
Macron ordonne la protection des infrastructures et convoque une réunion du G7 alors que les prix de l'énergie grimpent
Le président français Emmanuel Macron a informé les chefs de parti à l'Élysée des menaces hybrides russes et a annoncé une réunion d'urgence du G7 pour faire face aux chocs pétroliers provoqués par les conflits au Moyen-Orient.
Briefing sur les menaces énergétiques et sécuritaires
Vendredi 18 septembre 2026, le président français Emmanuel Macron a réuni les chefs de parti politique et les candidats à l'élection présidentielle de l'année prochaine à l'Élysée pour une réunion de crise de trois heures. Les chefs du renseignement français ont présenté des briefings sur les vulnérabilités nationales liées à la guerre en Ukraine et au conflit armé au Moyen-Orient, notamment la fermeture du détroit d'Ormuz. Ces deux conflits ont porté les prix du carburant à de nouveaux sommets en France, provoquant des blocages de dépôts de carburant par les pêcheurs en Méditerranée et des appels à une mobilisation sociale élargie en octobre. Macron a insisté dans son allocution sur le fait que la hausse des prix intérieurs est causée par les guerres étrangères et non par l'action de l'exécutif français.
La situation à laquelle nous faisons face est grave. Elle est grave en raison de la situation internationale et des conséquences des guerres que nous subissons.
Protection des infrastructures et risques hybrides
Macron a annoncé avoir chargé les autorités de renforcer les défenses autour des infrastructures critiques et des installations de production de défense. Cette décision fait suite à une escalade de la guerre hybride et des cyberopérations russes sur le continent européen. Des responsables français ont cité des attaques récentes contre un train de passagers ukrainien et à l'aéroport de Leipzig en Allemagne comme preuves de cette activité. La veille de la réunion de l'Élysée, jeudi, le Premier ministre polonais Donald Tusk a averti que la Russie prévoyait de frapper les alliés européens de l'Ukraine à l'aide de drones ou de roquettes. Guillaume Lacroix, chef du Parti radical de gauche, a déclaré après le briefing que les évaluations de sécurité présentées par les responsables du renseignement étaient profondément alarmantes.
Diplomatie énergétique et initiative du G7
Pour contrer les pénuries d'hydrocarbures et stabiliser les marchés, Macron a révélé que la France convoquerait une réunion d'urgence du G7 sur l'énergie dans les prochaines semaines. L'exécutif français a engagé des discussions avec les dirigeants de l'Arabie saoudite, de l'Irak, du Qatar et des Émirats arabes unis pour sécuriser les approvisionnements en pétrole et en gaz naturel. Macron a confirmé son intention de rencontrer le Premier ministre canadien Mark Carney dimanche pour négocier un commerce bilatéral de produits pétroliers et de gaz naturel liquéfié. Parallèlement, les diplomates français cherchent des solutions pour faciliter la réouverture du détroit d'Ormuz, tandis que Macron a exhorté l'Union européenne à accélérer les cadences de raffinage et à accroître la production énergétique totale pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.
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Limites budgétaires, tension sociale et réaction politique
Le cadre budgétaire français limite l'intervention de l'État, alors que le gouvernement prépare une réduction budgétaire de 54 milliards d'euros pour l'année prochaine. Macron a indiqué que des plans d'aide ciblés étaient en cours d'élaboration, mais a prévenu que des subventions généralisées creuseraient les déficits publics ou exigeraient des hausses d'impôts. La réunion a rassemblé des personnalités éminentes, dont l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, Gabriel Attal, le candidat de droite Bruno Retailleau, le chef du centre-gauche Raphaël Glucksmann, la cheffe des écologistes Marine Tondelier et le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure. La cheffe du Rassemblement national Marine Le Pen était représentée par le président du parti Jordan Bardella, tandis que Jean-Luc Mélenchon était représenté par le député Manuel Bompard. À l'issue du briefing de trois heures, plusieurs participants de l'opposition ont déclaré aux journalistes que l'exécutif avait écarté les préoccupations des ménages sur le pouvoir d'achat et n'avait pas présenté de solutions concrètes face à la hausse du coût de la vie.

