En bref
Un juge de Santa Fe a prononcé la sanction mercredi 21 octobre, après qu'un jury a conclu que Meta avait trompé les utilisateurs sur la confidentialité de leurs données.
Fin septembre, les jurés ont conclu à plus de 43 millions de violations des lois sur la protection des consommateurs, passibles de jusqu'à 5 000 dollars chacune.
La loi de l'État exige que la totalité de la somme soit versée au système scolaire du Nouveau-Mexique, selon le procureur général Raul Torrez.
En mars, un jury avait déjà conclu que Meta avait trompé les utilisateurs sur la sécurité des jeunes sur Facebook, Instagram et WhatsApp.
- mars 2026Un jury conclut que Meta a trompé les utilisateurs sur la sécurité des jeunes
- septembre 2026Un jury constate plus de 43 millions de violations
- 21 oct.Un juge ordonne à Meta de payer 25 milliards de dollars
La décision
Un juge du tribunal de district de l'État à Santa Fe a ordonné mercredi 21 octobre à Meta, maison mère de Facebook, de payer 25 milliards de dollars. Le juge Francis J. Mathew a prononcé cette sanction après qu'un jury a conclu que l'entreprise avait trompé les utilisateurs sur la confidentialité de leurs données. Le New York Times la présente comme l'une des plus lourdes sanctions infligées au géant technologique. La pénalité est liée à un scandale qui, comme le rapporte la presse italienne, remonte à plus de dix ans. Le montant a été rendu public dans un document judiciaire.
Le déroulement de l'affaire
Le Nouveau-Mexique a poursuivi Meta en 2021 après la révélation que Cambridge Analytica avait collecté les données personnelles de jusqu'à 87 millions d'utilisateurs de Facebook via une application tierce. Le cabinet de conseil politique, qui avait travaillé pour la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016, avait obtenu ces données sans le consentement des utilisateurs. L'État a accusé l'entreprise d'avoir menti aux utilisateurs du Nouveau-Mexique sur l'identité des personnes pouvant accéder à leurs informations. Il a également soutenu que Meta avait induit en erreur sur le traitement des discours haineux et des fausses informations sur la plateforme, ainsi que sur d'autres politiques internes.
Un procès de deux semaines a suivi à Santa Fe et, fin septembre, le jury a conclu que Meta avait commis plus de 43 millions de violations des lois de l'État sur la protection des consommateurs. Chaque violation est passible d'une amende pouvant atteindre 5 000 dollars en vertu du droit de l'État. Le nombre de violations a été calculé à partir du nombre d'utilisateurs de Facebook ou de résidents du Nouveau-Mexique destinataires de chaque déclaration trompeuse.
Où va l'argent
Le procureur général Raul Torrez a déclaré aux journalistes après la décision que la loi de l'État exige que la totalité de la somme soit versée au système scolaire du Nouveau-Mexique. C'est la deuxième décision rendue contre Meta au Nouveau-Mexique en six mois. En mars, les jurés avaient estimé que l'entreprise avait trompé les utilisateurs sur la sécurité des jeunes sur Facebook, Instagram et WhatsApp. Les deux affaires portent sur des accusations de tromperie envers les utilisateurs.
Le scandale à l'origine de l'affaire
L'affaire Cambridge Analytica a éclaté en 2018 et a durablement entamé la confiance du public envers Facebook. Selon les informations publiées, les données d'un questionnaire apparemment anodin mené par un chercheur en données ont servi à établir des profils d'utilisateurs et ont été transmises à Cambridge Analytica. L'équipe de campagne de Donald Trump, alors candidat, a également exploité ces données avant l'élection présidentielle américaine de 2016, et environ 87 millions de comptes d'utilisateurs ont été concernés au total. Meta avait auparavant versé environ 6 milliards de dollars au gouvernement américain pour clore les enquêtes sur le sujet. Un rapport de lanceur d'alerte cité dans l'affaire du Nouveau-Mexique alléguait que certains comptes de premier plan avaient été discrètement exemptés des règles sur les contenus autorisés.