
À Naples, un père battu par des jeunes qui s'en sont pris à ses filles, puis percuté par un camion de collecte des déchets
Un homme d'une cinquantaine d'années a été battu par un groupe de jeunes sur la piazza Vanvitelli, samedi 10 octobre, après être intervenu pour protéger ses filles. Un camion de collecte des déchets lui a ensuite roulé sur la jambe, et les carabiniers ont depuis identifié une dizaine de jeunes.
L'agression sur la piazza Vanvitelli
Selon les premières reconstitutions rapportées par Open, vers 22 heures samedi 10 octobre, deux filles de 12 et 16 ans ont été harcelées par un groupe de jeunes sur la piazza Vanvitelli, un quartier de vie nocturne du Vomero à Naples. Leur père est intervenu et a été entouré par des jeunes qui l'ont frappé à coups de pied et de poing à plusieurs reprises, y compris après sa chute au sol. Fanpage, citant la mère, donne une autre chronologie : la fille cadette, 13 ans, aurait d'abord été impliquée dans une dispute verbale, et sa sœur aînée, venue à son secours, aurait été projetée tête la première contre le pare-brise d'une voiture. Fanpage donne au père l'âge de 40 ans, tandis qu'Adnkronos, Open et Tgcom24 indiquent 50 ans.
Alors qu'il gisait sur l'asphalte, un camion de collecte des déchets d'Asia, l'entreprise qui ramasse les ordures à Naples, lui est passé dessus. Adnkronos et Open affirment qu'il lui a écrasé la jambe, tandis que Fanpage rapporte seulement qu'il l'a heurtée.
- Deux filles harcelées par un groupe de jeunes piazza Vanvitelli, selon Open
- Le père battu par un groupe de jeunes, selon Fanpage
- Le père admis à l'hôpital Cardarelli, selon Fanpage
Prise en charge hospitalière
Il a été transporté à l'hôpital Cardarelli de Naples, où, selon Adnkronos, il a été classé en code rouge, c'est-à-dire en état critique. Adnkronos et Open indiquent qu'il a été opéré en urgence dans la nuit pour tenter d'éviter l'amputation. Fanpage rapporte qu'il a été conduit au bloc opératoire, mais que l'intervention n'a finalement pas été nécessaire, qu'il sera gardé en observation plusieurs jours et qu'aucun problème orthopédique n'est apparu, les récits étant donc contradictoires. Fanpage précise également qu'il est encore sous le choc et qu'il a demandé des nouvelles de ses filles depuis son lit d'hôpital. La fille aînée a été transportée à l'hôpital Fatebenefratelli avec des contusions au cou et un pronostic de 30 jours.
Enquête et identifications
Les carabiniers ont identifié une dizaine de jeunes, tous très jeunes, qui, selon Fanpage, ont participé à la bagarre dans les premières heures du dimanche 11 octobre. Ils analysent les images des caméras de surveillance et les vidéos des réseaux sociaux, et personne n'a encore été signalé. Open indique que les enquêteurs utilisent aussi les caméras de la place, située dans l'une des zones dites rouges de Naples. ANSA rapporte que le parquet des mineurs travaille à l'identification des responsables et mentionne séparément l'agression au couteau d'un mineur près de la piazza Dante.
Réponse du préfet et réactions politiques
Le préfet de Naples, Michele di Bari, a convoqué le comité provincial pour l'ordre et la sécurité publics. Il a annoncé des mesures « très ciblées » à Vomero et piazza Dante, des services de contrôle supplémentaires à Porta Nolana et piazza Garibaldi, le retour d'une patrouille fixe à Porta Capuana et un renforcement de la vidéosurveillance piazza Vanvitelli et dans d'autres rues du Vomero. Sur l'enquête, il a déclaré :
L'identification des auteurs, comme le fait avec énergie le parquet des mineurs, est un signal donné aussi à des fins de dissuasion.
Francesco Emilio Borrelli, député d'Alleanza Verdi e Sinistra, a partagé les images sur les réseaux sociaux, décrivant une « guérilla urbaine » selon Open. Son message disait :
Voici les images du très grave passage à tabac par un groupe de garçons samedi soir piazza Vanvitelli... et du passage du véhicule d'Asia qui a suivi. L'homme est en code rouge au Cardarelli et a déjà subi une opération délicate.
Riverains et collectifs citoyens
Le comité Valori Collinari, dirigé par Gennaro Capodanno, a annoncé un sit-in et des patrouilles citoyennes, rapporte Il Messaggero. Il Messaggero cite aussi Borrelli, selon qui la violence des jeunes à Naples est hors de contrôle. Nelide Milano, de la Rete per la Sicurezza, juge la zone rouge insuffisante et affirme que les riverains ne demandent pas la répression, mais la possibilité de vivre paisiblement dans la ville.


