
À Pise, des détenus prennent le contrôle d'un quartier pénitentiaire après la découverte de micros cachés
Une quarantaine de détenus de la prison Don Bosco de Pise ont pris le contrôle d'un quartier judiciaire mercredi, diffusant l'occupation sur TikTok après la découverte de dispositifs de surveillance dans leurs cellules.
Prise de contrôle du quartier Don Bosco
Une quarantaine de détenus de la prison Don Bosco de Pise ont lancé un mouvement de protestation mercredi 30 septembre 2026, prenant le contrôle de l'ensemble du deuxième quartier judiciaire. Les troubles ont commencé en fin d'après-midi, des affrontements éclatant vers 19h00 après que les prisonniers ont découvert des dispositifs de surveillance électronique dissimulés dans leurs cellules. Les détenus affirment que la direction de l'établissement avait ordonné mardi 29 septembre à tous les occupants de quitter leurs cellules, sous prétexte d'un exercice d'évacuation d'urgence de deux heures. Les détenus ont ensuite trouvé des micros cachés, des mouchards et des caméras placés dans leurs lieux de vie pendant leur absence à des fins d'enquête. Cette découverte a poussé les détenus à se barricader dans la section et à prendre le contrôle de l'aile judiciaire.
Diffusions en direct et accusations de violences
La protestation est devenue publique lorsqu'un détenu d'origine albanaise a diffusé en direct des images sur TikTok à l'aide d'un téléphone portable non autorisé conservé dans le quartier malgré le règlement. Si ce premier direct a été rapidement interrompu, les détenus ont lancé une seconde diffusion en soirée pour détailler la prise de contrôle. Plusieurs détenus sont apparus à l'écran à visage découvert, s'exprimant en italien et en albanais pour décrire comment le matériel de surveillance avait été découvert dans le deuxième quartier judiciaire. Pendant la diffusion, les prisonniers ont affirmé que des agents pénitentiaires les avaient frappés avec des matraques lors d'échauffourées dans les couloirs, bien que les hommes visibles à l'écran ne présentaient ni bleus ni marques de violence apparentes.
Nous avons le droit de ne pas être espionnés et de pouvoir parler librement dans nos cellules sans craindre d'être sur écoute.
Demandes de dialogue et conditions de détention
Les prisonniers barricadés ont exigé une rencontre immédiate avec le directeur de l'établissement Don Bosco et le commandant de la police pénitentiaire pour présenter leurs revendications. Outre les dispositifs d'écoute cachés, les détenus ont évoqué des problèmes plus larges au sein de la prison, notamment une surpopulation sévère et de mauvaises conditions d'hygiène et sanitaires. Les détenus ont soutenu lors de leurs diffusions que l'enregistrement secret dans les cellules de détention portait atteinte à leur capacité de converser librement sans crainte d'être sur écoute. Ils ont affirmé que l'exercice d'évacuation était une stratagème délibéré utilisé par la police pénitentiaire pour accéder à leurs cellules sans être repérés.
Réponse des forces de l'ordre et déploiement médical
Les forces de sécurité régionales ont organisé une opération de confinement inter-agences autour du périmètre de la prison de Pise pour gérer la révolte. Des dizaines d'agents de la police d'État, des Carabiniers et de la police pénitentiaire ont été déployés à l'extérieur, soutenus par des unités tactiques supplémentaires envoyées de Florence. Des équipes médicales d'urgence du service 118 sont entrées dans l'enceinte de la prison avec des ambulances pour porter assistance aux blessés des affrontements entre détenus et agents pénitentiaires. Devant les portes de l'établissement, des dizaines de proches et d'amis des détenus se sont rassemblés le long des murs d'enceinte tandis que les autorités reprenaient le contrôle du quartier occupé plus tard dans la nuit de mercredi.
- L'administration pénitentiaire vide les cellules pour un exercice d'évacuation de deux heures
- Les détenus découvrent des dispositifs de surveillance et prennent le contrôle du deuxième quartier judiciaire
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