Gouvernement · Berlin

Merz s'engage pour une femme comme prochaine présidente fédérale d'Allemagne, la CDU veut désigner une candidate de l'Union

Le chancelier Friedrich Merz affirme que la successeure de Steinmeier doit être une femme et la CDU prévoit une candidature commune de l'Union. Les instances du parti pourraient décider dans la semaine du 9 novembre, avant le vote de l'Assemblée fédérale le 30 janvier 2027.

Texte IA fondé sur les articles de stern.de, Süddeutsche Zeitung, DIE WELT et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 2 nov.Merz déclare que la prochaine présidente fédérale doit être une femme
  2. 3 nov.La secrétaire générale de la CDU indique que la candidate viendra des rangs de l'Union
  3. Semaine du 9 novembre 2026Les instances de la CDU devraient se prononcer sur la candidate
  4. 30 janv.L'Assemblée fédérale doit élire le nouveau président fédéral

Merz pose la condition

Lundi soir 2 novembre, le chancelier Friedrich Merz a déclaré devant une réunion à huis clos des présidents de district de la CDU à Berlin que la successeure de Steinmeier devait être une femme. Jusque-là, il était resté largement silencieux sur la succession et n'avait avancé aucun nom. Il a indiqué qu'il proposerait au parti « un candidat commun, un candidat du centre politique ». Selon la NZZ, la CDU, première force de l'Assemblée fédérale, détient de fait le droit de proposition, même si la Loi fondamentale ne le précise pas. L'organe qui élit le prochain chef de l'État doit voter le 30 janvier 2027.

« Sur ce point, je m'engage : ce doit être une femme. »

Friedrich Merz, chancelier allemand et chef de la CDU

Qui figure sur la liste

La CSU a avancé le nom d'Ilse Aigner, présidente du Landtag de Bavière, et selon DIE WELT elle jouit d'une reconnaissance transpartisane. La NZZ rapporte que Markus Söder et la CSU ont reçu des signaux de soutien du SPD et des Verts pour sa candidature. Le Berliner Zeitung indique que la CSU met en avant Mme Aigner depuis juin 2025 et que certains, à la CDU fédérale, estiment que M. Söder la soutient tout en s'attendant à des objections de la CDU, une affirmation que le journal attribue aux milieux CDU. D'autres noms circulent dans les milieux CDU : la présidente du Bundestag Julia Klöckner, la ministre de l'Éducation Karin Prien, l'ancienne présidente du parti et ministre de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer et Ines Claus, qui dirige le groupe CDU au Landtag de Hesse. Selon la NZZ, les propos de M. Merz écartent de fait des noms masculins comme le ministre-président de Hesse Boris Rhein, le président de la Cour constitutionnelle Stephan Harbarth et Udo di Fabio.

Ce que dit la CDU

La secrétaire générale de la CDU, Franziska Hoppermann, a déclaré sur le Frühstart de ntv que la candidate viendra des rangs de l'Union.

« Le candidat vient des rangs de l'Union pour Friedrich Merz et constitue donc aussi une proposition commune des deux dirigeants des partis de l'Union. »

Franziska Hoppermann, secrétaire générale de la CDU

Mme Hoppermann n'a pas exclu qu'Ilse Aigner soit toujours en lice, et elle a indiqué que les instances du parti devraient décider au début de la semaine du 9 novembre. Elle a défendu le calendrier de l'engagement de M. Merz, affirmant qu'il défendait cette position depuis un certain temps avant de la formuler lundi. Elle a aussi souligné que le parti compte de nombreuses femmes aptes et que le profil de la candidate, et pas seulement son genre, devait être discuté. Selon elle, le prochain président fédéral a besoin d'expérience politique et d'une manière chaleureuse et proche des gens.

La suite

M. Merz prévoit de s'entretenir avec les présidents de Land de la CDU et avec la CSU avant que l'Union ne présente une proposition commune, et il entend associer le SPD et les Verts à la recherche.

Le calendrier va des propos de M. Merz au vote de l'Assemblée fédérale le 30 janvier 2027. Stern note que la Loi fondamentale prévoit 30 jours, jugés suffisants pour une telle recherche, et qu'il reste environ trois mois avant le vote. Un commentaire de Stern estime que le calendrier n'est pas encore tardif, la nomination de Steinmeier étant intervenue environ trois mois avant son élection et celle de Horst Köhler 80 jours avant la sienne.

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Sources et contexte

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