Élections · São Paulo
Lula da Silva lance sa candidature pour un quatrième mandat à la présidence du Brésil, promet une réforme politique et un renforcement de la défense
À 80 ans, le président brésilien a accepté la nomination de son parti à São Paulo, présentant l'élection d'octobre comme un combat pour la souveraineté et le changement structurel face à Flávio Bolsonaro.
Texte IA fondé sur les articles de SAPO, Notícias ao Minuto, JN et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Lors d'un congrès du PT à São Paulo le 2 août, Lula, 80 ans, a accepté la nomination du parti avec Geraldo Alckmin comme colistier, cherchant un quatrième mandat non consécutif.
Lula mène avec 40 % contre 32 % au premier tour et 48 % contre 43 % dans un second tour projeté face au sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président emprisonné Jair Bolsonaro.
La croissance du PIB est projetée à 2 % pour 2026, contre 3,4 % en 2024, avec des taux d'intérêt à 14,25 % et une dette publique supérieure à 80 % du PIB.
Il s'est engagé à investir dans la technologie des minéraux critiques, affirmant que ni la Chine, ni les États-Unis, ni la France ne s'en mêleront, et a appelé à une gauche qui prend la défense au sérieux.
Lula a déclaré que son quatrième mandat impliquerait une « lutte démocratique » autour des amendements parlementaires et des prérogatives présidentielles après que son candidat à la Cour suprême a été rejeté.
Convention à São Paulo
Le Parti des travailleurs (PT) a officialisé dimanche la candidature de Luiz Inácio Lula da Silva pour un quatrième mandat non consécutif à l'Expo Center Norte de São Paulo. Environ 3 000 membres du parti, ministres et dirigeants de la coalition ont assisté au congrès, qui a débuté à 10 heures (heure locale). Le président du PT, Edinho Silva, a annoncé le ticket : « Nous ratifions, nous officialisons. Lula président, Geraldo Alckmin vice-président. » L'alliance avec l'ancien gouverneur modéré Geraldo Alckmin, nouée pour la première fois en 2022 pour battre Jair Bolsonaro, a été renouvelée pour l'élection d'octobre.
« Nous sommes ici pour formaliser, mais aussi pour célébrer cette conquête politique historique, la conquête politique qui va réélire le président Lula et le vice-président Alckmin, en maintenant notre pays sur cette voie de reconstruction des politiques publiques. »
Lula, ancien métallurgiste et leader syndical, qui a gouverné de 2003 à 2010 et est revenu au palais du Planalto en 2023, se présente pour la septième fois à l'élection présidentielle. Il a directement abordé les doutes sur son âge, affirmant qu'il fait de l'exercice quotidiennement et qu'il ressent la même énergie qu'à 30 ans. Il a comparé son parcours électoral à celui de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo jouant une septième Coupe du monde, et a promis qu'après ce mandat, il prendrait sa retraite avec sa femme Janja.
Sondages et le défi Bolsonaro
Le principal rival de Lula est le sénateur Flávio Bolsonaro, 45 ans, du Parti libéral (PL), fils aîné de l'ancien président emprisonné Jair Bolsonaro. Le dernier sondage Datafolha donne à Lula 40 % des intentions de vote au premier tour contre 32 % pour Flávio. Dans un second tour projeté, Lula mène avec 48 % contre 43 %. Lula a déclaré vouloir gagner dès le premier tour, bien que les sondages suggèrent qu'un second tour est plus probable.
- Lula (1er tour)
- 40 %
- Flávio (1er tour)
- 32 %
- Lula (2e tour)
- 48 %
- Flávio (2e tour)
- 43 %
Données tirées du texte de l’article
Lula n'a pas nommé son adversaire dans son discours mais a averti que le pays ne peut pas permettre à l'extrême droite de revenir au pouvoir. Il a qualifié Flávio de « traître à la patrie » dans des déclarations antérieures, l'accusant d'encourager les États-Unis à imposer des droits de douane sur les produits brésiliens. Le sénateur nie l'accusation. Les États-Unis ont imposé de nouveaux droits de douane en juillet pour des pratiques commerciales jugées déloyales, après des taxes précédentes en 2025 qui avaient été largement suspendues.
