Sécurité · Sienne, Florence et Brescia

Les procureurs antimafia de Florence ouvrent une enquête pour meurtre sur la mort de David Rossi en 2013

Les procureurs de Florence ont ouvert une enquête pour meurtre sur la mort de l'ancien directeur de la communication de Monte dei Paschi, David Rossi, revenant sur les conclusions de suicide retenues à Sienne. Brescia et Bologne seraient également impliquées.

Texte IA fondé sur les articles de Rai news, Adnkronos et il Giornale.it. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Sienne, Florence, Brescia, Bologne · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. 6 marsDavid Rossi tombe de la fenêtre de son bureau au Palazzo Salimbeni, à Sienne
  2. mars 2026Le rapport intermédiaire de la commission parlementaire écarte la thèse du suicide
  3. 28 oct.L'enquête pour meurtre de la DDA de Florence est révélée

L'affaire rouverte après deux conclusions de suicide

Les procureurs de la direction antimafia de Florence (DDA) ont ouvert une enquête pour meurtre sur la mort de David Rossi, ancien directeur de la communication de Monte dei Paschi di Siena (MPS). Rossi est tombé de la fenêtre de son bureau au Palazzo Salimbeni le 6 mars 2013. Les procureurs de Sienne avaient clos l'affaire à deux reprises en concluant au suicide. Le dossier est arrivé à Florence après une plainte de l'épouse de Rossi, Antonella Tognazzi, et de leur fille, Carolina Orlandi, qui réclamaient depuis longtemps des vérifications supplémentaires. Selon des sources judiciaires, l'enquête a débuté dans les mois précédant cet article.

La commission parlementaire et l'enquête élargie

La commission d'enquête parlementaire a présenté en mars 2026 un rapport intermédiaire qui écartait la thèse du suicide. Ses documents ont été versés au dossier de Florence, et plusieurs témoins auraient été entendus par les enquêteurs, certains ayant déjà été auditionnés par la commission. Les enquêteurs examinent des blessures constatées sur le corps de Rossi et de possibles liens avec la criminalité organisée, notamment des personnes présentées comme proches du clan Grande Aracri. Les procureurs de Brescia auraient également ouvert un dossier. Selon un article, la DDA de Bologne ferait aussi partie du dispositif, et un sommet de coordination des trois parquets était envisagé sous l'égide de la direction nationale antimafia dirigée par Giovanni Melillo. La commission a révélé l'existence de passages occultés (omissis) dans les déclarations de témoins, qui seraient centraux dans les nouveaux éléments.

L'argent du sponsoring sous examen

Les enquêteurs s'intéressent aussi au système de sponsoring géré par MPS. Des articles chiffrent le budget annuel de sponsoring de la banque à environ 50 millions d'euros, réduit d'environ 10 millions peu avant la mort de Rossi. Les enquêteurs veulent établir où cet argent est allé et qui a bénéficié de ces réductions. Un article relie les flux de sponsoring à un compte à Viadana, dans la province de Mantoue, qui serait détenu au nom d'un prête-nom du clan Grande Aracri. Ce lien n'est pas encore prouvé et est présenté comme une piste d'enquête.

Les accusations contre Mussari et Ceccherelli

Le président de la commission, Gianluca Vinci, a désigné l'ancien président de MPS Giuseppe Mussari et le Florentin Gabriele Ceccherelli comme l'instigateur et l'organisateur présumés d'une intimidation visant Rossi, qui aurait ensuite dégénéré. Selon le récit de Vinci, l'objectif initial était de pousser Rossi à accepter certaines conditions. Les deux hommes nient les accusations. Les éléments rapportés à ce stade ne montrent ni l'un ni l'autre comme mis en examen. Ceccherelli, qui s'était proposé d'être entendu par la commission, aurait changé de position, invoquant les omissis pour se défendre, selon son avocat Federico Bagattini. Un entrepreneur actuellement détenu à Bologne aurait mis en cause Mussari, mais l'article rappelle des affaires antérieures qui jettent le doute sur sa crédibilité. Une seconde source, une personne de nationalité brésilienne détenue pour homicide, accuserait également Ceccherelli.

Ce qui reste à vérifier

Les enquêteurs doivent vérifier les éléments recueillis jusqu'ici et établir s'ils étayent l'hypothèse du meurtre. Les articles qualifient ces affirmations d'hypothèses d'enquête qui restent à vérifier. Pour l'instant, la piste du meurtre repose sur des éléments que les enquêteurs n'ont pas encore testés.

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