
Nawrocki devance Kaczyński comme leader de la droite dans un premier sondage après la scission du PiS, mais 32 % estiment que personne ne dirige
Un sondage United Surveys pour Wirtualna Polska place le président Karol Nawrocki à 20,4 % et le président du PiS Jarosław Kaczyński à 19,8 %, à la marge d'erreur. Le groupe le plus important, 32,1 %, estime que la droite polonaise n'a pas de leader.
Le président Karol Nawrocki a dépassé Jarosław Kaczyński en tant que leader perçu de la droite polonaise, selon un sondage United Surveys par IBRiS pour Wirtualna Polska réalisé les 24 et 25 juillet auprès de 1 000 adultes. Nawrocki a été choisi par 20,4 % des répondants, tandis que Kaczyński, le président de longue date de Droit et Justice (PiS), a obtenu 19,8 %. L'écart de 0,6 point de pourcentage se situe dans la marge d'erreur du sondage, laissant les deux hommes à égalité. Ce sondage est le premier test majeur des allégeances à droite depuis qu'une faction d'environ 40 députés du PiS, menée par l'ancien Premier ministre Mateusz Morawiecki, a fait scission pour former le club parlementaire Rozwój Plus (Développement Plus) fin juillet.
Nawrocki et Kaczyński au coude-à-coude
Les scores quasi identiques marquent un changement par rapport à un sondage Pollster de juin pour Super Express, dans lequel Kaczyński était en tête avec 20 % contre 18 % pour Nawrocki. Dans le nouveau sondage, la progression de Nawrocki est largement portée par les électeurs de droite : parmi les sympathisants du PiS et de la Confédération d'extrême droite (Konfederacja), 31 % le citent comme leader, contre 27 % pour Kaczyński. Parmi les seuls électeurs de la Confédération, l'avance de Nawrocki s'élargit à 37 %, tandis que Kaczyński tombe à 8 %. Le président, qui marquera son premier anniversaire à la présidence début août, semble consolider un attrait transpartisan à droite que Kaczyński a eu du mal à maintenir après la scission.
- Karol Nawrocki
- 20.4 %
- Jarosław Kaczyński
- 19.8 %
- Mateusz Morawiecki
- 9.1 %
- Sławomir Mentzen
- 4.5 %
- Przemysław Czarnek
- 2.6 %
- Krzysztof Bosak
- 1.7 %
- Aucun leader
- 32.1 %
- Ne sait pas
- 9.8 %
La nouvelle formation de Morawiecki peine à s'imposer
Mateusz Morawiecki, qui a été Premier ministre de 2017 à 2023 et dirige désormais Rozwój Plus, a été cité par 9,1 % de l'ensemble des répondants. Son soutien est le plus faible parmi l'électorat même qu'il espère conquérir : seuls 3 % des électeurs de droite le considèrent comme le leader du camp. Parmi les électeurs de la coalition au pouvoir, 9 % choisissent Morawiecki, et parmi les électeurs « autres », sa part monte à 19 %. Ces chiffres suggèrent que si Morawiecki conserve une certaine notoriété, son nouveau club n'a pas encore convaincu les électeurs conservateurs de base qu'il est, plutôt que Nawrocki ou Kaczyński, le porte-étendard de la droite.
Autres figures et pluralité « sans leader »
Plus bas dans la liste, le co-leader de la Confédération Sławomir Mentzen a recueilli 4,5 %, le candidat du PiS au poste de Premier ministre Przemysław Czarnek 2,6 %, et l'autre co-leader de la Confédération Krzysztof Bosak 1,7 %. La réponse la plus fréquente, cependant, était que la droite polonaise n'a actuellement pas de leader : 32,1 % ont choisi cette option, en forte baisse par rapport aux 42 % du sondage Pollster de juin. 9,8 % supplémentaires ont déclaré ne pas savoir ou avoir du mal à se prononcer. Parmi les électeurs de la coalition au pouvoir, 55 % estiment que la droite manque de leader, tandis que seulement 14 % des électeurs de droite partagent cet avis.
- Karol Nawrocki
- 31 %
- Jarosław Kaczyński
- 27 %
- Sławomir Mentzen
- 6 %
- Przemysław Czarnek
- 6 %
- Mateusz Morawiecki
- 3 %
- Aucun leader
- 14 %
Une droite en mutation
Le sondage capture un paysage conservateur remodelé par la rupture du PiS. Le départ de Morawiecki et de ses alliés a fragmenté le parti qui a dominé la politique polonaise pendant huit ans, créant un espace pour que Nawrocki se positionne comme une figure fédératrice au-dessus des lignes de parti. Kaczyński, aujourd'hui âgé de 77 ans, reste le chef officiel d'un PiS diminué, mais le sondage suggère que son autorité n'est plus incontestée. Les élections législatives n'étant pas prévues avant 2027, la question du leadership à droite devrait rester fluide, et la pluralité « sans leader » indique qu'une large partie du public attend encore que la poussière retombe.