Vents économiques contraires
La campagne se déroule dans un contexte de ralentissement économique. La croissance du PIB est projetée à environ 2 % pour 2026, contre 3,4 % en 2024 et 2,3 % en 2025. Les pressions inflationnistes, en partie dues aux prix mondiaux des denrées alimentaires et du carburant, ont maintenu le taux d'intérêt de référence à 14,25 %. Le déficit public nominal avoisine 10 % du PIB et la dette publique a dépassé 80 %, des problèmes que l'opposition devrait exploiter, tout comme la montée de la criminalité organisée.
- 2024
- 3.4 %
- 2025
- 2.3 %
- 2026 (proj.)
- 2 %
Données tirées du texte de l’article
Lula a défendu le bilan de son administration en matière de réduction du chômage et de la pauvreté, mais a reconnu la nécessité d'actions plus audacieuses. « Nous devrons être plus audacieux pour changer beaucoup de choses », a-t-il déclaré. Il a insisté sur le fait qu'il ne veut pas être seulement considéré comme « le président de Bolsa Família », le programme phare de transfert monétaire créé sous les gouvernements du PT.
Souveraineté, défense et luttes institutionnelles
Un thème central du discours de Lula était la souveraineté nationale sur les ressources stratégiques. Il a appelé à davantage d'investissements dans la technologie pour exploiter les terres rares et les minéraux critiques, déclarant que « ni les Chinois, ni les Américains, ni les Français ne mettront leur nez là-dedans ». Il a également souligné la préparation à la défense, affirmant que la gauche doit abandonner sa réticence à investir dans les forces armées et qu'il veut être prêt pour qu'aucune puissance étrangère n'envahisse le Brésil comme il le prétend s'est produit au Venezuela.
« Je veux être prêt à ce que personne n'envahisse ce pays pour emmener ce président, comme ils ont envahi [le Venezuela]. »
Sur les institutions nationales, Lula a promis une réforme politique qui remettrait en cause le rôle actuel du législatif et le système d'amendements parlementaires. Il a prévenu qu'il ne permettrait pas que la présidence perde ses prérogatives, citant la nomination des juges de la Cour suprême et des directeurs d'agences de régulation. Son dernier candidat à la Cour suprême a été rejeté par le Congrès plus tôt cette année.
« Je ne peux pas permettre que le président de la République perde ses droits (...) Quel droit aura le président ? Aucun. Il faudra une lutte démocratique pour opérer un changement dans ce pays. »
Le politologue Leonardo Paz de la Fondation Getúlio Vargas a déclaré à l'AFP que le récit de souveraineté convient bien à Lula à un moment où sa popularité décline, lui permettant d'identifier un ennemi extérieur à blâmer pour les difficultés intérieures. Une partisane au congrès, l'assistante sociale Cristiane Rosa Julho, a déclaré que les politiques de Lula avaient donné à sa famille leur première maison après huit générations de dépossession.
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Sources et contexte
- SAPOLula da Silva concorre a quarto mandato com foco na soberania nacional e mudanças estruturais
- Notícias ao MinutoLula oficializa candidatura à presidência do Brasil: "Mudar muita coisa"
- JNLula da Silva "inteiraço" oficializa candidatura à reeleição
- Deutsche WelleEm convenção, PT oficializa chapa Lula-Alckmin à reeleição
- Luiz Inácio Lula da Silva
- Président du Brésil, candidat du PT pour un quatrième mandat
- Flávio Bolsonaro
- Sénateur et candidat à la présidentielle du Parti libéral, fils de Jair Bolsonaro
- Geraldo Alckmin
- Vice-président du Brésil et colistier de Lula
- Edinho Silva
- Président du Parti des travailleurs (PT)
- Jair Bolsonaro
- Ancien président du Brésil, emprisonné pour une tentative de coup d'État après l'élection de 2022
- Rosângela da Silva (Janja)
- Première dame du Brésil, mariée à Lula
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