle évacuation de citoyens polonais, en mentionnant la coopération entre l'unité GROM et le Sénégal. Selon wPolityce, la délégation comprenait le général Michał Strzelecki, commandant de la composante des forces spéciales, et le colonel Karol Piskorski, ancien commandant du GROM aujourd'hui conseiller présidentiel.
Les Jeux et l'équipe polonaise
Les IVes Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar s'ouvrent le 31 octobre et se clôturent le 13 novembre. Le lundi 26 octobre, le conseil du Comité olympique polonais a approuvé une sélection de 24 athlètes polonais, qui concourront dans 12 disciplines. Les Jeux constituent l'événement qui donnait sa justification officielle à la visite au Sénégal, tandis que le conflit autour du Tribunal est passé au centre de l'agenda politique le jour où le président a fait demi-tour.
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Sources et contexte
- sport.interia.plRebondissement dans l'affaire Karol Nawrocki, il y a un communiqué. Retour rapide en PologneZwrot akcji ws. Karola Nawrockiego, jest komunikat. Szybki powrót do Polski · original en polonais
- RzeczpospolitaKarol Nawrocki fait demi-tour sur le chemin de l'Afrique. La raison est le conflit sur le Tribunal constitutionnelKarol Nawrocki zawraca z drogi do Afryki. Powodem spór o Trybunał Konstytucyjny · original en polonais
- naTemat.plTribunal constitutionnel « repris » ? Ils ont ordonné une interruption des fonctions officielles de Bogdan ŚwięczkowskiTK "odbity"? Zarządzili przerwę w czynnościach służbowych Bogdana Święczkowskiego · original en polonais
- NIEZALEZNA.PLLe Président a interrompu son vol vers le Sénégal. ''Dans un tel moment, le Président doit être en Pologne''Prezydent przerwał lot do Senegalu. ''W takim momencie Prezydent musi być w Polsce'' · original en polonais
- Karol Nawrocki
- Président de la Pologne, qui a annoncé interrompre son vol vers le Sénégal
- Maciej Berek
- Ancien ministre du gouvernement de Donald Tusk, élu par le Sejm juge du Tribunal constitutionnel
- Donald Tusk
- Premier ministre, dont le gouvernement comptait Maciej Berek comme ministre
- Bogdan Święczkowski
- Président du Tribunal constitutionnel, dont les fonctions ont fait l'objet d'une suspension
- Zbigniew Bogucki
- Chef de la chancellerie du président, auteur de la lettre adressée au Tribunal
- Marcin Przydacz
- Chef du Bureau de la politique internationale de la chancellerie du président
- Bassirou Diomaye Faye
- Président du Sénégal, qui a invité Nawrocki pour cette visite
- Jarosław Kaczyński
- Chef de Droit et Justice, qui a rejoint les manifestants devant le Tribunal
- Michał Strzelecki
- Général et commandant de la composante des forces spéciales, membre de la délégation présidentielle
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