La Commission a ouvert la procédure mercredi 21 octobre 2026 pour vérifier si Booking.com a manqué à son obligation d'évaluer et de réduire avec la diligence requise les risques de fraude et d'hameçonnage.
L'enquête couvre les annonces frauduleuses au titre des articles 34 et 35 du DSA, l'hameçonnage et le partage des données des clients, ainsi que l'étiquetage des résultats de recherche sponsorisés au titre de l'article 26.
Des responsables de la Commission ont indiqué que Booking.com avait signalé une hausse de 500 % des cas de fraude dans le monde, et la Commission a recensé 1 072 signalements de fraude au premier semestre 2026 pour un préjudice de 82 000 euros.
Booking dit coopérer pleinement avec la Commission et s'engager à travailler avec les gouvernements, les régulateurs et les forces de l'ordre contre la cybercriminalité et la fraude en ligne.
La Commission européenne a ouvert une procédure formelle contre Booking.com mercredi 21 octobre 2026, au titre du règlement sur les services numériques (DSA). Bruxelles veut établir si la plateforme a manqué à son obligation d'évaluer et de réduire, avec la diligence requise, les risques liés aux annonces frauduleuses et aux escroqueries par hameçonnage. La Commission présente l'affaire comme un examen des systèmes de Booking.com plutôt que de cas de fraude individuels. ABC la décrit comme la première enquête visant Booking.com au titre du DSA. La vice-présidente de la Commission, Henna Virkkunen, a déclaré que les voyageurs européens devraient pouvoir réserver des vacances sans craindre d'être trompés et que la plateforme, premier service de réservation en Europe, doit assumer ses responsabilités. Booking Holdings, coté au Nasdaq, est le groupe qui détient la plateforme.
Le premier axe porte sur la question de savoir si Booking.com a correctement identifié et évalué les risques liés aux fausses annonces, notamment les biens inexistants, l'usurpation d'identité et les offres d'hébergement non conformes aux règles. Il examine aussi si l'entreprise a pris des mesures efficaces pour réduire ces risques, y compris le retrait des annonces frauduleuses ou non conformes. Au titre des articles 34 et 35 du DSA, les grandes plateformes doivent identifier, évaluer et atténuer les risques systémiques liés à leurs services. Le deuxième axe concerne l'hameçonnage. Les enquêteurs examineront la manière dont les données de réservation et des clients sont partagées avec les hébergeurs, la conception et le fonctionnement du service de messagerie, et si des garde-fous empêchent l'utilisation de ces données pour réclamer des paiements frauduleux. Le troisième axe porte sur l'article 26, qui exige que la publicité soit clairement identifiable et que les utilisateurs sachent qui la promeut et qui la paie. Les hébergeurs peuvent payer des commissions plus élevées pour remonter dans les résultats de recherche, et la Commission veut savoir si les utilisateurs peuvent distinguer ces annonces publicitaires, identifier qui les porte, qui a payé et pourquoi elles s'affichent, et s'ils peuvent modifier les paramètres qui déterminent les publicités qu'ils voient.
Des responsables de la Commission, cités par Wirtschafts Woche, ont indiqué que Booking.com avait lui-même signalé une hausse de 500 % des cas de fraude sur sa plateforme dans le monde. Pour le premier semestre 2026, la Commission a recensé 1 072 signalements de fraude ayant causé un préjudice de 82 000 euros, ce qu'elle décrit comme une multiplication par dix par rapport à l'année précédente. Un responsable européen cité par RTE décrit un procédé courant : une personne se fait passer pour le propriétaire d'un bien, le met en location et encaisse le paiement, laissant les clients arriver devant une porte fermée et découvrir l'escroquerie. L'hameçonnage fonctionne différemment : les escrocs prennent le contrôle du compte d'un véritable propriétaire et utilisent ses coordonnées pour réclamer des paiements supplémentaires. El Pais a rapporté un cas à Madrid où des centaines de personnes ont réservé via Booking.com un hébergement qui n'existait pas. ABC rapporte que la Commission craint que la plateforme ait sous-estimé l'impact de la fraude et des hébergements non autorisés, et ne protège pas suffisamment les données des utilisateurs pour empêcher leur détournement à des fins frauduleuses.
Booking a indiqué dans un bref communiqué coopérer pleinement avec la Commission et vouloir répondre de manière constructive aux manquements allégués. L'entreprise affirme que la sécurité, la confiance et la protection des données personnelles sont des priorités fondamentales. Elle dit aussi s'engager à travailler avec les gouvernements, les régulateurs, les forces de l'ordre et les partenaires du secteur pour lutter contre la cybercriminalité et la fraude en ligne, et protéger à la fois les voyageurs et les propriétaires qui référencent leurs biens sur la plateforme. La Commission n'a pas encore tiré de conclusion, et l'entreprise n'a reconnu aucun manquement.
La Commission continuera de réunir des éléments par des demandes d'information, des réunions et des inspections, et elle a indiqué traiter cette affaire comme une priorité. Elle peut adopter des mesures provisoires, rendre une décision de non-conformité ou accepter des engagements proposés par Booking.com pour corriger les problèmes examinés. L'ouverture de la procédure ne préjuge pas de l'issue finale. L'affaire porte sur les systèmes que Booking.com utilise pour gérer la fraude, les données et la publicité, et toute décision dépendra des conclusions de l'enquête.
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Mercredi 21 octobre 2026, la Commission européenne a ouvert une procédure formelle contre la plateforme de voyage néerlandaise pour annonces frauduleuses, risques d'hameçonnage et étiquetage des résultats de recherche sponsorisés.
Texte IA fondé sur les articles de Wirtschafts Woche, RTE.ie, ANSA.it et d’autres médias. Publié .