
Mitsotakis lance la campagne électorale et nomme Kyranakis secrétaire du parti pour décrocher un troisième mandat
Dans un discours résolument préélectoral devant le Comité politique du parti, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a chargé le nouveau secrétaire Konstantinos Kyranakis d'accélérer la machine du parti pour les élections de 2027, lançant des tournées nationales et promettant de l'emporter dès le premier tour.
Rassemblement préélectoral
Le 10 juin 2026, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis s'est adressé au Comité politique de la Nouvelle Démocratie au siège du parti à Moschato, donnant effectivement le signal de départ de la campagne pour les élections législatives de 2027. Il a décrit la période à venir comme « un marathon exigeant jusqu'aux élections de 2027 » et a demandé au nouveau secrétaire du parti, Konstantinos Kyranakis, de « mettre le pied au plancher ». L'ensemble de l'appareil du parti a été placé en mode électoral, Mitsotakis insistant sur le fait que « chaque jour compte » et que le résultat se jouera dès les premiers kilomètres de la course.
Quand on court un marathon, la course se gagne dès les premiers kilomètres. Le bon marathonien a un rythme dès le début.
Un nouveau secrétaire prend les rênes
Konstantinos Kyranakis a été élu à l'unanimité par acclamation comme nouveau secrétaire du Comité politique. Mitsotakis l'a salué comme « un cadre avec un long parcours dans le parti depuis ses années d'étudiant, de la DAP, de l'ONNED ». Dans son propre discours, Kyranakis a évoqué l'expérience de sa génération pendant la crise décennale et a souligné que « nous devons tous suer le maillot du parti » pour mener la Nouvelle Démocratie à une nouvelle victoire. Il a remercié le Premier ministre de lui avoir fait confiance et d'avoir donné des opportunités à une génération qui a lutté contre l'austérité et la fuite des cerveaux, dont la moitié a quitté le pays.
Néo-démocrates, nous l'avons fait. Tous ensemble, nous l'avons fait. Aujourd'hui, nous vivons dans une Grèce avec une économie forte, avec une supériorité militaire sur terre, dans les airs et sur mer.
Stratégie pour un seul dimanche
Mitsotakis a prévenu que parler d'un second tour compromet la quête du parti pour une majorité absolue. Il a insisté sur le fait que « le dimanche de la grande élection sera unique, et seul ce dimanche peut apporter l'autonomie », cherchant à décourager le vote de protestation au premier tour. Le parti craint que les électeurs ne votent par protestation en pensant qu'un second tour suivra, le message est donc que le premier tour doit apporter un résultat définitif.
- Konstantinos Kyranakis élu secrétaire du parti de la Nouvelle Démocratie.
- Mitsotakis commence sa tournée nationale depuis Rhodes.
- Élections législatives prévues (date exacte à déterminer).
Courtiser le centre et la droite
Le Premier ministre a identifié deux publics prioritaires : les électeurs centristes qui ont soutenu la ND en 2019 et 2023 mais s'en sont éloignés, et les électeurs conservateurs traditionnels qui pourraient être tentés par un nouveau parti de l'ancien Premier ministre Antonis Samaras. Il a appelé à tendre la main à « nos amis qui ont été déçus » et à ceux qui se sont tenus ensemble « dans la grande bataille du Oui à l'Europe ». Parallèlement, il a souligné les programmes de politique étrangère et de défense du gouvernement comme preuve d'engagement patriotique, avertissant que certains « se noient dans des eaux calmes, oubliant que nous les gardons toujours libres et bleues ».
Attaques de l'opposition et une « Babel » de rivaux
Mitsotakis a qualifié les partis d'opposition de « Babel comico-tragique » qui, bien que parlant des langues différentes, s'accordent sur un slogan : « À bas la ND et Mitsotakis ». Il a visé son prédécesseur Alexis Tsipras pour « les protagonistes d'hier avec des masques soi-disant d'aujourd'hui et des slogans d'avant-hier », et le parti prévu de Samaras, insistant sur le fait que la ND « ne perd jamais son âme » et prouve son patriotisme « non pas avec des slogans faciles depuis la sécurité du canapé, mais avec des actions sur le terrain ». Il a également critiqué Maria Karystianou comme « fossoyeurs de la colère » et Kyriakos Velopoulos pour avoir vendu « la religion et le patriotisme au kilo ».
Nous allons parcourir toute la Grèce à nouveau, d'un bout à l'autre. Chaque jour compte.
Bilan du gouvernement et les quatre prochaines années
Défendant ses deux mandats, Mitsotakis a mis en avant les réformes numériques via gov.gr, l'augmentation du salaire minimum de 650 € à 920 € (avec un objectif de 950 € d'ici 2027), la création de 560 000 emplois, les baisses d'impôts et les projets d'infrastructure comme l'extension du métro de Thessalonique. Il a affirmé que le système de santé publique connaît « peut-être la plus grande révolution jamais vue en santé publique », avec des améliorations dans 80 hôpitaux et plus de 150 centres de santé, et des rénovations scolaires sur 2 000 sites. Ces réalisations constituent l'épine dorsale de la plateforme « Agenda 2030 » qui soutiendra la candidature pour un troisième mandat.
- Ancien salaire minimum
- 650 €
- Salaire minimum actuel
- 920 €
- Objectif d'ici 2027
- 950 €
