
Mamdani ordonne un réexamen des politiques de recours à la force de la police de New York après des pressions progressistes
Le maire de New York, Zohran Mamdani, a ordonné lundi 12 octobre 2026 au NYPD de réexaminer la manière dont ses agents recourent à la force face aux civils, le premier réexamen de ce type en dix ans. Cette décision fait suite aux critiques suscitées par un agent qui a pris sa retraite avant une procédure disciplinaire liée à une fusillade mortelle.
Le réexamen et les nouvelles mesures de contrôle
Le maire de New York, Zohran Mamdani, a ordonné lundi 12 octobre au New York Police Department de mener un vaste réexamen de la manière dont ses agents recourent à la force face aux civils. Le réexamen se déroulera au cours des prochains mois et inclura les contributions des habitants et des associations locales. Il s'agira du premier réexamen des politiques de recours à la force du département en dix ans. Le département compte environ 33 000 agents assermentés, et ses politiques vont de la maîtrise d'un individu au déploiement d'irritants chimiques ou à l'usage d'une arme à feu.
Mamdani a également annoncé une série de mesures de contrôle, dont 2,6 millions de dollars de financement supplémentaire pour le Bureau de l'inspecteur général, qui enquête sur les politiques et les manquements du NYPD. La municipalité a indiqué qu'elle pousserait aussi le département à se conformer aux obligations de déclaration de l'État sur les décès impliquant des policiers.
Quand le gouvernement recourt à la force contre un New-Yorkais, le niveau d'exigence en matière de responsabilité doit être au plus haut. Chaque New-Yorkais mérite de savoir que la force sera employée de manière légale, prudente et uniquement lorsque c'est nécessaire.
La retraite à l'origine de l'annonce
L'hôtel de ville a indiqué que l'annonce répondait à la retraite d'un agent alors qu'il faisait l'objet de charges disciplinaires internes après la mort d'un homme de 19 ans. Les agents ont abattu cet homme en mars 2024 lors d'une crise de santé mentale. L'agent n'a pas été poursuivi au pénal mais a pris sa retraite avant qu'une procédure disciplinaire puisse se tenir.
La commissaire de police Jessica Tisch a déclaré que le département aurait dû informer le Civilian Complaint Review Board, l'organe civil de contrôle des plaintes, pendant le processus de départ à la retraite. Elle a reconnu cette défaillance dans un communiqué.
En raison d'une erreur humaine, nous ne l'avons pas fait, et je m'excuse pour cette erreur.
Le département a depuis mis en place un nouveau système visant à achever la procédure disciplinaire avant qu'un agent puisse partir à la retraite, a indiqué Mamdani. Le département va également formaliser cette pratique.
La pression progressiste sur la commissaire
Mamdani avait fait campagne l'an dernier sur le transfert de certaines missions policières vers des équipes de santé mentale, mais ce plan tarde à se concrétiser. Ses soutiens de gauche ont aussi critiqué sa décision de maintenir Jessica Tisch, une figure de l'administration précédente que ses détracteurs considèrent comme une modérée de l'establishment.
Dans la semaine du 5 octobre, Darializa Avila Chevalier, alliée socialiste démocrate de Mamdani et candidate démocrate à un siège de la Chambre des représentants dans Manhattan et le Bronx, a demandé le départ de Jessica Tisch après qu'un agent fédéral de l'immigration a tiré sur un homme dans la ville. Les Democratic Socialists of America ont appelé Mamdani à limoger Jessica Tisch pour les mêmes faits. Plus tôt en octobre, 17 élus et candidats de l'État, dont Claire Valdez et Chevalier, ont demandé la dissolution du Strategic Response Group du département.
La réaction du syndicat de police
L'annonce a suscité une condamnation immédiate des responsables du syndicat de police, qui ont accusé Mamdani de céder à ses alliés de gauche. Patrick Hendry, président de la Police Benevolent Association of the City of New York, a déclaré que cette décision visait à apaiser la base du maire.
La base radicale du maire veut un démantèlement pur et simple du NYPD, et il est clair que cette annonce vise à l'apaiser. Cela ne marchera pas, et cela ne rendra pas les New-Yorkais plus en sécurité.
La fusillade de l'ICE et les manifestations
La pression remonte à une fusillade commise par un agent de l'ICE le 8 octobre dans le quartier de Marble Hill, à New York. L'agent a tiré sur un homme de 28 ans alors qu'il se trouvait dans un SUV avec son fils de cinq ans. La fusillade a déclenché plusieurs jours de manifestations contre les méthodes de l'ICE, ainsi qu'une réponse policière. Chevalier a écrit sur les réseaux sociaux qu'elle avait été poussée au sol par un agent pendant les manifestations, et elle affirme avoir vu d'autres cas de violence excessive.
La suite
Le réexamen se déroulera au cours des prochains mois, avec les contributions des habitants et des associations locales. Le nouveau système de séquençage disciplinaire et le financement supplémentaire du Bureau de l'inspecteur général sont déjà en place ou annoncés.
- Des agents abattent mortellement un homme de 19 ans lors d'une crise de santé mentale
- Un agent de l'ICE tire sur un homme de 28 ans dans un SUV à Marble Hill
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