FilBruxelles contre les capitales : intégration de l'UE

Diplomatie · Varsovie, Pékin et Bucarest

Sikorski affirme que le président Nawrocki a personnellement pressé des ambassadeurs de démissionner

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski a déclaré lundi 2 novembre que le président Karol Nawrocki avait lui-même exhorté des ambassadeurs à quitter leurs fonctions, corrigeant ainsi ses propos antérieurs selon lesquels le personnel de la présidence l'avait fait. Deux diplomates, Jakub Kumoch et Paweł Soloch, ont déjà démissionné en raison du conflit autour du Tribunal constitutionnel.

Texte IA fondé sur les articles de Rzeczpospolita et TVP Info. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : Martin Lahousse, CC BY-SA 3.0 (Wikimedia Commons, recadrée)

La correction de Sikorski

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski a déclaré aux journalistes au Sejm, lundi 2 novembre, que le président Karol Nawrocki avait personnellement pressé des ambassadeurs d'abandonner leurs postes. Il a indiqué qu'il avait auparavant attribué cette pression au personnel du président et qu'il devait désormais corriger ses propos. Samedi 31 octobre, M. Sikorski avait déclaré à TVN24 que les ambassadeurs subissaient des pressions de personnes proches du président. Interrogé sur l'origine de son information, il a répondu que le ministère lui-même la détenait. Il a également affirmé que presser des ambassadeurs polonais de démissionner ne relève pas d'un rôle que le président peut légitimement exercer.

« Je pensais que c'était le personnel du président qui pressait les ambassadeurs de quitter leurs postes et d'abandonner leurs missions. Il s'est avéré que c'est le président lui-même qui l'a fait. »

Radosław Sikorski, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Pologne

Deux démissions

Deux ambassadeurs polonais ont quitté leurs fonctions en raison de la situation au Tribunal constitutionnel : Jakub Kumoch, ambassadeur en Chine, et Paweł Soloch, ambassadeur en Roumanie. Paweł Soloch a annoncé samedi 31 octobre qu'il avait démissionné, décrivant sa décision comme une réaction à une tentative de prise de contrôle du tribunal en violation du droit. Il a précisé avoir informé de sa décision le ministre des Affaires étrangères et le président. Jakub Kumoch a également démissionné, et les articles relient son départ au même conflit autour du tribunal.

Note diplomatique contestée

L'ancien président Andrzej Duda a déclaré à Kanał Zero que Jakub Kumoch n'avait pas voulu suivre une note diplomatique que le gouvernement voulait utiliser pour expliquer le chaos au tribunal. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a nié l'existence d'un tel document. Interrogé sur la source de son information, Radosław Sikorski n'a pas cité de document précis, et la position du ministère contredit directement le récit d'Andrzej Duda. Les deux versions restent donc non tranchées à ce stade.

Juges, ambassadeurs et les limites de la présidence

Radosław Sikorski a exposé la répartition des pouvoirs au Sejm, en soulignant que c'est le Sejm, et non le président, qui choisit les juges du Tribunal constitutionnel. Il a précisé qu'il s'exprimait en tant qu'ancien président du Sejm et que le président exerce certains rôles protocolaires dans l'État. Il a soutenu que ces rôles ne donnent au président aucun fondement pour gouverner la Pologne. Les limites qu'il a décrites étaient explicites :

« Le président peut, à sa guise, décerner une décoration à quelqu'un, lui accorder la nationalité polonaise ou le gracier, mais il ne peut pas choisir les juges et il ne peut pas choisir les ambassadeurs. »

Radosław Sikorski, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Pologne

Selon lui, la même limite s'applique à la nomination et à la révocation des ambassadeurs, point sur lequel il a dit avoir corrigé sa déclaration antérieure.

Cet article fait partie d’un fil

Bruxelles contre les capitales : intégration de l'UE

Ce qui a changé depuis cette entrée :

  1. 02/11Sikorski affirme que Nawrocki a personnellement exhorté les ambassadeurs à démissionner ; Kumoch et Soloch ont quitté leurs fonctions

Poser une question sur ce texte

Sources et contexte

Varsovie, Pékin, Bucarest · Pologne, Chine, Roumanie

Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.

Soutenir Pollar