Football · Los Angeles
Drapeaux interdits et huées lors du match d'ouverture de l'Iran à la Coupe du monde : les tensions politiques s'invitent au stade de Los Angeles
Des centaines de supporters ont bravé l'interdiction de la FIFA concernant l'ancien drapeau iranien au lion et au soleil lors du match d'ouverture de l'Iran contre la Nouvelle-Zélande au SoFi Stadium de Los Angeles. Des huées ont retenti pendant l'hymne national, illustrant les profondes divisions entourant le régime de Téhéran.
Texte IA fondé sur les articles de 20 Minuten, N-tv et watson.ch/. Publié . Comment il est fait
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En bref
Un tribunal de Los Angeles a confirmé l'interdiction par la FIFA du drapeau iranien d'avant la révolution, jugeant la liberté d'expression limitée dans un lieu privé.
Des centaines de supporters ont tout de même exhibé le drapeau au lion et au soleil, tandis que l'hymne national iranien était accueilli par des huées.
Les partisans de l'opposition iranienne et les soutiens du régime actuel se sont affrontés à l'extérieur du stade ; certains fans ont réussi à introduire des drapeaux interdits.
Malgré les menaces de l'équipe iranienne de quitter le terrain avant le tournoi, la FIFA n'a pris aucune mesure et le match a été mené à son terme.
Tensions avant le coup d'envoi
Le premier match de l'Iran lors de la Coupe du monde 2026, disputé contre la Nouvelle-Zélande à Los Angeles, a été marqué par des manifestations politiques et une bataille juridique autour d'un drapeau interdit. La rencontre au SoFi Stadium d'Inglewood a attiré une large foule issue de la diaspora iranienne, très présente dans le sud de la Californie. Quelques heures avant le coup d'envoi à 18h00, la Cour supérieure du comté de Los Angeles a confirmé l'interdiction par la FIFA du drapeau historique, utilisé officiellement en Iran jusqu'à la révolution islamique de 1979 et devenu aujourd'hui le symbole des mouvements d'opposition. Le juge Curtis A. Kin a reconnu que la liberté d'expression est "incroyablement importante" et "sacrée", tout en soulignant qu'elle n'est "pas illimitée" dans le cadre d'un événement privé sur une propriété privée.
« La liberté d'expression est certes incroyablement importante et sacrée, mais elle n'est pas illimitée. »
Dans le stade : drapeaux, huées et maillots divisés
Une fois à l'intérieur, des centaines de fans ont arboré le drapeau au lion et au soleil sur des écharpes, des t-shirts et des drapeaux. Certains ont rapporté que ces objets leur avaient été confisqués à l'entrée, avant de réussir à les introduire en les cachant dans leurs chaussettes. Ailleurs dans les tribunes, le drapeau officiel de la République islamique était agité, provoquant parfois des échanges houleux entre les partisans du régime et les opposants. L'équipe iranienne est restée la main sur le cœur pendant l'hymne national, tandis que des huées nourries provenant de plusieurs sections du public étaient clairement audibles. Malgré les avertissements de l'équipe iranienne menaçant d'interrompre le match en cas de présence de symboles de protestation, les officiels de la FIFA ne sont pas intervenus et la rencontre s'est déroulée sans interruption.
Deux Irans, une seule équipe de football
Une femme portant les couleurs de l'opposition a déclaré aux journalistes qu'elle était présente pour soutenir le peuple iranien. "Wir sind hier, um die Menschen des Irans zu unterstützen. Si je disais que je voulais que l'équipe nationale perde, je mentirais. Je veux qu'ils gagnent et que tout le monde puisse célébrer ensemble", a-t-elle confié. D'autres se sont montrés moins conciliants. Une pancarte à l'extérieur du stade indiquait : "L'équipe de football de la République islamique terroriste ne représente pas le peuple iranien." Arash, un citoyen américain né en Iran, a qualifié ces divisions de "déchirantes", affirmant que la politique n'a pas sa place dans le sport.
« Je suis américain et je suis né en Iran. Je veux montrer mon amour pour mon pays. Le fait que deux groupes s'affrontent devant le stade est déchirant. La politique n'a rien à faire dans le sport. »
Les supporters américains à l'écart des tensions
Alors que les factions iraniennes s'affrontaient, de nombreux supporters américains présents ont choisi de rester à distance. Plusieurs ont expliqué à 20 Minuten que la journée était avant tout dédiée au football et à l'accueil des visiteurs. L'un d'eux a résumé l'état d'esprit : le football rassemble les gens. L'atmosphère générale à l'extérieur du stade a été décrite par un journaliste de la dpa comme pacifique, et dans les tribunes, le match s'est déroulé sans incident majeur.
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Sources et contexte
- Curtis A. Kin
- Juge de la Cour supérieure du comté de Los Angeles qui a statué sur le maintien de l'interdiction du drapeau par la FIFA peu avant le match.
- Lieux
- Los Angeles
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