
Giovanni Malagò défend la présidence de la FIGC face aux menaces de mise sous tutelle du CONI
Le président de la FIGC, Giovanni Malagò, a rejeté les appels à une administration externe lors d'un festival de la jeunesse à Rome, défendant son élection avec près de 70 % des voix malgré des questions sur son statut d'affiliation fédérale.
Discours au festival Fenix
Le président de la Fédération italienne de football (FIGC), Giovanni Malagò, a défendu son élection lors d'une apparition au festival de la jeunesse Fenix à Rome le 19 septembre 2026. S'exprimant lors d'une table ronde intitulée « Une génération sans Coupe du monde », organisée par le mouvement de jeunesse de Fratelli d'Italia, Gioventù Nazionale, Malagò a évoqué les menaces de placer la fédération de football sous administration externe. Malagò a soutenu que l'examen minutieux entourant sa position est motivé par une hostilité personnelle et politique plutôt que par des défauts administratifs légitimes. Il a cité son long parcours dans la gouvernance sportive italienne, dont douze ans en tant que président du Comité national olympique italien (CONI) et sa position de membre individuel du Comité international olympique. Malagò a également souligné son histoire sportive de compétition en tant que seul président de fédération à avoir remporté un tournoi national de football à cinq. Au cours de l'événement, Malagò a fait référence à la présidente du Conseil italienne, Giorgia Meloni, et à ses déclarations passées sur les mandats démocratiques.
J'ai toujours respecté Giorgia Meloni et je l'ai toujours appréciée quand elle n'avait pas ce niveau de consensus. Elle a toujours dit de laisser le peuple décider ce qu'il veut. Alors je dis : est-il juste qu'une personne élue avec près de 70 % ait ce genre de problèmes ?
Le litige d'inscription et l'examen du CONI
Le défi administratif se concentre sur l'absence de carte d'affiliation fédérale valide de Malagò au moment de l'enregistrement de sa candidature à la présidence de la FIGC. Le secrétaire général de la FIGC, Marco Brunelli, a d'abord validé les documents, permettant à Malagò de se présenter et de remporter l'élection présidentielle avec près de 70 % des voix. Le procureur général des sports du CONI, Ugo Taucer, a ensuite déterminé que l'affiliation fédérale est une qualification requise en vertu des statuts, tout en classant l'enquête disciplinaire et en demandant au CONI de vérifier la conformité aux statuts. Suite à cette évaluation, le président du CONI, Luciano Buonfiglio, a envisagé de placer la fédération de football sous administration externe. Malagò a rappelé qu'on lui avait demandé de se présenter cinq à six jours après la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques, déclinant d'abord avant d'accepter la candidature. Il a décrit la position antagoniste adoptée par Buonfiglio, qu'il avait auparavant soutenu pour la présidence du CONI, comme surprenante pour les observateurs de l'ensemble du secteur sportif.
- Malagò accepte la proposition de se présenter à la présidence de la FIGC cinq à six jours après la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques.
- Le secrétaire général de la FIGC, Marco Brunelli, valide la candidature et Malagò remporte l'élection avec près de 70 % des voix.
- Le procureur des sports, Ugo Taucer, classe l'affaire sans suite tout en demandant au CONI de vérifier la conformité aux règles d'affiliation fédérale.
- Malagò rejette les menaces de mise sous administration lors du festival Fenix à Rome en présence du ministre des Sports Andrea Abodi.
Aujourd'hui, je suis attaqué. Pour quoi ? Pour une procédure électorale dont je ne suis pas seulement innocent, mais dont je suis une victime.
Le ministre Abodi appelle à une solution institutionnelle
Le ministre des Sports et de la Jeunesse, Andrea Abodi, a participé à la table ronde du festival par liaison vidéo et a répondu directement aux remarques de Malagò. Abodi a reconnu que Malagò avait été guidé tout au long de la procédure de candidature, avait agi de bonne foi et ne portait aucune responsabilité personnelle directe dans le litige procédural. Cependant, le ministre a souligné que les règlements établis doivent être appliqués dans tous les organismes sportifs pour préserver la crédibilité institutionnelle. Abodi a exprimé son souhait d'éviter une intervention gouvernementale dans les affaires sportives internes, déclarant que les décisions devraient être prises de manière autonome au sein du système de justice sportive. Il a mis en garde contre une politisation du litige pendant que le CONI examine si les normes statutaires ont été respectées lors du processus électoral.
Il y a des règles qui doivent être respectées, qui s'appliquent à tout le monde. La crédibilité du sport dépend aussi du respect des règles qui s'appliquent à tous.

